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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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DA L L E M A G JNs E. Liv. XXV. Se ct. XII. 517

Silésie, avec la qualité de Prince de lEmpire, quon lui effroi r, en- Hìst d'M.compense dune pacification si utile à la maison dAutriche. II seroic diffi- lemagne,cile d'affirmer que Schlick agit sincèrement ; peut-être ne vouloit-il qua- *558-1648.muser le Maréchal, jusquà larrlvée de Picolomini que Ferdinand III avoit 'mandé des Pays-bas, avec un corps darmée de douze mille hommes,pour rétablir ses affaires en Bohême : quoiquil en soit, un médecin, en-voyé par Schlick, sous prétexte de voir la Maréchale, qui étoit indispo-sée, entama secrettement la négociation ; mais Bannier reconnut bientôtquon avoit cherché à le tromper, lorsquil vit arriver à Prague lArchiducLéopold, avec un corps de cinq mille hommes, & le Général Picolominiavec un autre de douze mille.

Pendant que tout étoit en mouvement, au sujet de la succession du Ducde Weimar , un nouveau concurrent plus dangereux que tous les autres,sétoit mis fur les rangs. Cétoit Charles - Louis , Prince Palatin ; dèsquil eut appris la mort de Weimar, il passt à Londres, le Roi luipromit largent quil demandoit : fa Majesté Britannique , persuadée quilseroit difficile de réussir, dans cette négociation , fans l'appui de la Fran-ce, insinua à Bellievre, Ambasstdeur de cette Couronne, quen recon-noissance dun si bon office rendu à son neveu, elle pourroit bien entrerdans la ligue , entre la France & la Suede, contre la maison dAutriche.

L'Electeur y ajouta sa Majesté Britannique, s'en va fur le Rhin; il passerapar la France & ira trouver le Roi Très - Chrétien , pour achever la con-clusion de cette affaire. Bellievre écouta les propositions du Roi dAngle-terre, & ne répondit rien , fur des choses quil prévoyoit ne devoir pasêtre du goût de Louis XIII, ni de Richelieu. Le Comte Palatin partitincognito pour Paris: Richelieu, averti de l'arrivée du Palâtin, ordonna delarrêter à Moulins, Ht le fit conduire àVincennes, d il ne sortit qua-près avoir affirmé par écrit, quil n'avoit pas eu deíîèin de se mettre, mal-gré le Roi , à la tête des troupes Weimariennes : enfin on lui permit desortir de France, vers la fin de Juillet 1640,

Bannier ayant reçu quelque renfort de troupes qui venoient de Thurin-ge , marcha vers Picolomini , dans le deíîèin de lui livrer bataille. Ce-pendant, comme il sentoit linfiériorité de son armée , sur celle de son ad-versaire, il desiroit que les François, commandés par le Duc de Longue-ville, se joignisiènt aux Suédois: cette jonction, après quelques difficultés,se fie ; mais Picolomini, par lart quil employa pour se retrancher avecavantage, rendit inutiles les efforts des confédérés.

La fin de Tannée 1640 fut marquée par un grand évenement, qui di- Révolutionminua beaucoup la puissance de la maison dAutriche.. Les Portugais se- dans le-eouerent le joug que les Espagnols leur avoient imposé, & proclamèrentRoi de Portugal, Jean Duc de Bragance, qui jamais ne se seroit détermi- à monter sur un trône qui lui appartenois, sans les efforts de Louise deGusman fa femme. Cependant les Electeurs sétoient raíïèmblés à Nurem-berg, pour délibérer fur les moyens de donner la paix à lEmpire: commeon ne pouvoit rien y régler fur la paix générale, fans le consentement des d$Puisiànces qui étoient en guerre, on proposa dinviter à la Diete de Raiis- ^ atxbonne, leurs Plénipotentiaires. Tandis que la Diete de Ratisbonne tenoit

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