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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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524 HISTOIRE DE LE M P I R E

Sect. XII. quu n enchaînement de nouvelles conquêtes dans la Suabe & la Fran*M(t. dAI- conie.

1558-1648 LEmpereur venant de faire couronner Roi de Bohême, h Prague, son

__ fils aîné Ferdinand (1), prie la route de Presbourg, dans le dessein dy

Ferdinani faire reconnoître son fils, Roi de Hongrie, & dy terminer le différendIVcowomì entre les Catholiques & les Protestants ; niais ces derniers faisant valoirliSmeZ ^ * eurs prétentions, avec dautant plus de hauteur, quils pouvoient empê-cher le couronnement du jeune Ferdinand, il fut contraint de rétablir lesProtestants dans tous leurs privilèges, & de leur restituer quatre-vingt-dixTraité du temples. Le plus fidelle des alliés de lEmpereur, le Duc de Bavière,Duc de Ba fi longtemps le soutien, ou la victime de la maison dAutriche, surprit tou-"k^France. te I Europe, par le traité quil fit avec la France (2). Les Suédois ne tar-dèrent pas à profiter de lavantage que la défection du Duc de Bavière leurdonnoit: le Général Wrangel entra en Bohême & fit le siégé dEgra;lEmpereur fut obligé de fe mettre lui-même à la tête de ses troupes,qui refusoient dobéir à Mélander, sous prétexte quil étoit Protestant ; &à peine fut-il arrivé, quil courut encore une fois le risque dêtre surprispar un détachement des ennemis, quand leseorte des fourageurs arriva àpropos pour le sauver.

L'Eleveur Pendant que lEmpire étoit ainsi en proye aux armes de la Suede, on

de Bavière fut très étonné d'apprendre que lElecteur de Bavière venoit de rentrerk nt partí ade ^ ans ^ P 3 àpàial; il publia contre les Ministres & les Généraux deL Empereur. Suede une espece de manifeste pour justifier fa conduite; Les Suédois yJ64S. répondirent, & ces préliminaires furent aussitôt suivis dune guerre ouver-te. La jonction des Bavarois donnoit une grande supériorité aux Impé-riaux; Wrangel sentit tout le danger auquel il étoit exposé, mais trop ha-bile, pour ne pas prévenir le malheur dont il étoit menacé, il forma le. deíîèin de fe rapprocher de Konigsmarck, quil joignit avec la plus grandeCnnerèsde Agence. Le fort qui paroissoit favoriser les armes Autrichiennes, occasion-Munster. na différentes impressions dans lassemblée qui continuoit de sc tenir àMunster: les uns relevoient, avec orgueil, les espérances de lEmpereur,tandisque les autres lobligeoienr, avec timidité, daccorder tout ce qu011exigeoit de lui.

Cependant le Général Wrangel savançoit dans le dessein joindre uneseconde fois son armée à celle du Vicomte deTurenne;peu de temps aprèscette jonction, le défaut de vivres obligea les Généraux à prendre des rou-tes différentes; Wrangel fe proposoit dentrer en Bavière & dy établir lethéâtre de la guerre, mais le Vicomte de Turenne sy opposa: le GénéralSuédois reprocha au Vicomte que France paroissoit entretenir de fecret-tes intelligences avec la Bavière; il est vrai que Louis XIV navoit au-Xéunion cune envie de ruiner lElecteur de Bavière, il vouloir feulement le punir',nouvelle des davoir rompu le traité dUlm, & le contraindre, par la force des armes,Armées à abandonner une seconde fois lEmpereur , afin de forcer ce Prince dac-t^Suéïfoi 1 ' corder à la France les conditions quelle exigeoit: cétoit toute la politi-a0je que de la cour de France. Les deux Généraux, nouvellement réunis,

Gj) Tieal, Europ. T. 4. p. 1139. (2) Londorp T. 6. p. i82 v