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HISTOIRE DE L’EMPIR^
Sect.XIU.Hist. d'Al-lemagne ,
1649-1705.
Dìete àFrancfort.
Comte de Souches, eut ordre de TEmpereur, de faire une diversion enPoméranie, & assiégea Stettin (i) ; mais il ne fut pas plus heureux danscette entreprise, que l’Electeur de Brandebourg, qui, dans le même temps,fut obligé de lever le siégé de Greifsvvaide. Ces mouvemens de l’Empe-reur &. del’Electcur de Brandebourg pour secourir le Dannemarck, étant au-tant d'infractions au traité de Westphalie, dont le Corps Germanique étoitgarant, les Electeurs, qui, Tannée précédente , avoient signé la Ligue duRhin, en porterent leurs plaintes à la Diete de Francfort & on y convint,que, si TEmpereur & TElecteur ne retiroient leurs troupes de la Poméra-nie , les Princes ligués le déclareroient pour le Roi de Suede : le ComtePalatin Duc de Neubourg fut un de ceux qui déclamèrent avec le plus dechaleur contre la conduite de Léopold, & Louis XIV, qui venoit de con-firmer la Ligue du Rhin, reconnut ce zele du Comte Palatin de la ma-niéré la plus éclatante, en engageant le Roi Catholique à rendre à la mai-son de Neubourg la ville de Juliers, que TElpagne tenoit en séquestre de-puis longtemps: cette restitution fut une des conditions de la paix des Py-rénées (2) , qui fut enfin conclue le 7 Novembre de cette année entre laFrance & TElpagne par les foins du Cardinal Mazarin. Léopold cepen-dant , laissa murmurer le Corps Germanique & continua la guerre ; une flot-te Hollandoife ayant obligé Charles-Gustave, en dispersant la sienne, à le-ver le siégé de Copenhague, les troupes Impériales réunies à celles des Roisde Dannemarck & de Pologne, chassèrent les Suédois de Tisse de Fionie,& s’emparerent du Ilolstein, & d’une partie de la Poméranie; la France,la Hollande & TAngleterre fe réunirent pour forcer les Puissances belligé-rantes à conclure la paix, & menaceront de regarder celui des deux Rois,qui refuferoit leur médiation, comme ennemi; mais Charles - Gustave, donçTame fe roidiíloit contre les revers, rejetta une offre qu’il eut faite lui-même dans des temps plus heureux: la mort de ce Prince rendit la tran-quilité au Nord, & le traité d’Oliva (3) conclu fous les auspices de LouisXtV, en assurant la couronne au jeune Charles XI, confirma les principauxarticles de celui de Rothschild.
La ville de Munster étoit en proie à de nouvelles divisions : TEvêque•IS la Ville Bernard van Galen peu satisfait du traité de pacification de i6z8 (4), avoitMunjler. demandé justice à TEmpereur, & la décision de Léopold fut peu favorableaux habitans de Munster; la Régence fut condamnée à céder les portes,les murailles & le mot du guet à TEvêque, qui étoit venu, les armes à lamain (5), demander Texécution de cette sentence: il ravagea les environs/ avilie de de L ville, brûla les moissons, pilla les villages & forma le siégé de Mun-Munster Je ster, dont les habitans fe défendirent d’abord avec intrépidité; mais la Ré-fnumet à publique de Hollande ne leur ayant point envoyé les secours qu’elle leuravoit promis, ils demanderent à capituler. L’Ev^que reçut les députésd’un front févere: Convenez , dit-il, devant Dieu & devant les hommes
que
Mort deCharles-Guftave.Faix d’Oli
va.
1660.
Troublesdansde Alunjler,
l’EvêqueBernard deGalen.
( 1 ) Theatr. Europ. T. 8. P. H4Z. Puffendorf dereb. Carolì Gujlavi L. 6.
(2) Recueil des traités de paix àt’an 1659. Notre Tome 31. p. 43°-_
(z) Traités de paix.T. 3. p. 705. (4) ^nn. des'J’rovinces • unies à l’an 1660. p. 6?»(;) Aiuema L. 40. p. 6SZ.