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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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DA L L E M ACNE. Liv. XXV. Sect. XIII.

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affaire occasionna, déterminèrent lEmpereur à remettre an mois de Juin, jiist. dAl-la Dicte quil avoit indiquée h Ratisbonne, au mois de Janvier précédent, lemagne,Ferdinand III. qui brûloit dimpatience de voir son fils aîné Roi des Ro- 1649-1705.mains, n attendit pas louverture de la Dicte pour en faire la demande; les 'Electeurs charmés des avantages que lEmpereur leur fit voir dans cetteélection, lui accordèrent leurs suffrages : le seul Ministre de Brandebourgsy opposa; il eût sadrefiè de représenter, dune maniéré aílèz séduisante,que les circonstances actuelles , ne permettoient pas quon fit cette élec-tion, avant la mort de lEmpereur; il observoit que très souvent la jalousiedu commandement avoit soulevé le pere contre le fils , & quenfin deuxfactions qui auroient des chefs aussi puiíîàns, pourroient renverser lEmpi-jre, au lieu dy maintenir la paix & la prospérité. Après que lEmpereur LEmpe.eut vaincu certe opposition, il pria les Electeurs de se rendre à Augsbourg, r?wpour procéder à sélection de son si!s;& elle sy fitdun consentement unani- f ai * ncon-me le 30 Mai 1653. (1) LEmpereur, satisfait dans ses vœux, retournaà Ratisbonne avec les Electeurs, & lon commença louverture de la Die- Romains. "te: on y examina le mémoire du Duc de Lorraine qui, pour évacuer les 1653.places quil occupoit dans lEmpire , exigeoit un million de richdalers ; onconvint de lui donner, en trois termes, 200000 richdalers; convention Ouverturequi neut pas lieu, parce que plusieurs Electeurs, ainsi que les villes libres, de la Die-refusèrent de contribuer à la somme quon avoit promise au Duc de Lor- te . f Ra 'raine. LEmpereur qui redoutoit la vengeance de ce Prince , le fit arrê-ter à Bruxelles, le 26 Février 1654. Le Duc , au désespoir, envoya au 1654.Comte de Ligneville qui commandoit son armée , un billet caché dansun pain, Unifiant par ces mots : Quittez promptement les Espagnols , tueztout , brûlez tout , ô? souvenez-vous de Charles de Lorraine. Mais soitquil en fut empêché ou ne voulut pas, il 11en fit rien.

Cependant, la Diete de Ratisbonne continuoit ses séances avec beau-coup de íòlemnité & très peu de fruits ; il séleva des plaintes contre laFrance, au sojet de la cession de lAKàce: ces plaintes cédèrent à larrivéedu Sieur Caset de Vautorte, Envoyé de sa Majesté Très Chrétienne. Verseetems, Christine, Reine de Suede, étonnoit lEurope, en renonçant vo- Christinelontairement à la couronne, pour jouir en paix dans le sein des arts, de la abdique laliberté quelle aimoit ; cette Princesse préféra le plaisir de sinslruire , à la couronnegloire de régner; fa conduite sût'louée & blâmée tour-à-tour: les Pro- de Suedí 'testans ont calomnié cette Reine, parcequelle avoit abjuré leur commu-nion, & les Catholiques lui firent un mérite de fa conversion, qui nétoitquune fuite du projet quelle avoit formé de passer le reste de ses jours àRome. Avant son abdication, elle engagea les Etats de Suede, à élire en Charles.fa place, son cousin Charles-Gustave. (2) Les premiers foins de ce Mo- Gustave élunarque se porterent fur la ville de Brême, qui en qualité de Ville Impéria-le , avoit droit de séance dans les Dietes ; fans examiner la validité de sesprétentions, on la confirma dans ses prérogatives. Le terme prescrit pouríìnirja Diete de Ratisbonne, approchoit ; ce qui obligea les Etats à nesarrêter quaux articles les plus pressans & à renvoyer les autres à la pro-

(i) Theatr. Europ. Tom. 3. (2) Puffendorf Ilifl. Car. Custav. L. r.

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