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sroit poinc, réuniísoient cous leurs efforts pour l’obtenir. L’Electeur re-doutoit les hazards d’une élection incertaine, & craignoit de perdre la Ba- lem? g ne .viere, en voulant obtenir TErapire ; il répondit aux instances réitérées de 1649-1705.fa mere: Madame , s aime mieux être un riche Ele&eur , qu'un Empereur 'pauvre; il est vrai que ses états & lés finances étoient augmentés; ilconfervoit toujours un service d’or, de trente millions, qu’il tenoit de Guil-laume V. son ayeul.
Le relus véritable, ou simulé, du Duc de Bavière, applaniífoit le che- Politiquemin à Léopold, Roi de Hongrie & de Bohême ; le caractère sombre de du Roi dece jeune Prince, son amour pour la retraite, ne donnoient pas lieu de ¥, on jj r ^^croire qu’il vengeroit un jour les malheurs de l’Allemagne. Dès qu’on eut 0,1 ms ‘jetté les yeux fur lui, il se rendit à Francfort, où, sans daigner se mon-trer , il occupa son loisir à jouer aux quilles dans le jardin des Ambassadeursd’Eípagne ; il attendoic le moment, où, sûr de jouer un rôle plus dignede lui, il monteroit fur le théâtre. Cependant, les suffrages des Electeursétoient tellement partagés, qu’il dépendoit de celui de Brandebourg, defaire pencher la balance du côté de la maison d’Autriche, oti de quel -qu’autre Prince. Les Ambassadeurs de France avoient taché de gagner l’E-lecteur Palatin, qui, instruit par les revers de son pere, avoir appris àconnoître les hommes & à s’en défier: la France tira'de grands avantagesde la division des Electeurs ; trois agistòient de concert avec elle; celui deMayence qui vouloir éviter à fa patrie une guerre si longtemps funeste;celui de Cologne qui défi roi t voir la couronne Impériale fur la tête deFElecteur de Bavière qui étoit de fa maison ; & le Palatin, à qui, avecde Purgent, on faisoit faire tout ce qu’on vouloir. La France, n'ayantenfin aucun intérêt d’empêcher sélection de Léopold, tous les suffrages se Léopold estréunirent en sa faveur; il fut élu le 18 de Juillet 1658, & le nouvel Em- élu Emp«-pereur signa sa capitulation, où, entr’autres articles, il s’engagea à obier- feur ‘ver avec fidélité la paix de Westphalie (1). Pendant que Léopold mon-toit fur le trône Impérial, les Electeurs de Mayence & de Cologne, for-mèrent le projet de rétablir la paix entre la Couronne de France & celled’Efpagne, persuadés que le repos de l’Allemagne en dépendoit : mais lesdifficultés renaiílànt de tous côtés, on fut obligé de renvoyer l’exécutionde ce projet à Tannée suivante. Les Ambassadeurs de France qui s’étoientrendus à Francfort, profitèrent de leur séjour en cette ville pour ménagerun traité entre Sa Majesté Très Chrétienne, le Roi de Suede & plusieursElecteurs; le but de cette alliance étoit que les troupes Allemandes desPays-ba's fuffent dans Pimpuisiànce de secourir les Espagnols: ce traité, quifut nommé la Ligue du Rhin , fut conclu à Francfort le 4 d’Août, &signé le 15 du même mois, par le Roi de France (2).
Le premier usage que Léopold fit de son autorité, fut de donner de L'Empe -nouveaux secours au Roi de Dannemarck ; ce Prince se trouvoit dans une nur accordssituation plus critique que jamais. Charles - Gustave indigné que Frédéric, i^Rédsaprès avoir signé le traité de paix de Rothschild, - eut refusé d’en exécuter Dame .les conditions, étoit descendu en Zélande, & aflîégeoit Copenhague ; le marck.
1659 "
(1) Wagner Hijl. Léop. L. 1. Thulden L. 9. Mém. de Grammont T» 2,
CO- V iar ' Europ. T, I. Londorp T. 8. Corps Dipl, T. 6. |v 2.