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HISTOIRE DE L’E M P I R E
St.ct.XIU. ces espérances de succès ne s’cvanouissent, & què la mort de Jean Louis d'El-llijl. il’Ai- ceren, Evêque de Liege, & celle de Léopold Louis,Comte Palatin, Duc
kmagiie,
1649-1705■K>9‘}■
1695.
1696.
1 697.
de Veldentz, ne fissent renaître tous les maux, dont on croyoit avoir ta-ri la source.
Les suffrages des Chanoines de Liege étoient partagés; une faction avoirproclamé Jolêph Clément de Bavière, Electeur de Cologne; un autre par-ti avoit élu Louis Antoine, Comte Palatin de Neubourg, Grand-Maîtrede l’Ordre Teutonique & frere de l’Electeur Palatin: la cour de Viennes’étoit déclarée pour celui-ci; pendant cette contestation il mourut: on lacroyoit terminée par cet évenement, lorsque sa faction fe réunit en faveurde Ion frere, Evêque de Breslau : la cour de Rome tonna contre cettenouvelle élection; la faction íè tut, & l’Electeur de Cologne monta fansobstacles fur ie Siège Episcopal de Liege. Les différends qu’occafionna lamort de Léopold Louis ne furent pas sitôt terminés ; avec lui, s’étoitéteinte la branche de la maison Palatine de Veldentz; l’Electeur Palatin,comme chef de la maison Palatine, le Roi deSuede, comme Chef de labranche des Deux «Ponts, le Comte Palatin de Birkenfeld, en vertu d’unancien testament, fe difputoient cette succession. Chacun exposa ses droitsavec plus de chaleur, que de clarté; le crédit de Léopold fit pencher labalance en faveur de l’Electeur Palatin; on lui donna toutes les terres decet héritage situées en Allemagne; quant à ce qui étoit situé en Alsace, laquerelle dura longtemps encore, & fut terminée par le Conseil de Colmaren faveur du Comte Palatin de Birkenfeld : on parvint de même à ap»paifer les esprits dans le Cercle du haut Rhin, où les Protestants refu-loient de reconnoître pour Directeur le Comte Palatin de Neubourg,Catholique enthousiaste, qui affichoit l’intolérance, mais qui, malgré lacabale Luthérienne, conserva le Directoire. La campagne s’étoit passée enmarches & en contremarches; & Louis XIV avoit entamé des négocia-tions non moins infructueuses que les opérations de fes Généraux. 11 réus-sit mieux Tannée suivante. Le Duc de Savoie fe détacha de la Ligue,pour laquelle il avoit montré tant de ze le : ce Prince, après avoir fait fapaix, voulut la procurer au reste de l’Europe; fa médiation ne fut pasplus utile, que celle du Pape, du Roi de Portugal, & de la Républiquede Venise, qui travailloient aussi à ce grand ouvrage. Louis XIV étoittrop ambitieux dans fes prétentions, l’Empire trop opiniâtre dans fes refus.Cependant les armées festoient en présence, & s’observoient, sans com-battre: la cour de Vienne paroissoit plus inquiète du côté de la Suede,que du côté de la France; & si la mort de Charles XI n’eut prévenu fo-rage qu’on redoutoit, l’Empire auroit eu deux guerres à soutenir. Labranche de Mecklenbourg-Gustrow s’étoit éteinte Tannée précédente, parla mort du Duc Gustave - Adolphe ; les Ducs de Schwerin & de Strélirzprétendoient à cette succession: l’Empereur la mit en séquestre; enfin cegrand procès fut décidé, le Duc de Mecklenbourg-Schwerin triompha de
Différendpour la s ccession de
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bourg-Gui. son foible adversaire & le Comte d’Eck fut chargé de l’exécution de ce ju*£r«ae, gement. Le Roi de Suede, l’Electeur de Brandebourg, & les Ducs deBrunswick ,Directeurs du Cercle de Basse - Saxe, prétendirent que leur autori-sé étoit lésée par celle de ce Commissaire; le Roi de Suede sit des prépara-tifs