DE PRUSSE, Liv. XXIX. Sect. II. lA?
Boleflas li son fils, qui n’avoit encore que seize ans: les Prussiens enhardis Hist. depar fa jeuncslè, & par les affaires qui foccupoient en Bohême, fie répandi- Prusse,rent dans la Pologne &protégés par le fort de Graudentz qu’ils avoient bâti 9£>7—1531.fur une colline inaccessible à la rive droite de la Viítule, au confluent deFOflà, ils y exerçoient toute sorte de brigandages. Ils déposoient leur butin desPru*à Graudentz même. Boleslas l’assiégea & fut obligé de lever le siégé. Les st ens enPolonois cherchereut à les attirer au combat ; mais les Prussiens faisoient uneguerre invisible: (i) enfin ces derniers, fi fertiles en ruses de guerre, fielaissèrent prendre au piege que Boleflas leur tendit: mais il ne lui fut paspossible de profiter de fies avantages, parceque le paíîâge de FOflà lui avoitenlevé beaucoup de monde.
Boleslas ne survécut pas longtems à fa victoire; il laissa l’Etat en proieaux troubles, auxquels il Favoit livré par le maflàcre de Stanislas, Evêque deCracovie. Grégoire VII avoit lancé fies foudres fur le Royaume : Boleflass’étant vu forcé d’abandonner son trône, avoit fini là carrière fous Fanathê- t rme. (2) D autres événemens non moins funestes , mirent la Pologne au fJns mem-bord du précipice. Les Prussiens voulurent tirer parti des circonstances : ils cent la Pa -menacèrent la Pologne d’une invasion générale, & de fe joindre aux Ruííès i°gne.prêts à secouer de joug. Les Polonois sentirent qu’il falloit ou sauver FEtatpar un coup de désespoir, ou s’enterrer fous fies ruines: s’armer, pénétrer Vengeancedans la Pruflè,le fer & la flamme à la main, avec une impétuosité à laquelle Poít 'les Prussiens ne s’attendoient pas, ne furent qu’une même action; ils détruisi- "rent, ils incendièrent tous les lieux qui fie trouvèrent fur leur paílage : l’éton-nement des Prussiens succéda à leur témérité, ils fuient devant les Polonois,ils font prêts à céder, lorfiqu’ils apprennent que les Poméraniens marchent àleur secours: ils reprennent toute leur audace, rougiflènt d’avoir craint &marchent aux Polonois. Les armées étoient en présence. Uladiflas n’ofe Superstitionhasarder le combat, non qu’il craigne une armée effrénée, mais cetoit le d'Uladìjlas.15 d’Août, fête de l’Aflòmption. Uladiflas, les mains encore teintes du fimgde son neveu, craignoit de prophaner un jour de fête! Heureusement les 1091.combattans n’attendirent pas fies ordres; la bataille fut sanglante: Uladiflasfut vainqueur : (z) la fureur aveugle des Prussiens ne put tenir contre lecourage éclairé des Polonois & contre l’habileté de Sieciech, Palatin deCracovie, Grand Général de la Couronne. Mais après les avoir vaincus, onleur imposa un joug trop pesant: ils le brisèrent, ils égorgèrent les garnisons, Révolte des6t ne doutant point que les Polonois ne revinflènt inonder leurs contrées, Pmjstens.Une triste expérience leur ayant appris à ne plus fe commettre avec eux, ilsf e firent un asyle de leurs forêts, & y transportèrent leurs effets, leurs fa-milles , leurs troupeaux ; ils 1 aidèrent leurs maisons entierement vuides.
Uladiflas & Sieciech n’ofant attaquer l’ennemi dans les bois, ramenoienc
~ (O .Solignac hist. gin . de Poing. Cromer. Voyez notre Hist de Pologne ubi fupr, p. (2 2 4)
Joan. Dlug. Lih. J/l. ad ann. icf>4. (2) Kadlub. hijt. Pol. Crom. J^uliensk. op. posth.
On prés.nd que c’étoît à Víllach, oít ce Prince inconnu étoit réduit à faire la cuisine, &
sa ‘!! ort , s ’étant fait connoître, 011 grava fur son tombeau Hic jacet Boleslas R ex Polo-
r ' r'r r n f‘ nStt StanisM Epijcepi Crritoviens. ; & voyez notre Hijì. ub. Jupr. p. (2Z0) 6f
ym „ , n st' P 3 i 8 C<«mer in prin. Cor. Neugeb. Libr . 3, hist. Pol. Hartknoc/t Í>W" -XIV. N. 7 - de ong. Rdi Chu ín / oL &
T s