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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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DA L L E M A G N E. Liv. XXV. Sect. XII. S z 3

pour épargner le domaine de sa maison, qail prodigua celui de lëgli/è: ihíl.à'M.de sorte quon vit, dans la fuite, que la paix se fit aux dépens du média- lemagne,teur, qui fut le Pape, & quon arracha à l'église Romaine plusieurs grands 1558-1648.bénéfices. Au milieu de ces débats importans qui pouvoient retarder le " '

moment de la paix, on vit naître de la part, des Puifiànces belligérantes, -des prétentions qui,pour le malheur des peuples, dévoient produire le- Di ,\ ut , s r urme effet; savoir des disputes íiir le cérémonial; & celles-ci étant réglées, u armesil séleva entre les trois Colleges, des Electeurs, des Princes & des Etats niai.de lEmpire, une contestation dun autre genre: après bien des divisions,on convint, que chacun des trois Colleges, seroit partagé dans les deuxvilles se tenoit le Congrès, & afin que tous les députés Catholiquesne saíTemblasiènt pas à Munster, ni tous les Protestants à Osnabrug, onconclut, que les ms & les autres s'établiraient en égal nombre dans lesdeux villes , & qu ils se communiqueraient leurs délibérations , pour termi-ner leurs affaires d'un commun accord , avec la liberté de paffer de l'une àVautre ville , selon le besoin.

Des dispositions aussi sages paroislòient devoir éloigner tout sujet de con-testation ; quand les Protestants, ayant, ou croyant avoir à se plaindre surce qui concernoit leur Religion, & fiers de lappui des Suédois, renou- La guerrevellerent la guerre. Torstenson recommençoit à répandre la consternation recommence.dans tous les pays de la maison dAutriche, tandis que la Suede, tranquilleau sein dune paix profonde, jouiíloit de la gloire de ses armes. E'Empe-reur retourné à Vienne depuis peu, fut obligé, parceque la peste ravageoit L'Empe-cette ville , den sortir,pour fe réfugier à Lintz : dun autre côté, Konigsmarck, re " r / e /-!~tantôt en Bohême, tantôt en Silésie, sorprenoit des places & les rançonnoit. ê,eTorstenson cependant touchoit à la fin de sa derniere campagne & les dou-leurs de la goutte lobligerent de quitter le service, nayant pas encore 40 Torstensonans; il se retira en Suede, couvert de lauriers, après avoir été ladmira- st retire e,idon & la terreur de lAllemagne : mais Charles - Gustave Wrangel lui suc- ^fsângelcéda. dans le commandement de larmée, & avoit également appris lart / a! - succède.militaire sous le célébré Gustave-Adolphe: les Généraux Suédois accoutu- 1646.més à vaincre, étoient autant de héros qui fe succédoient avec le mêmecourage & le même bonheur. Les succès multipliés de cette redoutablePuiílànce, en étendant fa gloire, étendoient ses prétentions ; elle résolutde continuer la guerre, persuadée quelle ne pourroit rien obtenir que parla force des armes ; en conséquence, la Suede desiroit ardemment la jonc-tion de larmée Françoise avec celle des Suédois: cette jonction fe fit; jonSionmais il falloit auparavant que le Vicomte de Turenne passât au travers des des arméesImpériaux: son armée étant trop foible pour oser lentreprendre, ce Gêné-ral eut recours à la ruse, & feignit davoir ordre de se joindre au Prince 0 "dOrange qui étoit dans la Gueldre. Ce Prince ayant préparé un pont debateaux à Wesel, les François y paílèrent le Rhin; les Impériaux qui na-voient pu pénétrer le deílèin dune marche si détournée, apprirent avecfrayeur que larmée Françoise étoit au delà du Rhin; & ils résolurent aussi-tôt daller les attendre fur les bords du Mein: Turenne, par une des plus 1647.belles marches quaucun Général ait jamais faite, prévint lennemi par fadiligence ; la marche des armées Françoise & Suédoise ne fut plus depuis

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