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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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DA L L E M A G N E. Liv. XXV. Sect. XII. 515

ovoit renvoyé cette Lettre: singulier dans ses prétentions, ce Prince vou- jjifl. j. A1>Joit que le Monarque François lui donnât le titre de Sérénité , comme fai- lema'gne,soit le Roi de Pológne, & que íes Ambassadeurs suíìènt couverts aux au- 1558-1648.diences du Roi. On lui répondit que la langue Françoise ne connoifîoit ~point le terme de Sérénité & que le Roi ne le donnoit à aucun Prince :quen France, on ne fe gouvernoit point par des exemples, & que lElec-teur devoit plutôt suivre celui du Roi de Pologne & de la République deVenise, qui donnoient au Roi de France la Majesté , quoiquils n en reçus-sent que le Vous.

La France, de son côté, éroit sort mécontente du Roi de la Grande-Bretagne, & paroisïòit peu disposée à conclure un traité avec lui: les Hol-landois avoient aufiî leurs démêlés particuliers avec les Anglois , & lesconjectures ne permettoient pas despérer sitôt un raccommodement. Sal-vius, Ministre de Suede, conteítoic tous les articles, & le Comte d'A vauxfe contentoit de faire beaucoup de politesses qui embarraíToient lAmbasià-deur dAngleterre: telle étoit la disposition des choses, lorsque la cour deFrance, prévoyant de ne pouvoir engager les Etats - Généraux à romprele traité de neutralité quils avoient faits avec lEmpereur, tourna ses vuesdu côté des Etats de lEmpire dont les intérêts étoient partagés. Outreles alliés de la maison dAutriche & ceux de la France qui saisoient deuxpartis ennemis, il y avoit encore une espece de tiers - parti, qui étoit neu-tre. La France satcacha surtout h gagner Amélie, veuve de GuillaumeLandgrave de Hesse-Caslèl; le Prince son époux, lui avoit laissé la tu-telle de fes ensans & ladministration de ses états : dans son tel b ment ilavoit recommandé les uns & les autres au Roi de France, persuadé queGeorges, Landgrave de Hesse - Darmstadt, son ennemi & zélé partisan deIEmpereur, profiterait des troubles qui agiraient lAllemagne, pour dé-pouiller les ensans mineurs quil laiílòit; en effet, il obtint de Ferdinand La Prin-III des Lettres patentes qui létablissoient administrateur de la Rafle - Hesse. deTant que lhabile Princesse se sentie trop foible pour résister aux Impériaux, r e i conclut"elle gagna du temps, par un traité de paix conclu à May en ce le 25 Juillet un traité1639: le moment vint elle fe tourna vers la France, pour conclure d'aliiancèavec elle un traité, qui la mit en état de soutenir la guerre ; il sut négocié a st e ? le r ^ 0 ,*h Dorstein par Amontot, conseiller du Roi de France, & conclu le 22 ,.!/' Cìiri ~dAoût 1639 (i>

Ce traité chagrina beaucoup moins la maison dAutriche que les progrès Expéditionde Bannier dans la Saxe & dans la Bohême. Le 1 Février 1639, ce- de fìanniernéral avoit passé lElbe (2), avec dix - huit mille hommes & quatre-vingt àanslaSaxepieces de canon ; il navoit pas plus de quatre ou cinq mille écus dans fa la '

caisse, mais la confiance de fes soldats en son habileté, ne leur permettoit °pas de fe plaindre de lextrême nécessité, ils étoient réduits: en effet,

Bannier obligea le Duc de Lunebourg à fournir tout ce qui manquoit àlarmée Suédoise: le Colonel Wrangel, qui peu auparavant avoit quittéle parti des Suédois lembrassà de nouveau, lui remit la ville de Gardele-ben, joignit son armée avec 800 chevaux & 300 mousquetaires, & lui

(s) Dumont Corps Dipl. T. 6. P. i. (2) Puffendorf L. u,

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