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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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55 6 HISTOIRE DE LE M P I R E

SrcrXlïl. par un traité conclu le 7 Janvier 1681, la féodalité des seigneuries de Ko-Hist. ciAI- then, & de Bernbourg, ne se réservant pour lui, que le droit de fucces-mo-?705 lion éventuelle, dans le cas dextinction de la ligne masculine dAnhalt._ 1 Cet arrangement exécuté presque sans obstacles, intéressa peu TAllemagne :

Strasbourg un autre objet attira son attention & excita une indignation générale (1):

Je soumet au j a ville de Strasbourg sc soumit au Roi de France, qui lui conserva sesFrance 6 privilèges; on vit auilitôt une fermentation générale dans lEmpire ; un cride guerre rétentit dans toutes les'parties de TAllemagne; on vouloir, àmain armée, arracher à Louis XIV cette nouvelle conquête, & renverserles projets dun Prince qui étendoit les bornes de fa puistànce par la maniérédont il usoit de la paix , comme il lavoit étendue par la guerre. Le Iloi deSuede, qui laccusoit davoir sacrifié les intérêts de scs alliés aux siens, in-vicoic tout le Corps Germanique, à se réunir contre lui, & lui promettoicde le seconder; déjà, sans consulter ses forces, fans prévoir quels moyenson avoit pour faire la guerre, quelles ressources on trouveroit, si elle étoicmalheureuse, on alloit la déclarer; quand le Roi de Dannemarck & TE-lecteur de Brandebourg, représentèrent, combien il étoit dangereux denvenir à une rupture dans létat dépuisement, se trouvoit lAllemagne,que les succès seroient peu avantageux & les revers très funestes, quil fil-loit laisser au Corps Germanique le temps de réparer ses forces, quensin ilfalloit tenter au moins la voie de la négociation, avant den venir à ces ex-trémités. On suivit ce conseil ; & Tassasse fut portée au Congrès de Franc-fort: on y vit arriver le Comte de Rofenberg, Ministre Plénipotentiairede TEmpereur, les Députés des trois Colleges de lEmpire, & Harlay &Saint Romain, Ministres du Roi de France: ceux-ci connoissoient ratta-chement opiniâtre des Allemands au cérémonial ; ils navoient en vue quede prolonger la négociation, & de faire naître tant de différends fur laforme, quon neut pas le temps dexaminer le fonds: ils présentèrent descahiers écrits en françois : toute TAllemagne, qui parle françois aujour-dhui, en fut révoltée; ils exciteront ensuite les Ambassadeurs de TEmpe-reur à refuser à ceux des Electeurs le titre dExcellence; ceux-ci traitè-rent de même les Ministres des Princes: Harlay & Saint Romain échauffè-rent adroitement ces querelles, & jouèrent si bien leur rolle, quon auroitcru quils attachoient beaucoup dimportance à Tétiquette. Pendant tousces débats, dont on soccupoit sérieusement à Vienne & à Francfort, &dont on rioit à Paris, Tautorité de Louis XIV saffermissoit dans Stras-bourg; il jouissoit, en attendant, quon lui disputât fa jouissance: lexamende Tassasse des réunions fut renvoyée à la Diete générale ; mais comme onprévoyoit quil faudroit prendre les armes tôt ou tard, & que lambicionde Louis XIV ne scroit jamais rassasiée, si Ton ny mettoit un frein, onmit TEmpire dans un état respectable de défense; on fit de nouvelles le-vées , & Ton rendit les troupes plus redoutables encore par la nouvelle1682. discipline à laquelle on les assujétit. Charles-Gustave, toujours persuadéque le Roi de France avoit trahi ses intérêts, quoiquil les eût soutenus,

(O Histoire à'Alsace L. 23.