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42 (1780) La continuation de l'histoire du royaume de Pologne, l'histoire du royaume de Prusse, celle de l'empire de Russie et les cinq premières sections de l'histoire du royaume de Suède
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DE SUEDE, Liv. XXXI. Sect. II. 4ai

„ pravées, à leurs débauches & à leur orgueil; qu’ils fe rendent dignes des uist. de„ noms qu’ils portent, qu’ils lassent revivre les vertus & la gloire de leurs Suède. '

„ ancêtres, ou qu’ils cessent de fe plaindre de la préférence que je donne h 800-1415.„ des personnes plus vertueuses, plus utiles au trône & à la patrie. ” Cette '

réponse produisit deux effets ; l’un, que les Seigneurs & les Falkungers mêmeporterent plus d’attention à l’éducation de leurs enfans ; qu’ils furent mieuxinstruits ; que les connoistànces qu’ils leur donnerent des arts, des sciences &surtout de la guerre, les rendirent à l’avenir plus utiles à l’Etat : l’autre effetque produisit la fermeté du lloi, fut d’irriter encore les mécontcns : ils for-mèrent une conjuration, dont on croit que Waldemar étoit l’ame. La Reine I2 g aHedwige alla à Scara dans la Gothie occidentale recevoir le Comte Gerhardson pere, qui venoit à la cour de son gendre. Ingemar accompagnoit laReine : les conjurés saisirent cette occasion : ils s’étoient rendus à Scara ; ilsentrerent dans la maison où étoit la Reine, qui eut à peine le tems de fe ré-fugier dans un monastère; ils mastàcrerent Ingemar, tout ce qui étoit étranger& fe saisirent du Comte de Holstein, qu’ils renfermèrent au château de Jerns-bourg. (1) La crainte que les conjurés n’attentaílent à la vie de Gerhard,obligea le Roi de dissimuler : il écrivit amicalement aux plus dangereux, &il obtint la liberté de son beau-pere : alors le Roi n’ayant plus rien à ménager,lorfqu’il eut attiré auprès de lui les chefs de la conjuration, par de fausièspromeíîès, & en leur témoignant que la fermeté qu’ils avoient montrée con-tre les étrangers, l'avoient convaincu qu’il pouvoit à l’avenir compter fur lecourage & le zelc de fa noblesse, il les fit juger suivant les loix; ils eurent latête tranchée. (2) Vers ce tems-là, le Roi représenta aux Etats asièmblésà Stockholm que les biens annexes par les anciens Rois k la Couronne,étoient devenus, par l’augmentation des dépenses, infuffifans pour soutenirdignement l’éclat du trône: ces représentations furent fort agitées, & il futconvenu d’affigner au Roi, les lacs Meler, Weíer, Wener & Hielmer, leslacs de Finlande & des deux Bothnies, les revenus de la pêche des fleuves àleur embouchure dans la mer Baltique, les grands forêts & les montagnes oùfe trouvoient les mines, tant de la Suede que de la Gothie: on lui céda lestaxes que les paysans dévoient payer, des métairies qu’ils avoient établies furles bois brûlés, après que le tems de franchise feroit expiré : il fut ordonnéqu’on retireroit les biens de la couronne injustement posiedés. Pour levertoute contestation entre les Rois de Suede & de Dannemarck au sujet deslimites de la Gothie occidentale & de la Scanie, on forma un congrès quirégla tout, & qui sixale terme du payement des quatre mille marcs d’argent,que Magnus devoit au Roi Eric. Ce traité fut scellé par le mariage du filsde Magnus, avec la fille du Roi de Dannemarck. Magnus,après avoir pour- 12S5-vu aux affaires extérieures,s’appliqua fans relâche à rétablir le bon ordre dansle sein de l’Etat, k faire exercer la justice & k faire régner les mœurs. Lesnobles s’étoient arrogé le droit d’exiger dans leurs voyages, que les paysansleur fournissent du fourrage, k boire & k manger. Magnus défendit cette vexa-tion fous les peines les plus féveres : il fit des régie mens pour rétablissementdes hôtelleries: il ordonna que les plaintes des paysans contre les voyageurs,

(i) Ititrod. à rilist. de l’Univ. Liv. IV. (O Locœn. loc. cit.

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