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HISTOIRE DE L’EMPIRE
,contre sessujets.
Sect.XIII. répondit que les Suédois avoient les premiers manqué de bonne foi, enHist. d’AU s’alHant avec le Waivode de Transilvanie, vassal de la maison d’Autriche.lemagne, Bernard van Galen, proclamé Evêque de Munster, dans un festin qu’il1 49 ~ l7 °/ donna aux chanoines ses confrères, avoir fous l’habit ecclésiastique les in-Guerrede dilations d'un guerrier; il saisit l’occasion de les développer, en contestantr Evêque de les privilèges, dont jouiílòìent les'villes placées fur le territoire de Munster-Munster L e j\/| a giít raI: de cette ville, pour s’opposer aux prétentions de l’Evêque,envoya demander aux Hollandois qu’ils comprisient Munster dans le traitéqu’ils avoient fait en 1656 avec les Villes Anséatiques; la lenteur des Etats .Généraux h le déterminer, donna le temps à van Galen d’investir la ville,où il fit jetter une si grande quantité de boulets rouges, que plus de deuxcents maisons furent consumées ; les bourgeois déíèspérés firent plusieurssorties & tuèrent un grand nombre des partisans du Prélat : les Hollandois,après avoir vainement offert leur médiation, prirent enfin le parti de secou-rir Munster, & l’Evêque redoutant forage qui s’éievoit contre lui , se vitforcé de faire h la bourgeoisie des propositions qui lui firent ouvrir les por-tes de la ville (1).
Diete à L’Archevêque de Mayence ayant convoqué la Dicte Electorale pour leFrancfort 4 d’Août 1657 : la plupart des Ambastàdeurs des Cours étrangères, arrive-tíon (i'u> eC ‘ rent ^ Francfort; le Maréchal de Grammont y exposa, au nom du RoiEmpenur, âe France, qu’il falsoit satisfaire aux plaintes que l’on formoit, fur les con-traventions faites aux traités de Munster & d’Osnabrug, avant de se dispo-ser à élire un Empereur, & l’Electeur de Mayence entra dans les vues dela France. Après avoir pris toutes les précautions nécessaires, on indiqual’ouverture de la Dicte Electorale pour le 9 d’Avril 1658. L’Electeur deMayence, qui avoit la direction des affaires, appuyoit l’Archiduc Léo-pold-Guillaume, oncle de Léopold Roi de Hongrie, dans ses prétentionsà la Couronne Impériale; on soupçonna cependant, que l’objet véritablede ce Prélat, l’un des plus habiles politiques de l’Allemagne, étoit de gagnerdu temps par des délibérations inutiles jusqu’au moment où le jeune Léo-Le "Duc de pold auroit atteint l’âge de dix - huit ans. Le Duc de Neubourg vint seNeubnurg mettre sur les rangs; les Ambassadeurs de France lui proposèrent d’abordperd l’espé • de se faire élire Roi de Pologne; il écouta cette proposition sans l’accep-f tegner! ter ’ l’Electeur de Mayence lui envoya Boinebourg pour le détourner d’unprojet si dangereux & le séduire par l’espérance de parvenir à l’Empire;le Duc ayant refusé l’offre de la France, le même envoyé de Mayencevint ensuite montrera ce Prince l’impossibilité de son élection à l’Empire,& dans un moment il perdit deux trônes qui paroissoient à son choix.L'Ele&eur Quelques suffrages se réunirent en faveur de l’Electeur de Bavière. Lesde Bavière Ambassadeurs de France ne doutoient point du succès. Mais le Prince,politique a ia ^ orc ^ âe dissimuler, fit déclarer en plein college, par ses envoyés à Franc-couronne ’ ^ fort, que fi tous les Eleveurs voulcient f élire il secouerait la tête , pour fai-Impériale. re tomber la couronne Impériale à ses pieds. Le Comte de Grammont fitvainement le voyage de Munich pour le déterminer à accepter une cou-ronne , qu’on lui offroit, tandis que d’autres prétendans, à qui on ne l’of-
1658.
CO Annales des Provinces-Unies, ad anru Alpeu Vlta C. B. van Galen.