DE S U E D E, Lîv. XXXI. Sect. L
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nar» Roi des Gochs: celui-ci voyant que la guerre ne pouvoir pas finir par Desctìttfrune bataille, proposa un combat singulier au. plus brave des ennemis. Le Iiist. anc.Roi de Ruffie y consentit: il proposa à Hildegar, Halden nouvellement arrivé lie Suede!
de Dannemarck. Halden étoit frere utérin de Hildegar, qui le connoisloit, mais —-— 1
qui n’en étoit pas connu : il fit tout ce qu’jl put pour qu’on lui donnât unautre adversaire; mais ses prières furent inutiles: craignant enfin qu’on ne pritun plus long delai pour un effet de la crainte, ou l’aveu de la vérité pourun ìefus, on vint au combat; Hildegar fut bielle mortellement: alors il sbfit connoitte a Halden , qui ne put point se consoler d’avoir donné la mort àson frere. Olaiis partit de Ruffie, avec le chagrin de n’y avoir pas réussi &ce ne fut pas le seul. il apprit en arrivant en Suede, qu’Ingo son frere avoirséduit Bera sa femme; il plongea son épée dans le sein d’íngo, qui en tom-bant lui fit une blessure mortelle; ils expirerenc cil même teins, & furent in-humés à Upíàl. CO Halden repassa en Dannemarck, après s’être couvert degloire en Russie. Une Princeflè du sang des Rois, lui donna ie trône & f amain: il n’en avoir point d’enfans: il consulta l’oracle, qui lui répondit qu’ilfalloir expier par des sacrifices la mort d’Hildegar ; il eut enfin un fils qussinomma Harold-Hildetan, qui lui succéda. Ingo avoir fixé par un édit, la de-meure des Rois à Upfal.
Le successeur d Ingo fut Ingel son frere, suivant Locœnius, qui applique à j ,ce Piince une paitie des aventures qu on vient de lire fous le régné précé-dent; mais il les raconte différemment: suivant lui,Olaiis,frere d’Ingel,ayantentrepris de J’éclairer fur la conduite de la Reine fa femme qu’il appelle B-r-te , cet avis indiscret fit naître entr’eux une querelle, qui finit par la mort d’In-gel , qo’Olaiis tua. Germunâer , Jerunder ou Jorundar, íìls dln<rel sot nom-mé son successeur : dès qu’il fut monté furie trône, il réclamas se s armes à Gem, n í>! &r.la main, le Halland & laBlekingiç, dontHarold Roi de Dannemarck s’étok 38a ‘ '
emparé: il fe rendit maître de ces provinces, fit la paix & suivit Harold dansfa cour: encoure de faux amis, & fe livrant à une sécurité trompeuse, ilrenvoya en Suede une partie de ses troupes, & s’cndormit fur fes lauriers.
Le perfide Harold l’accabla d’atnitiés; mais dès qu’il le vit fans défense il sefit arrêter. Parmi les prisonniers que Germunder avoir faits, lorfqu’il’ avoicreconquis fes provinces, étoit une sœur de Harold, que le Roi de Suede avoirépousée: ainsi Harold violait en me me tems le droit des gens, l’asyle de1 hospitalité & les liens de la parenté: if fit plus, il foula aux pieds toute jus-cìcg & toute humanité ; il fit pendre ion E^eau-frere à la vue du peuple, qu’ilavoit assemblé pour ce spectacle abominable.
Jlaquìn Rìngo son fils, lui succéda: malgré íà grande jeunesse, il n’afpi-roic qu a venger la mort ignominieusesde son pere; mais, soit qu’il se méfiât Rin l"*”de son emportement, soit qu’il voulût terminer cette guerre par une seule Tr-
action , il mit sept ans à etï flaire secrètement les préparatifs: cependant
(O Locœnius place cet évenement fous le régné d’/Wver,& Torféus donne le nom d’Al-verau trcre dlnp, que le même Locœnius appelle Olaiis. II seroit inutile d’avertir lestesteur? de prendre garde à cette confusion, elle revient trop souvent. Quant à la Clirono-logie, cnaqna Hítorten a presque la sienne. Torféus ne pouvant faire accorder ïes reinesavec ies tems, a 011 raccourci la durée des premiers. Voyez Introd. à t’IIiít. Issiv.
°e Pussendorí T. I V. Cli. I. r