5 03 . HISTOIRE DU R O Y A U M Ê
Suct. III. carlie pour contenir les paysans, & se tint à la tête de son armée pour em-Hist. de pêcher les mouveincns des Catholiques.
i U h% 6 Christiern ayant appris la perte de fa flotte, leva le siégé d’Aggerhus: il14H-15 o, p r j t j ; oute à i a Gothie occidentale pour pénétrer en Suede ; mais le che-Sitwuion min lui fut coupé par trois mille chevaux Suédois. Preste parles Suédoisdésespéréscle & par les Danois, il se jetta dans la ville de Kongel & s’y retrancha : investiChristiern : j e tolls c ô t és, entouré de montagnes couvertes de neige, fans vivres, fans}a/smer munitions, il s’en prit à shure Johanson, qui par ses conseils l’avoit engagé
Thureja- dans cette malheureuse guerre; il le fit venir, il l’accusa de s’être entendufianson, avec Gustave, & lui demanda avec colcie, s il regardoic comme des escadronsde femmes, ces troupes qui couvraient les frontières de Suede? (1) Le. Grand-maréchal voulut répondre : Christiern lui ordonna de se retirer & lelendemain le corps de Thure Johanson fut trouvé dans les rues de KongelChristiern ^ aIls ^ te ’ Christiern réduit aux plus grandes extrémités, fit semblant deest forcé de vouloir palier la riviere pour aller combattre les Suédois; ceux-ci attirés parJe rendre, cette ru(e se précipitent fur la riviere qui étoit gélée; la glace, comme l’a-volt prévu Christiern, rompt, & plusieurs Suédois furent noyés: mais cepetit succès ner-lui servit de rien; ses troupes périssoicnt faute de subsistan-ces ; la plupart désertoient ; ses soldats ne connoissoient plus d’ordre, sesofiiciers pastòient dans f armée ennemie, & donnoient leur liberté pour dupain. L’évê-que d’Odeníée, touché des malheurs d’un Prince qui avoit étéIon Souverain , Pexhorta de se rendre, de venir à Coppenhague, où son on-cle se laisièroit infailliblement fléchir; il lui promit que fi Frédéric ne luiaccordoit point des conditions honorables , il s’engageroit de le ramenerìi Kongel: • ..
Conduit à Christiern traita avec ce Prélat & obtint un sauf-conduit pour GustaveCoppenîia- Trolle qui se retira à Lubec. Ce Prince, qui avoit si souvent violé les fer-frue,oàilest mens i es pi us sacrés, se remit avec confiance entre les mains de l’Evëquel’durTrste cì'Odenfée, qui le conduisit à Frédéric; mais quelques prières qu’employát'de ses jours, ce Prélat, Frédéric refusa de tenir la capitulation, traita Christiern commeson prisonnier, & le retint prisonnier le reste de ies jours: il vécut encorevingt-sept ans;> fin trop heureuse pour un tyran, qui pendant ces vingt-scptans, s’il les eut passés fur le trône, eut fait couler le sang d’une partie de sessujets; mais ce ne fut qu’au bout de quatorze ans qu’il consentit à une re-nonciation à ses trois Royaumes, & alors Christiern III lui permit de sortirpour prendre le plaisir de la chasse ou de la pêche ; il lui donna le châteaude Coldingen pour sa demeure, lui assigna quelques revenus, & le fit sur-veiller par le Gouverneur, qui répondoit íur fil tête de la personne du Roi (2).Gustave Trolle forma une ligue avec la Régence de Lubec, ennemie plusimplacable du Roi de Suede que Christiern même , & avec le ComteChristophe d’Oldenbourg, cadet de cette maison. (3) Ta Régence vouloiravoir le commerce exclusif de la mer Baltique, & principalement à í’exclu-íion des Hollandois. Comme ceux-ci avoient donné quelque secours àChristiern, les Lubecquois sadrefíèrent à Frédéric, qui leur promit fa pro-
(1) Locten. in vit. Gust. L Lib. 6 - Mst. Suer. (2) Voyez l’hill. du Dannetnarck.
(3) Ihss des révol, de Suede, Tom. 2, p. 24,