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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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DA L L E M A G N E. Lïv. XXV. Sec t. Xsl. 5 r?

cas quil oftrìt des conditions avantageuses: on contesta longtemps, fur ces rjifl. .-AI-deux articles; enfin on convint, quen cas de trêve, le traité dureroit jus- semais,quà la conclusion de la paix, mais que la France ne payeroit alors à la Sue- 1558-1(48.de que 7500 livres par an ( t).

Les progrès de Guébriant fur le Rhin ne découragèrent point Picolomi- 1^7.ni qui connnandoit en Moravie l'armée Impériale, de marcher contre Tors-tenson , mais le Général Suédois rendit fa diligence inutile; Picolomini réso-lut de vaincre par artifice, celui quil ne pouvoit subjuguer par la force: ilséduisit Seckcndorf, Colonel Suédois, & la récompense quil lui promit,en fit un traître. Pendant que Torstenson punisiòit la trahison de Secken-dorf, le Duc de Saxe-Lawenbourg, qui commandoit un corps de troupesAutrichiennes, entreprit de faire rentrer la Silésie fous lobéiffànce de Fer-dinand, & y réussit ; cependant le peu de durée de ses conquêtes, en mériteà peine le nom. Torítenslon reprit bientôt toutes les places que le Duc deSaxe avoit conquises dans cette province, & entreprit le liege de Leipsig.

Léopold qui sapprochoit pour la secourir, dirigea si bien la marche de séstroupes, quil mit les Suédois entre cette ville & son armée : Torstensonsc trouvant entre deux feux, imagina de faire filer scs troupes par un paílâ-ge, & de séloigner dans une plaine, à une lieue de Leipsig; ce qui siccroire aux Autrichiens quil vouloir éviter le combat; mais le Général Sué-dois, ayant rangé son armée en bataille, marcha droit à lennemi qui futeomplettement battu ; Picolomini ne sétoit sauvé quavec douze cavaliers Torstenson'dans Leipsig, & le quitta, ne doutant point que Torstenson ne revint assié- bat. les Im-ger cette place, & ly enfermer. En effet larrivée des troupes Franco!-scs, au camp des Suédois, obligea la ville & la citadelle à sc rendre, ^ilje taprès la défense la plus opiniâtre : ensuite Torstenson alloit bloquer Frei-berg, & tandis que Léopold, Picolomini, Hatzfeld, & Wahl, GénérauxAutrichiens, sétoient asièmblés à Pilsen pour délibérer furies moyens de Levée dwsecourir cette place, il se disposoit à donner un second affàut, lorlquc Pi- fi e ç? deeolomini, à la tête de quatorze mille hommes, lobligea de lever le siégé. freib - r S'

Tandis que toutes les Provinces dAllemagne éprouvoient les horreurs dela guerre, on prenoic h Hambourg des mesures pour la terminer: on fixales conférences pour la paix générale au mois de Juillet 1643, & l es peu- 1643.pies crurent enfin toucher à la fin de leurs malheurs. Cette joie u ni ver- yj ort r ; eselle fut troublée en France par la mort de Louis XIII, qui méritoir, LmisXlUÌ-peut-être, de sc voir placé parmi les héros, si Richelieu ne lui avoit pasenlevé la partie la plus brillante de fa gloire (2). Les Suédois, incer-tains si le nouveau gouvernement de France ne changeroit point de poli-tique, sc propofoient lecrettement de faire leur paix particulière avec lamaison dAutriche; mais le Duc dEnghuien, en se couvrant de lauriers,par la célébré bataille de Rocroy, cinq jours après la mort de Louis XIII,scs rassura (3). Le Duc de Lorraine qui commandoit dans larmée Bava-roise, venoit de rompre le traité quil avoit fait avec la France: ce Prin-ce, inquiet & amateur des nouveautés, passoit légèrement dun parti à lau-tre; & fut toujours malheureux,-soit quil agit par lui-même, soit que,

(1) FufTendorf ib. Valser Hist. de Louis XIII. T. 10. (2) Valser ibid. fe

notre T. Zr. Ilist, de Trame y Seth 12. (3) Notre dit T. 3s, p. 372..