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HISTOIRE DE L’E M P I R E
Scct. XII. loir s’en détacher: le 29 Janvier 1638, il fort de fes quartiers,& forme leHist. d'AI* hardi projet de se rendre maître des villes Forestières: rien ne lui résille, que1^58^1648 , qui pouvoit soutenir toute la longueur du fiege le plus opiniâtre.
_ 1 Le 7 Février, Weimar fk ouvrir la tranchée devant cette place ; on crue qi/el-
1638. le seroit bientôt rendue:l’intrépidité du Gouverneur,donna le teins aux Im-périaux de venir à son secours, & les deux armées s’étant rangées en batail-Cmnbattn - le, l’aile droite du Duc de Weimar tomba avec tant de furie, fur l’ailetn Js S S auche à ennemis , commandée par le Général de Wert, qu’elle futiwpeVislaxV ^'ontôt enfoncée: l’aile gauche de Weimar (1) ne réussit pas si bien, maisayant eu le tems de rallier fa cavalerie, l’ennemi ne si t plus que soutenir fesefforts, & fe retira en assez bon ordre à la faveur de la nuit. Le 1 ùiars,Weimar ayant joint le Colonel Tupadel, marcha en bataille contre les Au-trichiens, qui, dispersés dans des villages, chcrchoient de quoi vivre. CeGénéral, s’étant emparé de quatre pieces de canon, les tourna contre lacavalerie ennemie & la mit en fuite; quant à l’infanterie de Jean de Wert,une partie en avoit été mise en embuscade dans un fossé ; le Duc Payant dé-couverte, la prit en flanc, tailla en pieces plus de deux cents soldats &força le relie de fe retirer: Jean de Wert & le Duc de Saveili, s’opiniâ-Désaitedes rrant a ne P as reculer, y furent enveloppés & faits prisonniers, avec cinqImpériaux, cents hommes, & la défaite des Impériaux fut complette.
Le vainqueur, toujours indigné d’avoir été forcé d’abandonner Rhin-feld, fit une seconde fois le fiege de cette ville, & le Gouverneur au boutde six jours demanda à capituler (2); on lui accorda des conditions hono-Prise de râbles, dans la crainte que,si l’on donnoit un assaut,il ne (e défit de quel-Rhinfeld , ques prisonniers de considération qu’il gardoit dans fa place. La prise deNeubowg , Rhinfeld fut suivie de celles de Neubourg, de Rotelen & de Fribourg, oùle Duc conduisit lui-même fes troupes à l’aflàut. Weimar, après ces ex-péditions glorieuses, s’approcha de Brifach : la situation de cette place &ses fortifications en rendoient l’attaque difficile (3) ; la maison d’Autrichen’avoit rien épargné pour la fortifier à la moderne, & Rheinach, Officierde mérite, y commandoic une bonne garnison; d’un autre côté, le nom-bre des troupes du Duc étoit trop peu considérable, pour ne point crain-dre les troupes Impériales, & celles du Duc de Lorraine, qui se prépa-roient à secourir les assiégés: ainsi la prudence & la nécessité exigeoientqu’on fe bornât à bloquer cette place pour l’aftamer. Le Comte Jean doGôtz, à qui TEmpereur avoit confié le commandement de son armée,trompa la vigilance de Weimar, en faisant entrer toutes fortes de provi-sions dans Brifach: il s’avança ensuite jufqu’à Kentzingen, mais le Duc l’o-bligea de repasser le Rhin/ Gôtz, qui avoit ordre de tout risquer pourravitailler Brisaçh, fe rendit h Wellítadr, où le Duc de Saveili le joignitavec deux mille chevaux, deux mille hommes de pied, & quantité dechariots chargés de vivres : delà ils vinrent, camper à Wittenweyer. LeDuc de Saxe - Weimar, ayant appris par fes coureurs l’approche de l’enne-mi, marcha à fa rencontre : 1 e io d’Aoùt les deux armées se chargèrent avecfurie; l’aile gauche commandée par Weimar pousse si vivement l’aile droi-te
Brifach se-couru.
(1) WaíTemberg p. .427. (2) Larve Itimr. c. 35 * ( 3 ) Puffend. L. 10,