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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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DA L L E M A G N E. Liv. XXV. SncT. XIII. 569

tifs de guerre pour soutenir ses prétentions; & il alloic entrer à main ar- Hist. dAl-mée dans la baflè-Saxe; mais la mort 1 arrêta, & délivra lEurope dun lemagne,Prince turbulent, lEmpire dun voilin dangereux, la France dun ennemi Ig 49- i?Q5.irréconciliable.

Cependant on négocioit à Ryswic ( 1 ); les premieres difficultés étoientapplanies, & lon commençoit h soccuper sérieusement de lobjet pour le-quel on sétoit aflèmblé ; lEmpire, qui sétoit répenti davoir remis ses Traité dcintérêts entre les mains de Léopold, lors du Congrès de Nimégue, se gar- Ryswic.da bien de les lui conlier pour celui de Ryswic; il y envoya une députa-tion solemnelle, composée de quatre Ministres du College des Electeurs,de vingt-quatre Ministres du College des Princes, & dc quatre députésdes Villes, dont deux Catholiques, & deux Protestants. Cette multitude denégociateurs scmbloit annoncer que la négociation seroit longue & sansfruit ; mais de part & dautre, on étoit las de ségorger, & la paix étoitdevenue un besoin pour les Rois, comme pour les peuples; & lon con-clut, comme k Nimegue, plusieurs traités particuliers entre les Puiílàncesbelligérantes. Par celui qui rétabliffioit la paix entre lEmpire & la France,

Louis XIV demeuroit en poflèiîion de la ville de Strasbourg, & de tou-tes les Seigneuries dAIsace, quil avoit réunies à fa Couronne; il resti-tuoit à lEmpereur Fribourg & Brisac, à lEmpire les fortereflès de Kehlòc de Philipsbourg, & toutes les villes, terres ,&seigneuries quil avoit réu-nies hors de l'Alsace,avec cette clause expresiè,que dans tous les pays resti-tués, l'exercice de la Religion Catholique demeureroit dans le même état, il étoit à lépoque de la conclusion du Traité de Ryswic: on démolitde part & dautre tous les forts construits dans les isles du Rhin, & furla rive droite de ce fleuve, vis-à-vis du Fort-Louis, de Strasbourg, & deIluningue. On rendit au Duc de Lorraine la poflèiîion libre & indépen-dante de son Duché, à condition quil abattrait les fortifications de toutesses places: celles de Longwy & de Sar-Louis demeureront à la Fran-ce; cette Puiflànce donna un équivalent, & obtint les passages quelle exi-geoit. Quant aux objets de la succession Palatine, contestés entre lElec-teur Palatin & laDuchestè d Orléans, on nomma des commiíTàires pour exa-miner leurs prétentions respectives ;& si leurs opinions étoient partagées, ilsdévoient prendre le Pape pour juge.

Les Lorrains volèrent au devant de leur Duc; ils virent avec joie l-ritier & limage du héros , qui nayant pn défendre fa patrie lavoit dumoins honorée par son courage. Tandis que ce Prince remontoir fur letrône dc ses peres, lAllemagne voyoit un de ses Princes monter fur celuide Pologne : cette République avoit perdu un Roi quelle admirait, quel-le naimoit pas, un Roi dont Charles XII disoit grand homme, tu ne devois jamais mourir: paroles qui furent répétées par toute lEurope.

Sobieski nétoit plus: lavarice de la Reine son épouse nuisit à se s fils, & lesempêcha de lui succéder: deux factions proclamèrent en même temps luneìe Prince de Conty, lautre lElecteur de Saxe; le premier fut mal secondépar Louis XIV, qui avoit sacrifié des flottes & des armées pour Jacques II,

(D â. Mém. Hég. dc Ryswic.Tome XL.

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