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Sgct. XII. fournit toutes sortes de provisions: entré dans laMisnie, à la tête de 25000Jìist. d’AI- hommes , il soumit Kemnitz, Schneeberg, Annaberg & Marienberg ; la1558-^648. reddition de toutes ces places ne lui couca que la peine d’y entrer. Le
- 1 siégé de Freiberg arrêta quelque tems la rapidité de ses conquêtes; étant
informé que les Saxons marchoient au secours de cette place , il leva lesiège , vint 'a leur rencontre & leur livra bataille. La victoire, quelquefïTxons tems àertaine,'se déclara pour lui ; les Saxons furent chassés jusqu’aux por-w a * tes de Dresde avec une si grande confusion , que la ville auroit été em-portée par les Suédois, si la nuit ne les eût retenus. Larmier, dont Frei-berg avoit retardé la marche triomphante, revint reprendre le siégé de cet-te ville ; mais Maracini, qui commandoit les Saxons, s’avança à la têtede nouvelles troupes, pour secourir la place : Larmier fut contraint de le-ver le siégé & de se retrancher sur une éminence. Résolu de réparer parle gain d’une bataille, la perte d’une ville qu’il ne pouvoir soumettre, leGénéral Suédois disposa ses troupes au combat ; s’étant mis à la tête de sonrégiment, pour attaquer l’aîle auche des ennemis, il y eut un combat fu-rieux, dont le sort fut longtems indécis ; mais Torstenson étant survenuavec son régiment de cavalerie , décida la victoire en faveur des Suédois rlaîle gauche des Saxons prit la fuite & porta l'épouvante dans l’aîle droi-te ; la terreur fut si grande, que la moitié de cette troupe jecta ses armesfans oser combattre, (i)
Par cette victoire, la Thuringe, la Vétéravie , la Saxe , la Misnie, &Les fuites les provinces voisines demeurèrent au pouvoir des Suédois ; le Major PfuhiMfaïter acheva de défaire les restes de l'armée Saxonne, & fans donner le temsaux vaincus de se reconnoître, il attaqua un corps de troupes que Maraci-ni avoit ralliées, les tailla en pieces &, pour comble de gloire, sit ce Gé-néral prisonnier. Pendant que Larmier & ses Généraux jettoient la conster-nation dans la Saxe & la Bohême, le Général Konigsmark faisoit la mêmechose dans la Franconie, & Axel Lillie prenoit des villes dans le Meck-lenbourg & dans le Brandebourg. Les places se rendoient, sans presque-souffrir de siégé, & la plupart , pour se mettre à couvert de forage, de-' mandoient la neutralité. Le Cercle de la Basse-Saxe & les Villes Anséaci-
ques promirent à la Régence de Suede de ne fournir ni troupes ni ar-gent à l’Empereur, ou à ses alliés. Larmier, que la victoire accompa-gnoit toujours, après avoir mis obstacle à ce que le Comte de Hatzfeld,avoit entrepris pour arrêter ses progrès, rentra en Bohême pour attaquerles Impériaux, campés fur la Montagne Blanche , à quelque distance dePrague; mais ceux-ci, avertis de fa marche, se retirerent dans la ville,& les Suédois s’emparerent , fans beaucoup de peine , de Konigsaal. . IIsembloit que la prise de cette ville dut être le dernier exploit de Larmier.On veut On voulut alors le séduire par l’idée flatteuse de joindre, à la gloire acq.ui-JèduWe p e par p es conquêtes, l’honneur de donner la paix à l’Empire & h la Sue-Bannier, ^ ^ q U { a voit beaucoup de crédit fur son esprit , le disposa peu
à peu, à instigation du Comte de Schlick, Président du Conseil de guerreen Bohême:- Larmier fut ébloui par l’ambicion d'obtenir deux Duchés eo
CO Puffendorf L. lî.