SíCT. II.llijì. dePrusse.997 " I 53 I *
Bravourede Tupadel,Dévasta-tion du ter-ritoire deCuhn par iesChevaliers.Victoire desVrnJTíins.
uCS-ia^i.
Construc-tion du châ-teau deBrande-bourg.
Mort deSuantoptlck.
Le châteaude Brande-bourg dé-truit b re-bâti.
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; JS Nnt-îúfígi ensforcés d’em-braffer lareligion.
j6* HISTOIRE DU ROYAUME
le château ; tandis que les siens qu’il animoit, raaísecroient les affiégeans ,il tua le chef des Lithuaniens ; un officier ennemi étoit monté au sommetd’une machine pour la raccommoder, Tupadel lui décoche une fléché Lcloue fa main à la machine. Les affiégeans effrayés abandonnèrent leurentreprise.
Henri de Monte, Chef des Lithuaniens, les conduisit fur le territoire deCulm : ils rougirent la terre du sang des Chrétiens, íirent un butin ineltima-ble & brûlèrent tout ce qui fe trouva sens défense. Halmeric, Grand-maìtrede Prusse,. les suivit jusqu’à Lubec; il les attaqua, les mit en fuite & la vic-toire rlloit se déclarer pour lui, lorsque les Chrétiens se divisèrent : alors lesPrussiens qui se retiroìcnî, revinrent fur leurs pas, détruisirent Patinée Chré-tienne, tueront Halmeric., le Maréchal de Prusse à les principaux Capitaines.
Les Princes d’Allemagnc furent effrayés-des dangers-que couroit la Reli-gion. Le Landgrave de Thuringe & le Duc de Brunswic,, Ochon Marquisde Brandebourg, Primislas Roi de Bohême, vinrent successivement avec destroupes nombreuses pour réduire, le s rebelles ; mais 1a saison & d antres cir-constances les arrêtèrent t tout se borna à quelques faits d’armes particuliers.Le Chevalier Ulric de Magdebourg préposé à 1a garde des bateaux, en com-battit cinq qui vinrent l’attaquer : il n’avoit d’autre arme que son gouvernail& avec cette arme seule il submergea cinquante Prussiens. Le Marquis deBrandebourg ne pouvant pas combattre les ennemis de la.foi,,leur oppose lechâteau de Brandebourg qu’il bâtit à ses dépens.. Vers ce tems mourut Suan-topelck. Malgré ses conseils, son fils aîné sc mit à. la tête des Prussiens,entra dans le territoire de Culm, ravagea l’Evêché de Poméranie, attaquaquinze bateaux des Chevaliers & les presse si vivement que les, matelots nepurent se sauver qu’en jettant dans la Vistule toute leur cargaison. Le Grand-maître & les Chevaliers porterent le carnage & Pinccndie fur les terres duDuc & le sorcerent à demander la paix. Tandis q.ue le Marquis de Brande-bourg & la plupart des Chevaliers de la garnison croient sortis pour dé-vaster la Nattangie, une Prussienne alla donner avis de leur absence. aux.War-miens. Glappon, leur chef, profita de cette circonstance & le château deBrandebourg fut détriiít. L’imprudentCommandeur informé de ce désastre,accourt; tout ce qu’il put faire fut de sauver quelques freres qui sc défera-doient encore dans la tour de bois du château ;, mais son zele ne fut pointabattu par cet échec; il revint avec un plus grand nombre de troupes & re-bâtit le château fur les mimes fonderaens. ( 1 )
Theodoric, Marquis de Missile, touché des pertes des Chevaliers leuramena une armée, entra clans la Nattangie,. s’établit au village de Cierckin,d’où il envoyoit des détachemens ravager le pays, le fer & la flamme à lamain : il, y répandit une. si grande tenseur , que les Nattangiens embrassèrent IkReligion , l’année suivante. Henri de Monte leur chef s’étoit. caché aufondd’une forêt. Henri de Schomberg, Commandeur deChristbourg & íbn frère ;Helvic de Glodbach, étant à la chaste avec quelques gens d’armes, le surpri-rent, le suspendirent.à un arbre & lui percerent les flancs.d’un coup d’épée;Glappon, chef des Warmiens, eut un fort encore plus funeste, 11 aimoit
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