D’A L L E M ACNE. Liv. XXV. Sect. XIII.
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affaire occasionna, déterminèrent l’Empereur à remettre an mois de Juin, jiist. d’Al-la Dicte qu’il avoit indiquée h Ratisbonne, au mois de Janvier précédent, lemagne,Ferdinand III. qui brûloit d’impatience de voir son fils aîné Roi des Ro- 1649-1705.mains, n attendit pas l’ouverture de la Dicte pour en faire la demande; les 'Electeurs charmés des avantages que l’Empereur leur fit voir dans cetteélection, lui accordèrent leurs suffrages : le seul Ministre de Brandebourgs’y opposa; il eût sadrefiè de représenter, d’une maniéré aílèz séduisante,que les circonstances actuelles , ne permettoient pas qu’on fit cette élec-tion, avant la mort de l’Empereur; il observoit que très souvent la jalousiedu commandement avoit soulevé le pere contre le fils , & qu’enfin deuxfactions qui auroient des chefs aussi puiíîàns, pourroient renverser l’Empi-jre, au lieu d’y maintenir la paix & la prospérité. Après que l’Empereur L’Empe.eut vaincu certe opposition, il pria les Electeurs de se rendre à Augsbourg, r?wpour procéder à sélection de son si!s;& elle s’y fitd’un consentement unani- f ai * ncon-me le 30 Mai 1653. (1) L’Empereur, satisfait dans ses vœux, retournaà Ratisbonne avec les Electeurs, & l’on commença l’ouverture de la Die- Romains. "te: on y examina le mémoire du Duc de Lorraine qui, pour évacuer les 1653.places qu’il occupoit dans l’Empire , exigeoit un million de richdalers ; onconvint de lui donner, en trois termes, 200000 richdalers; convention Ouverturequi n’eut pas lieu, parce que plusieurs Electeurs, ainsi que les villes libres, de la Die-refusèrent de contribuer à la somme qu’on avoit promise au Duc de Lor- te . f Ra 'raine. L’Empereur qui redoutoit la vengeance de ce Prince , le fit arrê-ter à Bruxelles, le 26 Février 1654. Le Duc , au désespoir, envoya au 1654.Comte de Ligneville qui commandoit son armée , un billet caché dansun pain, Unifiant par ces mots : Quittez promptement les Espagnols , tueztout , brûlez tout , ô? souvenez-vous de Charles de Lorraine. Mais soitqu’il en fut empêché ou ne voulut pas, il 11’en fit rien.
Cependant, la Diete de Ratisbonne continuoit ses séances avec beau-coup de íòlemnité & très peu de fruits ; il s’éleva des plaintes contre laFrance, au sojet de la cession de l’AKàce: ces plaintes cédèrent à l’arrivéedu Sieur Caset de Vautorte, Envoyé de sa Majesté Très Chrétienne. Verseetems, Christine, Reine de Suede, étonnoit l’Europe, en renonçant vo- Christinelontairement à la couronne, pour jouir en paix dans le sein des arts, de la abdique laliberté qu’elle aimoit ; cette Princesse préféra le plaisir de s’inslruire , à la couronnegloire de régner; fa conduite sût'louée & blâmée tour-à-tour: les Pro- de Suedí 'testans ont calomnié cette Reine, parcequ’elle avoit abjuré leur commu-nion, & les Catholiques lui firent un mérite de fa conversion, qui n’étoit■qu’une fuite du projet qu’elle avoit formé de passer le reste de ses jours àRome. Avant son abdication, elle engagea les Etats de Suede, à élire en Charles.fa place, son cousin Charles-Gustave. (2) Les premiers foins de ce Mo- Gustave élunarque se porterent fur la ville de Brême, qui en qualité de Ville Impéria-le , avoit droit de séance dans les Dietes ; fans examiner la validité de sesprétentions, on la confirma dans ses prérogatives. Le terme prescrit pouríìnirja Diete de Ratisbonne, approchoit ; ce qui obligea les Etats à nes’arrêter qu’aux articles les plus pressans & à renvoyer les autres à la pro-
(i) Theatr. Europ. Tom. 3. (2) Puffendorf Ilifl. Car. Custav. L. r.
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