DE SUEDE, Liv. XXXï. Sect. IV. 553
géde contributions les sujets du Roi, déplacé ses ministres, changé la forme Hisi dede l’administration, rejetté les ordres du Roi, frappé la monnoye au nom Suede.du Duc Charles, défendu les appels au Souverain, enfin d’avoir violé de 156016m.
mille maniérés, la fidélité jurée & manqué à la majesté Royale. Les Ara- —:-
baíîàdeurs de Sigismond demandoient au nom de leur maître une réparationpour chacun de ces articles. Le Duc Charles répondit au nom des Etats & L e q ucau sien, qu’il étoit bien étonné que les Polonois si mal instruits des affaires soutient lesde la Suede fe fufîènt chargés de les régler; que les accusations, qu’ils in-tentoient contre lui & contre les Ordres de l’Etat, ne méritoient aucune at- deSudercs-tendon, puifqu’elles n’étoient appuyées d’aucune preuve ; que cependant it ping.vouloit bien justifier les Etats & lui: il leur prouva que l’aílèmblée de Su*dercoping étoit juste & légitime; qu’il ne s’y étoit rien passé, rien arrêté quiblessât la fidélité & l’obéiílànce que des sujets doivent à leur Roi, ni la ma-jesté du trône : il fit voir que, quoique le droit de convoquer les Etats ap-partînt au Roi, c’étoit lorfqu’il étoit dans le Royaume, & cita les exem-ples des Etats assemblés dans l’abfence d’Erìc XIII, de Jean II, pour la con-servation de l’Etat & pour avertir ces Rois de leurs devoirs , qu’ils fem-bloient avoir oubliés: qu’il n’avoit point été fait des loix, mais qu’on avoitmaintenu les loix anciennes, celles surtout qu’on avoit foulées aux pieds.
Charles enfin récapitula tout ce qui s’étoit fait dans cette assemblée & íìcvoir aux Ambassadeurs qu’on n’avoit fait que ce qu’on devoir faire. (1)
Sigismond, peu de tems après accusa personnellement le Duc, qui ré-pondit d’une maniéré victorieuse à tous les chefs d’accufation; mais bientôtce Prince eut à combattre un ennemi plus dangereux ; il fut mauvais gréau, Sénat de savoir empêché de réduire par la'force des armes, Nicolas QuerellesFlemming, qui refufoit de lui obéir; il soupçonna les Sénateurs d’être d’in- entre k Ductelligence avec les Finlandois; quelques-uns devant les Ambassadeurs de Si- & íe Sénst.gismond avoient paru chanceler, & rejettoient fur le Duc tout ce qui s’é-toit passé dans rassemblée de Sudercoping. Le Duc reprocha au Sénat des’attribuer un pouvoir absolu, de chercher à le brouiller avec le Roi, afinde les perdre l’un par l’autre,& de fe rendre maîtres du Royaume & il pro-testa qu’il vouloit fe démettre de l’administration. II assembla les Etats àArboga, pour le mois de Février suivant: il devoit y avoir une conférenceentre les Suédois & les Moscovites au sujet de la cession de Kexholm: leDuc y envoya le perfide Suercherfon, qui paroissoit lui être fidèlement atta-ché & qui le trahiílòit auprès du Roi,- comme il trahisioit le Roi auprès deson oncle. (2). Le Roi profita de la mésintelligence qui avoit éclaté entreles Sénateurs & l’Administrateur, que plusieurs Seigneurs abandonneront &contre qui ils formeront une ligue avec le Sénat. Sigismond écrivit aux Sé-nateurs, que puisque le Duc Charles quittoit l’administration, il les en char- u Dwgeoit; qu’il excluoit absolument son oncle du maniement des'affaires : il quitte l'ai-leur enjoignoit de fe conduire conformément aux loix de la nation, ordon- winistra.noit a fes sujets de leur obéir, & leur défendoit de fe trouver à l’Assemblce tm ‘d’Arboga. Charles déclara traîtres à l’Etat tous ceux qui ne fe rendroient
(1) Voyez les deux discours du Duc Charles dans Locœn. L. 7. p, 452, 453, 454»
455» 456, 457» 45», 45í>« (2) PuffeudoríT loc. ci t.
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