D’A L L E M A G N E. Liv. XXV. Sec t. XIII. 533
valeur qu’on doit attendre d’un Prince qui combat pour sa couronne ; mais Hifl. d’Ai-rafcendant des Suédois l’emporta & Gustave maître du champ de bataille Jemagnc,le fut encore de Warfovie,qui lui ouvrit ses portes. Les Polonois désespé- 1(149-17 ° ?>rés implorèrent le secours de l’Empereur, qui voulut bien leur en accor- Défaite desder, à condition qu’après la mort du Roi Casimir, ils placeraient fur leur Polonois :troue son fils l’Archiduc Charles-Joseph.' ^
Ce traité sembloit faire toucher les Suédois au terme de leur gloire, M ar J t,vtc ‘lorsque Ferdinand mourut à Vienne le 2 d’Avril 1657,âgé de 49 ans. Ce M ort d*Prince étoit monté fur le trône Impérial pendant que toutes les fureurs de p Empereur.la guerre déchiraient le Corps Germanique t borné aux seules forces de fes lC 57 *Etats héréditaires, il éprouva souvent simposfibilité de résister aux effortsdes différens peuples, qui tous laffailloient en même tems; la France, ducôté de l’occident, avoit déployé contre lui, des forces quelle ne sc con-noistòit pas elle - même ; la Suede , du côté du nord, s’étoit précipité dansle centre de l’Empire ; Ragotski, dont on eut méprisé la foiblesse dans destems moins funestes, avoit choisi le moment de l’humiliation de la maisond’Autriche, pour oser l’infulter, du côté de l’oríent; & ensin pour comblede maux, les horreurs de la guerre civile regnoient entre les propres vas*faux de l’Empire, qui paroiffoit devoir expirer fous tant de coups réunis.
La paix feule pouvoit calmer la furie de tant dorages soulevés contrelui. L’Empereur fut contraint de Tacheter , par le sacrifice d’unc partiede fes Etats, & tandis que fes prédécesseurs s’étoient rendus redoutablespar la hauteur de leur despotisme, il fut réduit au simple titre de chef deRépublique. Quant à son caractère, on prétend qu’il étoit libéral, maispeu éclairé dans fa libéralité, il accordoit indifféremment des bienfaits quidoivent n'appartenir qu’au mérite; il aimoit fes peuples & il en fut aimé;ce dernier trait dispense de tout autre éloge. On lui reproche, d’avoircru trop facilement que le choix seul, qu’un Roi fait des personnes h qui i!accorde fa confiance, leUr donne les qualités qui leur manquent; d’aprèsce préjugé, il admit dans son Conseil, des gens qui furent les auteurs doplusieurs entreprises funestes, dont il fut si longtems la victime. Ensin stfa vie n’excica point Fadmiration de TAllemagne, du moins fa mort en exci-ta les regrets (1).
L’Empereur, en mourant, avoit laissé trois enfans mâles, dont Taînéy InterrègneLéopold Ignace, n’étoit âgé que de seize ans & dix mois: le trône Im-périal lui sembloit destiné; cependant fa trop grande jeunesse fut une desobjections que plusieurs Etats proposèrent; d’ailíeurs la crainte de rendreTEmpire héréditaire dans la maison d’Autriche, fut une nouvelle raison deretarder sélection de Léopold. Ce Prince, déclaré Roi de Bohême en165 ;, & Roi de Hongrie en 1655-,gouvernent ces Etats fous la tutelle deFArchiduc Léopold-Guillaume, ion oncle; il conclut à Vienne le 27 deMai le traité que son pere avoit entamé avec Casimir,-Roi de Pologne;; p t ^ áMontecuculli, à la tête des troupes Autrichiennes, s’empara de C race vie Cratívieoù Ragotski avoit laissé une forte garnison. Le Roi de Suede se plaignit far Monts*-dsone hostilité qui portoit atteinte au traité de Westphalie;- à quoi' on lui \tucuUh.
CO Struv. Pif, 10. Se ft. 10. Dior. Europ. T. 8..
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