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HISTOIRE D Ë L’EMPIRE
Si'cr. XII.llif. d’Al-lemigne,155M648.
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Mort risB minier.
Torstensonsuccédé àMarinier.
fes séances , Bannìer forma le projet de dissiper cette assemblée, & mômede surprendre la ville. La fortune, qui se joue des têtes couronnées,mit alors l’Empereur fur le point d’être surpris : ce Prince, comptant al-ler à la challè, se reposoit sur une garde àvancée qu’il avoit postée à quel-que distance de Ratisbonne ; mais la cavalerie Suédoise, ayant paru subi-tement, enleva cette garde : la litiere, les oiseaux & tous les équipagesde l’Empereur qui étoient sortis de la ville, furent pris, & Ferdinand au-roit eu le même fort, s’il fut parti une heure plutôt. Le 26 Février1641, Guébriant, qui commandoit Pavant-garde des années Françoise ôcSuédoise, plaça son artillerie sur le bord du Régen, riviere qui écoit entreles Confédérés & Ratisbonne , & salua PEmpereur & la Dicte, de cinqcents volées de canon, qu’il fit tirer contre la ville, affront dom Ferdi-nand fut fi piqué , dit un historien, qtiil parut perdre Ja contenance &fa fermeté ordinaire. ( 1 )
L’Emperettr, délivré enfin du fâcheux voisinage des armées Françoise& Suédoise qui venoient de se séparer , donna des ordres pour assemblerun corps de troupes , afin de le venger de Pinfulte que Larmier & Gué-briant lui avoient faite. Picolomini ne tarda pas à rejoindre avec son ar-mée le Maréchal Geleen, qui talonnok celle de Bannìer: celui-ci lé sau-voit à travers la forêt de Bohême, & les Généraux Autrichiens l’y pour-suivirent; au sortir de cette forêt Bannìer passa la riviere de Pìeisze avecfes troupes; Picolomini arriva & fit passer fa cavalerie à la nage , de forteque les Suédois se trouvèrent enfermés entre le Pleisze & la Muldaw.La perte du Général Suédois paroistòit inévitable, mais par un de ces coupsde Part, qui valent des victoires, & qui font d’autant plus glorieux, quela fortune n’y à point de part, Bannìer posta quelques troupes dans unmoulin, & fit une fi vigoureuse résistance , que lui & son corps d’arméefurent en sûreté h Zwickaw, lorsque les Impériaux crurent l’avoir forcédans ce moulin ; toute PAllemagne admira cette retraite,& Geleen & Pi-colomini s’accusoíent Pun l’autre d’avoir manqué ce coup. (2)
Peu après selon Jes uns, par le poison, & selon d’autres, accablé fous lepoids des fatigues de la guerre, Bannier mourut à Ilalberstadt le 20 deMai 1641, âgé de 40 ans & quelques mois. (z) Ce grand homme égalapresque la réputation de Gustaphe-Adolphe, dont il étoit l’éleve dans lemétier de la guerre. La mort du Général Suédois fit renaître les espéran-ces de PEmpereur, & du Duc de Bavière; mais les Suédois & les Fran-çois, commandés par le Comte de Guébriant, les défirent auprès de Wol-fenbuttel. Torstenson, aussi élevé fous la discipline du grand Gustave,suc-céda à Bannier, & ce choix de la Régence de Suede, fut universellementapplaudi. Le Comte d’Avaux & Salvius négocioient alors une grande af-faire : il s’agifloit de renouvelles entre la France & la Suede, le traité d’al-liance qui devoir expirer en 1642: le Comte d’Avaux infistoit fur ce quela durée de Palliance ne fut point limitée, & les Suédois ne voulurent pasfe lier les mains, de conclure une paix particulière avec PEmpereur, au
fi) Hist. de Guébriant. L. 4. c. 1 . ( 2 ) Merc. François T. 24. f3) ?u5-
fendorf L. 13. Nani Hist. Venet. L. H.