Sect.HI.Hist • dePrusse.i53i-ï 779 -
Traité
iHanme.
Aliancsde
sienne.
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Mécontente-
ment /iu Roitontrc l'An-gleterre.
18S HISTOIRE DU ROYAUME
conformité de sentimens donna lieu au traité dTIanovre. La forme du trai-té étoit défensive & rouloit fur des garanties réciproques. La France & l’An-gleterre s’engageoient d’une façon vague & susceptible de toutes sortes d’in-terprétations", d’employer leurs bons oífices, pour que les droits de la Prussefur la succession de Berg ne reçussent aucune atteinte après la mort de l’Elec-teur Palatin. La Suede, le Dannemarck & la Hollande accédèrent ensuiteà ce traité. La France & l’Angleterre en vouloient effectivement à la mai-son d’Autriche. Dans cette intention ils efpéroient fe servir du Roi pourenlever la Silésie à l’Empereur. Frédéric-Guillaume n’étoit pas éloigné dese charger de f exécution de ce projet. II demandoit, qu’on joignoit uneseule brigade des Hanovriens à ses troupes, afin de ne pas s'engager tout seuldans une entreprise aussi importante; ou que les alliés convinrent avec luid’une diversion, qu’ils feroient d'un autre côté, en même temps qu’il com-,menceroit les opérations en Silésie. Quoique cette alternative parût raison-nable , le Roi d’Angleterre ne voulut jamais s’expliquer fur cette matière."
„ A peine les alliés eurent-ils signé leur traité à Hanovre, qu’une autrealliance sc fit à Vienne entre l’Empereur * le Roi d’Efpagne, le Czar &quelques Princes d’Allemagne. C’est par le moyen de ces grandes alliances,qui séparent PAllemagne en deux puissans partis, que la balance des pouvoirssc soutient en équilibre, que la force des uns tient la force des autres enrespect, & que la sagesse des habiles politiques prévient souvent des guer-res, & maintient la paix, lors même qu’elle elì fur le point d’être rompue.Dès que le.Czar eut signé le traité à Vienne, il fit de fortes remontrances auRoi de Prusiè fur le parti qu’il avoit pris, lui insinuant avec ces efpeces demenaces, auxqueîles les expressions polies fervent de véhicule, qu’il neverroit pas indifféremment, que les états héréditaires de l'Empereur fussentattaqués. Pierre I. mourut dans ces circonstances.”
„ Toute Tannée 1726 se paslà en préparatifs de guerre. Trois vaisseauxde ligne Moscovites vinrent hiverner en Espagne dans le port de St. André..Les Anglois mirent trois flottes en mer, dont l’une fit voile aux Indes, l’au-tre fur les côtes ’ d’Efpagne, & la troisième vers la Baltique. La France aug-menta ses régimens, & créa une milice forte de 60 mille hommes. Le Roise trouvoit dans une situation difficile & embarrasiànte, à la veille d’une guer-re, dont il couroit le plus grand risque , sens assurances de secours de sesalliés, exposé à l’irruption des Moscovites & devenant l’exécuteur d’un plan,qu’on lui cachoir. On avoit désigné les provinces qu’on vouìoit conquérir ,mais on n’avoit pas réglé le partage qu’on en vouloit faire, & pour toutdire, le Ministère Hanovrien du Roi George affectoit de traiter le Roi dePrusse en puissance subalterne. Tant de dangers, si peu d’avantage & cetexcès d’arrogance, dégoûtèrent le Roi du ton impérieux que ses alliés af-fectoient de prendre avec lui, & dès ce tems il pensa à trouver ses sûretésailleurs. ”
„ L’Impératrice Catherine mourut, & Pierre Alexowitz, petit-fils dePierre I, lui succéda. C’étoit un enfant, qui croissoit sous les yeux de quel-ques Bojars attachés aux anciens usages de leur nation, & qui préparoient àce jeune Prince une tutelle éternelle. En Angleterre , George II suc-céda à son père, qui venoit de mourir. Frédéric-Guillaume & George II,