D’A L L E M A G N E. Liv. XXV. Sec t. XII. 527
dans le traité le titre de Landgrave d’Alsace, l'Ambassadeur de France s’y Hist. d’Al.opposa avec tant de vigueur que les Impériaux renoncèrent à leurs préten- lemagne,lions: on régla ensuite plusieurs articles moins importuns fans doute, mais ^sS-ió-pi.qui cependant, manquèrent plusieurs fois de faire écrouler l'édisice qu’on Fi 'élevoit avec tant de peine. Toutes les difficultés étant appianies, on ter-mina enfin, après cinq ans de guerre & de travaux politiques, cette fa- tions pourmeule négociation dont le succès tenoit toute l’Europe en suspens. Iíl P iix -
Ce fut la paix des Espagnols avec les Provinces-unies qui accéléra celleque l’Empereur fit le 6 d’Août à Osnabrug avec la Suede & les Prote -liants; celle entre Ferdinand & Louis XIV ne se conclut que le 24 d’Oc-tobre à Munster. Voici le précis des principaux Articles de ces fameux Trai-tés. La France eut la souveraineté des trois Evêchés deMetz,Toul & Ver-dun & de la ville de Pignerol, cédée par la paix de Quietasque; la villede Brisach & ses dépendances; le Sundgaw & les Landgraviats de la haute& basse Alsace. La cession de ces derniers se fit sur le pied que l’Empire& la maison d’Autriche les avoient possédés , en conservant aux Etats deces provinces, ci-devant Etats immédiats de l’Empire , tous les droits < 5 ?privilèges particuliers qui étoient compatibles avec la souveraineté deS. M. T. C. Enfin le droit de tenir garnison h Philipsbourg. La Suede , outrecinq millions d’écus en argent comptant, eut pour fa part, PArchevêchéde Bremen sécularisé, l’Evêché de Verden converti en Principauté séculiè-re, laPoméranie citérieure , Stettin , Pisse de Rugen & la ville de YVismardans le Mecklenbourg ; le tout pour être tenu en fief de PEmpire, avectrois voix à la Diete pour Bremen, Verden & la Poméranie. La Répu-blique des Suisses fut déclarée libre, souveraine & exempte de la juri-diction de PEmpire.
Par rapport aux Princes & Etats de PEmpire, il avoir été réglé & arrê-té , que VFJedteur de Brandebourg seroit dédommagé de la perte de laPoméranie citérieure, par la cession qu’on lui fit de PArchevêché de Mag-debourg sécularisé, & des Evêchés de Halberstadt , de Minden & de Cu-min, déclarés Principautés séculières, avec quatre suffrages à la Diete. LesDucs de Mecklenbourg , eurent en échange de Wismar , les Evêchés deáchwerin & de Ratzebourg, érigés en Principautés séculières, avec deuxvoix à la Diete , & deux Commanderies considérables de P Ordre de St.
Jean, Mirow & Nemerow. Les Ducs de Brunswick - Lunebourg-Hano-vre , & à leur défaut ceux de TFolffenbuttes obtinrent la Prévôté de Walc-kenried, & Palternative perpétuelle dans l’Evêché d’Osnabrug; de manié-ré qu’à un Evêque Catholique élu par le Chapitre, doit succéder un Evê-que Protestant issu de la maison de Hanovre. Le Landgrave de Hesse- Cas-j'el reçut, outre la somme de 600000 écus en especes, la plus grande - partiedu Comté de Schaumbourg, & l’Abbaye de Hirschfeld, déclarée Princi-pauté séculière, avec un suffrage à la Diete. Le Comte Palatin fut remisen possession de tout le bas Palatinat, & de tous ses autres droits, excep-té le haut Palatinat qui resta à la Bavière , & le Bergstraffè, que l'Electeurde Mayence conserva en rendant les sommes pour lesquelles elle avoit étéengagée. De plus, on établit en faveur du Comte Palatin , une huitièmedignité Electorale, qui doit subsister dans sg maison , tant que la maison