540
HISTOIRE DE L’EMPIRE
Skct.XIU. dant il n’étoit pas fans inquiétude fur le fort de la guerre ; le Roi d’Angle-íï'si. d’Ai- terre lui promenoir des secours, mais il aima mieux accepter la médiation-Y -magne, âes Electeurs de Maycnce & de Brandebourg & signa les conditions que1649-17 05. âîâerent les arbitres, attendant une occasion plus favorable de satisfaireLes Etec - son ambition & fa vengeance, comme nous verrons bientôt.teurs de Cette année vit finir la longue querelle que la succession de Clcves & deFfi'riìran J u ^ ers av0 ^ c maître; le traité de Cleves conclu le 16 Septembre donnadebourg™' en ^ T1 d’une maniéré permanente à l’Electeur de Brandebourg le duché defont choisit Cleves & les comtés de la Marck & de Ravensberg r le Comte Palatin Ducpour arbi- de Neubourg eut en partage les duchés de Juliers & de Berg. Le Palati-r EvTue nat avo * c dévasté par la guerre de trente ans ; la plupart des villagestfks Hel- n’étoient plus que des monceaux de ruines; dans plusieurs endroits on vo-landois. yoit des femmes labourer la terre, & toute cette province jadis íì opulen-1666. te n’offroit plus aux yeux qu’un immense désert. (1) Les moyens dontTraité de- ^ servit l’Electeur pour repeupler cette contrée , l’expoférent à une nou-ugie le^pár■ velle guerre, & h de nouveaux désastres ; il fit revivre le droit de ìVild-tage de la fangiat , tombé depuis longtemps en désuétude t en vertu de ce droit lessuccession Electeurs Palatins pouvoient réduire dans une efpeee de servitude les étran-^Guerre 6 en- £ ers ’ (M venoient s’établir dans leurs Etats: les bâtards qui naistòient danstre l'Elec- Es terres de leur domination avoient le même fort. Enfin les Electeursteur Pala- Palatins avoient aíTujetti h ce droit les étrangers qui s’établifloient fur lestin&l'Ar- terres des trois Electeurs Ecclésiastiques, dans les Evêchés de Worms, deStrasbourg & de Wurtzbourg,.& dans une partie de la Lorraine : l’Elec-an[Jujét du teLir P^Etin fe servit du prétexte de ce droit absurde, pour enlever auxdroit de Princes, fes voisins, une foule d’agricukeurs, & des familles entieres fu-Wildfan- rent contraintes d’abandonner leurs fertiles campagnes, pour aller défricher;iat. j es déserts du Palatinat: l’Archevêque de Mayence & le Duc de Lorraine,prirent les armes pour revendiquer leurs sujets r le Prince de Lillebonneattaqua les troupes du Palatin retranchées près de Franckendal, força leurslignes , les tailla en pieces, & l’Electeur Palatin effrayé de ces succès,proposa une trêve; les vainqueurs Paccepterent, quand bientôt violée parcelui même qui l’avoit demandée, (2) PElecteur Palatin fe jette lur lecomté de Falckenstein, y commet les même ravages, dont les états avoientété le théâtre ; & fe flatte de surprendre Iíiesloch, dont le Prince de Lil-lebonne le força à lever le siège. Cependant PElecteur commençoit àcraindre que cette guerre n’entraînâc la ruine entiere de fes états ; il accep-Congrès ta la médiation de la France & de la Suede. Les Princes belligérants en-
de tìeil- voyerent leurs députés au congrès de Heilbron,& les plénipotentiaires des-
cene'affaire ^ eux couronnes , en confirmant PElecteur Palatin dans la poste filon duejí acmmo- droit de l-FUdfangiat- , prirent de justes mesures pour prévenir l’abus qu’ilíée. pouvoir en faire.
l 66 î- Léopold paroiflòit plus occupé des troubles qui agitoient la Hongrie quede ceux de PEmpire; les Hongrois s’ëtoient plaints h la cour de Viennede Pinfraction de leurs privilèges; ils avoient demandé qu’on retirât les
(1) Diar. Europ. T. 12. Londorp T. 9 . p. 337. Thidemar de OEhvir. C. IL.CO Mémoires de B-eauveau. p. 2&x»