D’A L L E M A G N E. Liv. XXV. S k c t. XII.
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de son mariage les Princes Ferdinand Charles,Sigismond François, & deux Hîjl. d'Al.Princesses. C’est de cette tige qu’est descendue la branche d’Autriche In- lenwgne,spruck (i). ï5s8 ' rC48 ‘
L’Allemagne, ensanglantée pendant près de dix-huit ans par les fureurs Ferdinandde la guerre, allumée par Pin tolérance de Ferdinand II, le flattoit de voir III Empe-renaître les douceurs de la paix, fous Pempire de son successeur. Les con- "ré-férences , fur ce grand objet , continuoient de se tenir à Cologne & àHambourg: loin d’y envoyer des Ambassadeurs, comme les Minillres deVienne l’avoient espéré, la France, la Suede, ainsi que leurs alliés Pro-testants, faisoient les plus grands préparatifs de guerre. 11 paroi t que les Les Impê*Impériaux fatigués des lenteurs apparentes de leurs ennemis, commencerent rianx pron.les premieres hostilités, en s’emparant d’Hermcnstein, malgré la vigoureuse nentJ í er 'défense de la Saiudie , Commandant de la place,qui en soutint le siégé,jus- mer> ^ eta 'qu’à la fin du mois de Juin 1637.
Cependant, Bernard de Saxe (2), Duc de Weimar, redoutable par lesleçons qu’il avoit prises, fous les drapeaux de Gustave - Adolphe, Òt pou-vant, à la tête d’une armée que Louis XIII lui fourniísoit, signaler la hai-ne qu’il avoit jurée h la maison d’Autriche, s’avançoit en Franche - Comté;le passage de la Saône lui fut disputé par le Duc de Lorraine, qui avoitfait avancer toute sa cavalerie, commandée par le Colonel Merci: Wei-mar le battit, lui tua plus de huit cents hommes, & fit environ mille pri-sonniers. Merci, ayant rallié fa cavalerie, voulut réparer son honneur, ententant une seconde action, mais il ne fit que redoubler fa honte. Cettepremiere victoire, suivie de quelques autres succès, paroisse!t devoir rete-nir Weimar en Franche-Comté ; mais comme son projet étoit de porterses armes au delà du Rhin, il entra en Alsace, où le Général de Wert netarda pas à venir l’attaquer; & quoiqu’il eût amené dix-huit escadrons decavalerie, il fut forcé d’abandonner son entreprise: le Duc, maître des jf/ e - V r.nrbords du Rhin, du côté de l’Allemagne, voulut s’emparer de Kentzingen, attaqueinn-lorsque de Wert, ayant envoyé un secours au Commandant de cette place, tilemmteffaça fa faute, en forçant son ennemi d’en commettre une semblable. Ce-pendant, le tems s’écouloit depuis que Weimar avoit paffé le Rhin, fans ùavoir pu obliger de Wert à tenter le hazard d’une action décisive ; il apritque le Duc de Lorraine étoit entré en Alsace, & se détermina alors à re-passer le Rhin: de Wert, profitant de l’éloignement du Duc de Weimar,contraignit les François d’abandonner tous les forts qu’ils avoient élevésdans le village de Wittenweyer.
Le Landgrave de l iesse - Castel venoit de terminer fa carrière : ce Prin- Mort duce, après avoir vu la Ligue bien cimentée, entre la France, la Suede & Landgraveles Provinces-unies (3), avoit conçu le dessein d’en profiter, pour rétablirla maison Palatine dans ses états; quand la fievre Payant surpris, il en mou- a ^ e *rut regretté des Protestants dont il étoit le plus ferme defeníèur. Cettemort du Landgrave inquiéta le Duc de Weimar, son ami, qui craignoitque cette perte ne décourageât les Protestants attachés à la maison de Ilesse ; mais so prudence sçut ramener à sa faction ceux qui paroissoient vou-
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C*) Mers. Franc, Tome 22. (3) puffendorf L. 9,