C n. 1 .
Ce,r,ment &?piirtjui UsEhéìtnrsdbiv’nt êtreconduits oulUu tù fesert i’E'tc-tion d’unRoiitskomains.
L A, PPENDICE
de vertige, asin qu'ils marchent comme à tâtons en plein midi, de même ques'ils étoient au milieu des ténèbres ; il a ôté leurs chandeliers du lieu où ilsétoient, afi-i qu'ils soient aveugles & conducteurs d’aveugles. Et en effetceux qui marchent dans l’obicurité se heurtent, & c’est dans la division queles aveugles d’entendement commettent des méchancetés. Dis, (i) Orgueil,comment aurois-tu régné en Lucifer, si tu navois appellé la dissension àton secours? Dis, Satan envieux, comment aurois-tu chassé Adam du Pa-radis , si tu ne Pavois détourné de l’obénTance qu’il devoit à son Créateur '?Dis, Colère, comment aurois-tu détruit la République Romaine, si tu net’étois servi de la division pour animer Pompée & Jules h une guerre in-testine, l’un contre l'autre? Dis, Luxure, comment aurois-tu ruiné lesTroyens, si tu n’avois séparé Ilélene d'avec son mari? Mais toi, Envie,combien de fois t'es - tu efforcée de ruiner par la division l’Empire Chré-tien, que Dieu a fondé fur les trois Vertus Théologales, la Foi, l’Efpé-rance & la Charité, comme sur une sainte & indivisible Trinité, vomissantle vieux venin de la dissension parmi les sept Electeurs, qui font les colom-nes, & les sept principaux membres du saint Empire, & par l’éclat desquelsle saint Empire doit être éclairé comme par sept flambeaux, dont la lumièreest fortifiée par les sept dons du saint Esprit? C’est pourquoi étant obligés,tant à cause du devoir que nous impose la dignité Impériale dont nous som-mes revêtus, que pour maintenir notre droit d’Electeur, en tant que Roide Bohême, d’aller au devant des dangereuses suites, que les divisions &dissensions pourroient faire naître à l’avenir entre les Electeurs dont noussommes du nombre: nous, après avoir mûrement délibéré en notre Cour &Assemblée folemnelle de Nuremberg, en présence de tous les Princes Elec-teurs, Ecclésiastiques, & Séculiers, & autres Princes, Comtes, Barons,Seigneurs, Gentilshommes & Villes, étant assis dans le Trône Impérialavec les Ornemens en main, & la Couronne fur la tête, par la plénitude dela puissance Impériale, avons fait & publié, par cet Edit ferme & irrévoca-ble les Loix suivantes, pour cultiver l’union entre les Electeurs, établirune forme d’ékction unanime, & fermer tout chemin à cette division détesta-ble, & aux dangers extrêmes qui la suivent. Donné Pan du Seigneur mi!trois cens cinquante - six, indiction neuvieme, le dixieme Janvier, de notreRogne le dixieme, & de notre Empire le second (2).
I. Nous déclarons & ordonnons par le présent Edit Impérial qui dureraéternellement, de notre certaine science, pleine puiílànce & autorité Impé-riale, que toutes les fois qu’il arrivera à l’avenir d’élire un Roi des Romains(Z)pour être Empereur, & que les Electeurs, suivant l’ancie-nne & louablecoutume, auront à faire voyage au sujet de telle Election, chaque PrinceElecteur sera obligé, en étant requis, de faire conduire & escorter sûrement
(1) Cet endroit est un véritable sermon, où l’on fait réclamer l’Empereur contre le#sept péchés mortels.
(2) l,e ni»nuiciit porte !epremier, mais c’est une faute.
(ad l.’Empire ctoit alors fort brouillé par la multitude des prétendans à la dignité Im-périale , & les chemins ft peu sûrs en Allemagne, que l’on ne pouvoir marcher fans es-corte. C’est ce qui donna lieu à ce Chapitre, qui naturellement ne devroit pas être lepremier.