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42 (1780) La continuation de l'histoire du royaume de Pologne, l'histoire du royaume de Prusse, celle de l'empire de Russie et les cinq premières sections de l'histoire du royaume de Suède
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HISTOIRE DU royaume

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SliCT. IV.Ilift. deSuede.1560-1610,

Peerson excite son ca-fnQt.rt atro-ce N /bible.

Jl se ìhreà l'injulliceÉ? à lacruauté ».

vocation n’avoit d’autre objet que de donner une apparence de justice auxatrocités qu’Eric commettoit tous les jours, par les conseils de ícs dignesministres. II inícrivoit fur des tablettes les noms des seigneurs qu’il desti-noit à la mort, ou dont les biens dévoient être confisqués au proSìt de leursaccusateurs. Ses jugemens iniques n’avoient d’autre loi pour base que favolonté; il érigea un tribunal de sang, qui n’étoit que l’organe des résolu-tions arbitraires du Prince : on n’y entendoit point les parties, on les con-damnait fur les délations: on tendoit h ceux qui fe défendoient des piégés iiemba’rraíïïms, que le meilleur droit fuccomboit; si l’on n’y perdoic pas lavie, il fhlloit la racheter de toute ia fortune: li quelqu’un oioit demandereu’on adoucît la rigueur extrême des loix, c’cn étoit assez pour mettre le Roic n fureur: les biens de l’accufé fe partageoient entre le délateur & les fa-voris. Les récompenses promises à ia délation devinrent une source demeurtres & inspiraient la terreur à l’innocence, & la sécurité au crime : les-anciens ministres de Gustave croient privés de leurs emplois &. remplacés parde vils flatteurs., des bouffons, des calomniateurs, des scélérats, qui, tirésde la fange, sc méconnoiíîòient eux-mêmes & devenoient par leur insolence& leur fierté, le fléau des honnêtes gens ; la plus grande partie des revenus.de l’Etat étoit prodiguée aux courtisanes, aux espions & aux gens les plusinutiles; les soldats & les ministres éroient dans l’indigence, Lt st quelqu’unaprès trois, quatre & même cinq années, demandoit une partie de ce qui luiétoit dû, le Roi le renvoyois à son trésor, qui fe trouvoit épuisé & aveclequel il falloic composer. Le Roi s’en prenoit à fes trésoriers, lorfqu’il'manquoit d’argent, & les condamnent comme coupables du vuide qui fetrouvoit dans le trésor, tandis que ce vuide n’étoit occasionné que par lesdépenses inouïes du Roi: il avoir ordonné qu’on tirât le canon fur la cava-lerie Allemande qui étoit en Livonie, parce -qu’elle demandoit^fa paye, &les cavaliers enflent été maíîàcrés, s’ils n’avoient pas pris leurs íuretés. Ericn’avoit que du mépris pour les principaux de l’Etat & pour ceux des ci-toyens qui montraient quelque amour de la liberté: pour assoiblir leur pou-voir, il les exposoit à des dépenses inévitables, par des convocations fréquen-tes des Etats, par des voyages multipliés, par des guerres continuelles, &par l'entretien des cavaliers : s’ils osaient demander quelque grâce à cetégard, il les trairait comme des rebelles: lorfqu’il hésitoit à les punir parla crainte des événemens, Denys. Beurre lui perluadoit,. qu’asin d’empêchcrque la surabondance du sang n’occasionnât au corps entier des maladies mor-

telles , il falloit en répandre une partie.

Jl accuse kc Pendant la séance des Etats àUpfal, le Roi fe retira au château ^de Svvart-

principaux si 0 , fous prétexte qu’il n’étoit point en sûreté à Stockholm: aussitôt Suantede r Etat de gfure, Eric son fils, Steen Ericson & 8 te en Banicr, fureiu arrêtés par sontrahison*- ordre, avec.Ivar Ivarfon; il cita au tribunal d’Upstst plusieurs autres sei-gneurs. , U voulut néanmoins conserver l’apparence de la clémence & de lajustice; ii fe fit amener Suante Sture, & après savoir longtems interrogé ilPembrassa & le déclara innocent : il n’en fut pas moins obligé de comparaî-tre ata tribunal d’Upfal, où Denys Beurre & Peerson l’accuferent des crimesles plus graves : ils firent intervenir un Pierre Sartro, marchand de Colberg,qu lis avoient suborné & qui affirma qu’étant. en Poméranic, il avait décou-