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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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8-6 HISTOIRE DE LÈ M P I R E

Sect. XII. couvent des Capucins ; la premiers sentinelle fut à linstant précipitée dansHist. d AU i e foíTé, & la lèconde prit la fuite. De-, les Suédois marchant à la porte1558-1648. c l ui du côtó du couvent de Strohof, surprirent le corps de garde & le

-- paslèrent au fil de lépée r dans le moment la porte fut enfoncée & le pont

abattu. Linfanterie qui attendoit à peu de distance de la place, accourutaussitôt & fe jetta impétueusement dans la ville. Konigsmarck averti, parPrise de les cris de la joie & par ceux de la terreur, y entra avec fa cavalerie, &Fra f^ ) a dans linstant tout fut soumis. Fier du succès brillant de fa témérité, ilpetTel* a cruc cependant devoir consulter la prudence avant de pénétrer dans la vieillePrague, il nignoroit pas, quil y avoit une garnison de huit centshommes ; & sil ne recevoit point promptement des renforts , loin de pou-voir emporter la vieille ville, à peine pouvoit - il fe flatter de conserver faLe Comte conquête. Wittenberg, qui faisoit la guerre en Silésie,accourut à son secours,ie Bmtchain tandis que le Comte de Bouchain se jetta précipitamment dans la vieille Pra-Tourl 7 e la & ue P our la âésendre. Cette ville, ainsi partagée entre les Suédois & lesvieille P r a- Impériaux, devint le théâtre dune guerre fort vive qui dura près de troisgue. mois. Un corps de huit à neuf cens hommes, commandé par Charles-Gustave, Prince Palatin , étant arrivé de Suede pour renforcer la petitearmée du Comte de Konigsmarck, ce Général entreprit alors de réduirela vieille ville. Les habitans, désespérant dêtre secourus, demanderent àcapituler; le Prince Gustave refusa les conditions: cependant la vieille Pra-gue étoit battue en brèche ; les bombes pleuvoient sor les maisons & lamoitié de la ville étoit en cendres, lorsque la crainte de perdre cette place& tout le Royaume de Bohême, détermina enfin lEmpereur à conclurela paix.

Suites des Jusqualors les négociations de Munster & dOsnabrug avoient toujoursnégocia - varié: parmi les difficultés chaque jour renaiíîàntes, une des principales,

j *puií° Ur àoit de savoir, si l'on céderoit à la Cour de France , l'Alsace en fief deutx l'Empire, ou en souveraineté: la maison d'Autriche , voyant quil nyavoit point de milieu, & ne pouvant se résoudre à donner cette provinceen fief, pour ne point donner au Roi de France, le droit de suffrage dansles Dictes, prit le parti de la céder en pleine souveraineté ; de façon quel-le n'eut plus désormais aucun rapport à lEmpereur ni à lEmpire. Sinsomni ad Imperatorem Imperiumve refpeSiu : ce sont les termes dun Histo-rien Allemand très-attaché à la maison dAutriche (i). Une nouvelledifficulté qui pouvoit encore reculer le moment de la paix, cest que cha-que Puiílànce vouloit remplir ses coffres, pour sc dédommager des fraisLes Sué - quelle avoit faits. Les Suédois surtout menaçoient de ne point quitteràiis exigent leurs armes, fi lon ne leur donnoit cinq millions d écus, dont trois étoientUonsd'écu destinés au trésor de la Couronne, & les deux autres, aux officiers & auxqu'on leur soldats. Après de longues contestations, sept Cercles sengagerent à lesdmne, payer. Cependant le traité entre lEmpereur & la Suede fut lu & arrêtéle 6 dAoût 1648. Les Ambastàdeurs Suédois protestèrent, par écrit, quece traité nauroit son exécution, que lorsque la paix avec la France seroitconclue. On y travailloit efficacement; mais lEmpereur voulant retenir

(r) Adam Adami Pacific, JFcfiphal. C. 16. n. 1.