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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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5 io HISTOIRE DE LÈMPIRE

Spot. XII. tueroietit tous ceux dont les armes de Gustave les avoïent rendus maîtres ;Hijl. d'Al- on rcmettoit aussi le Duc de Lorraine en possession de touc ce qui lui1558-1648 avoic écé enlevé; la forteresse de Fhilipsbourg rentroic fous la domination

_ _1 Impériale ; & lon accordoit une amnistie générale à tous les Etats, qui rati-

fieroient ce traité. Cest ainfi que, de parc & dautre, on partageoic lesconquêtes avant de sêtre mis en campagne: lappas des restitutions enga-gea plusieurs Puissances Germaniques à ligner cet açcord; de ce nombrefurent les Ducs de Lunebourg & de Mecklenbourg, les Princes dAnhalt,les villes de Nuremberg, dUlm, de Donavvcrt, & de Francfort fur leMein. LLmpereur libelle à parole, fit, dès finstanc même, toutesles restitutions auxquelles il sécoic engagé. La Régence de Colmar ce-pendant, loin daccéder h ce traité, traita avec Richelieu, & reçut dansses murs une garnison Françoise.

Peu de temps après le Duc de Saxe-Weimar traita avec la France, &prêta ferment de fidélité à Louis XIII qui le reconnut Général de larméeLuthérienne : pendant ces négociations on sétoit livré plusieurs com-bats (i) ' stui, fans décider du fort de la guerre, affoiblissoienc les deux£636. partis. Le Duc de Saxe-Weimar sétoit rendu maître de Saverne: Ban-nier, h la tête des Suédois & de quelques Prussiens, tailloit en pieces lesSaxons près de Parchim, & lEleéteur fie vengea de cet échec par la con-quête de Magdebourg; enfin on en vint à une action plus décisive: la plai-ne de Wittstock en fut le théâtre ; les Suédois dans cette journée vengè-rent la mort de leurs compagnons mafiàcrés h Nordlingue; six mille Impé-riaux demeurèrent fur le champ de bataille; sept mille rendirent les armes;quatre mille désertèrent; huit mille chariots, trente pieces de canon reste-ront au pouvoir des vainqueurs ( 2). Cette défaite ne fit que hâter le cou-1637. ronnement de Ferdinand déjà Roi de Hongrie, qui fut élu Roi des Ro-mains; on fentoit la nécessité de donner un luccestèur ou plutôt un collè-gue à un Prince infirme, que son génie & fies forces abandonnoient dansle moment lEmpire en avoit le plus besoin. En effet ce Prince tou-choit au terme de fa carrière : on le follicitoit, dun ton menaçant, de ré-tablir lElecteur Palatin ; mais il nétoit plus en état de prendre un parti:il avoit plus dambition que de courage, plus dorgueil que de véritablefierté, & les victoires des Suédois abrégèrent fa vie; il mourut le 15Fé-vrier 1637. Ce Prince, que quelques historiens ont trop vanté, ne futgrand, que lorsque la fortune le favorisa; & cette grandeur même fut ter-nie par de- vengeances outrées: sil avoit fçu mettre des bornes à fa puis-sance, il lauroit conservée toute entiere ; il perdit tout, parce quil aspiraau despotisme, & quil se crut au dessus des loix. II avoit eu de Mariam-ne, fille de Guillaume Duc de Bavière, fa premiere épouse, Ferdinand IIIson successeur, & Léopold Guillaume Grand-Maître de lOrdre Teutoni-que. Mariamne, sa fille aînée, avoit épousé Maximilien Duc de Bavière,& Cecile Renée sétoit unie à Uladislas Roi de Pologne. Léopold, sonfrere avoit épousé la Princesse Claude, fille de Ferdinand Grand-Duc daToscane: ce Prince avoit précédé son frere dans la tombe; mais il laiílòic

(r) PctTendorf L. 8. (2) Ib. & Kbevenh. T. 12. Théat, Europ. T. 3.