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42 (1780) La continuation de l'histoire du royaume de Pologne, l'histoire du royaume de Prusse, celle de l'empire de Russie et les cinq premières sections de l'histoire du royaume de Suède
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D E S U E B E, Liv. XXXI. Sect. Js

Iur d’cnlever la Scanie à Magnas, fans le secours des armes: il efîTr-a dV Hil’ d-bord la voie de la négociation : les deux Rois eurent une entrevue â'War- Suède. ^berg; on produiíìt h Waldcmar une lettre dans laquelle il étoit convenu, q Ue 800-14.15.

ía Scanie n’avoít rien fait que de légitime, cn reconnoiííànt IVIagnus pour íbn ~~-

Roi. Waldcmarhésita point à ligner que laScanic,la Bíeckingie, PYster, *

& Tille d Huen s étoient données à la Suede: il lui-céda encore la Halíandie.-IVIagnus prônait de í'011 coté de donner a Wuldennr des secours dans tou-tes lc.s occasions 6e accorda aux Danois toute liberté de commerce dans laSuede & la Norvvege. Waldcmar en attendant des circonstances plus heu-rcuíes, 11e voulut que gagner la confiance de IVIagnus.

Lc Roi ue Suede entiepiic une guerre inutile contra les RuTcs, pur une Cuîrre omvaine ostentation : pour en soutenir les frais, il augmenta les impbts: la for- treks Rít ï‘aine le fàvoriíù d abord: il s empara du château de Nothebour"- & d'i f ts ‘pays voiíin. Les Russes qui connoiííòient son caractère avide des °rictmllRimprudent, aisé à tromper, I éblouirent, en saìtivu espérer qu'ilsraient Nothebourg pour une somme immense : alors ils lui propôf-Ve^une trêve de deux mois, qu’il eut la facilité d’accepter; dans cet intervalleles Rulfes obtinrent des secours des Tartufes & des Lithuaniens. M.vmuïaccablé pur cette multitude, & trop vain pour demander à capituler,'Ìaìf-ía quelques troupes dans le château, trouva le moyen d’en sortir avec lereste, de fuir honteusement vers la Neva & de gagner la mer: lu mimiìonqu’il avoit 1 aillée, fut massacrée, 6t. pour empêcher que les Russes^ne dé-solassent la Finlande, il suc obligé de leur céder une pâme de h CarélR-ce qui occasionna dans la fuite de grandes difficultés, lorfqua iâ mîx en’tre les Russes & les Suédois, on voulut fixer les limites des deux Emoi-Te-'. (i) Cette guerre avoit entraîné beaucoup de. dépenses, LMâmâus'uvoìccontracté des dettes : pour les payer il.mit de nouveaux nimbes; 1 st en-gagea des Domaines de la Couronne. Henri Comte de Holfkìo pré ta une.lemme considérable fur la ville de Calmar: les peuples murmuroient; la con-duite licencieuse du Roi aigrit encore leurs esprits: infidèle à son éoouíéqui de ion côté ne parole pas lui avoir été fort constante, il íe ‘lìvroità de volages amours, & même à des amours infâmes : fimm-dit lancé : vr .contre lui par FArehcvíque ÍUpûl, Ie s conseils tic ses

fentations. des Sénateurs , ne firent que i exciter h de nouveaux excès ■ h con ^^ts deces malheurs se joignoic une maladie pestilentielle. II fut ordonné

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gemens dans les monnoyes qui en altéroienc la valeur: les Sénateurs eífra- £ ' /<r

yés de voir le Royaume se, précipiter vers fa perte, pour arrêter les progrès e»e.du mal, associèrent au trône, Eric fils de IVIagnus: cette adjonction driffir-au Roi, qui par une espace de vengeance, créa Duc de Suede, ou

Benoît fils d’Algoth, juge dans la Gothie occidentale, jeune gentilhomme^qui jouissoit de la confiance du Prince, & de lamifié. Ia plus intime de laReine. Eric chafia ce favori qu’il détestoit: Blanche fa mere en fut íì irri-tée, qu’elle partit auffitôt pour aller demander à Waldcmar, Roi de Dm-nemarck, des secours qui missent .Magtius en état de rétablir A>oth. Eric.ayant rencontré lc favori & mis son escorte en déroute, le tua.

(,x) Lttm. L®. Z> Ilist. suce. in vit. Mag. Svttík.

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