D’A L L E M A G N E. Lïv. XXV. Sec t. Xsl. 5 r?
cas qu’il oftrìt des conditions avantageuses: on contesta longtemps, fur ces rjifl. .-’AI-deux articles; enfin on convint, qu’en cas de trêve, le traité dureroit jus- semais,qu’à la conclusion de la paix, mais que la France ne payeroit alors à la Sue- 1558-1(48.de que 7500 livres par an ( t).
Les progrès de Guébriant fur le Rhin ne découragèrent point Picolomi- 1^7.ni qui connnandoit en Moravie l'armée Impériale, de marcher contre Tors-tenson , mais le Général Suédois rendit fa diligence inutile; Picolomini réso-lut de vaincre par artifice, celui qu’il ne pouvoit subjuguer par la force: ilséduisit Seckcndorf, Colonel Suédois, & la récompense qu’il lui promit,en fit un traître. Pendant que Torstenson punisiòit la trahison de Secken-dorf, le Duc de Saxe-Lawenbourg, qui commandoit un corps de troupesAutrichiennes, entreprit de faire rentrer la Silésie fous l’obéiffànce de Fer-dinand, & y réussit ; cependant le peu de durée de ses conquêtes, en mériteà peine le nom. Torítenslon reprit bientôt toutes les places que le Duc deSaxe avoit conquises dans cette province, & entreprit le liege de Leipsig.
Léopold qui s’approchoit pour la secourir, dirigea si bien la marche de séstroupes, qu’il mit les Suédois entre cette ville & son armée : Torstensonsc trouvant entre deux feux, imagina de faire filer scs troupes par un paílâ-ge, & de s’éloigner dans une plaine, à une lieue de Leipsig; ce qui siccroire aux Autrichiens qu’il vouloir éviter le combat; mais le Général Sué-dois, ayant rangé son armée en bataille, marcha droit à l’ennemi qui futeomplettement battu ; Picolomini ne s’étoit sauvé qu’avec douze cavaliers Torstenson'dans Leipsig, & le quitta, ne doutant point que Torstenson ne revint assié- bat. les Im-ger cette place, & l’y enfermer. En effet l’arrivée des troupes Franco!-scs, au camp des Suédois, obligea la ville & la citadelle à sc rendre, ^ilje taprès la défense la plus opiniâtre : ensuite Torstenson alloit bloquer Frei-berg, & tandis que Léopold, Picolomini, Hatzfeld, & Wahl, GénérauxAutrichiens, s’étoient asièmblés à Pilsen pour délibérer furies moyens de Levée dwsecourir cette place, il se disposoit à donner un second affàut, lorlquc Pi- fi e ç? deeolomini, à la tête de quatorze mille hommes, l’obligea de lever le siégé. freib - r S'
Tandis que toutes les Provinces d’Allemagne éprouvoient les horreurs dela guerre, on prenoic h Hambourg des mesures pour la terminer: on fixales conférences pour la paix générale au mois de Juillet 1643, & l es peu- 1643.pies crurent enfin toucher à la fin de leurs malheurs. Cette joie u ni ver- yj ort r ; eselle fut troublée en France par la mort de Louis XIII, qui méritoir, LmisXlUÌ-peut-être, de sc voir placé parmi les héros, si Richelieu ne lui avoit pasenlevé la partie la plus brillante de fa gloire (2). Les Suédois, incer-tains si le nouveau gouvernement de France ne changeroit point de poli-tique, sc propofoient lecrettement de faire leur paix particulière avec lamaison d’Autriche; mais le Duc d’Enghuien, en se couvrant de lauriers,par la célébré bataille de Rocroy, cinq jours après la mort de Louis XIII,scs rassura (3). Le Duc de Lorraine qui commandoit dans l’armée Bava-roise, venoit de rompre le traité qu’il avoit fait avec la France: ce Prin-ce, inquiet & amateur des nouveautés, passoit légèrement d’un parti à l’au-tre; & fut toujours malheureux,-soit qu’il agit par lui-même, soit que,
(1) FufTendorf ib. Valser Hist. de Louis XIII. T. 10. (2) Valser ibid. fe
notre T. Zr. Ilist, de Trame y Seth 12. (3) Notre dit T. 3s, p. 372..