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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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HISTOIRE DE II G L L A N D E

terre.

L'Ambas-sadeur duRoi deDavne-

Skst. IX. la témérité à se persuader qu’on pourroit subjuguer ccs farouches Infulat-Hist. de res, av ec les mêmes armes qui ne pou voie» t dans le continent soumettre

les sujets du Roi d Espagne. Ce dessein, tout ex-cravagant qu’il étoic,

15 4- 593- pj a jf 0 j £ à l’orgueil Espagnol & avoir été reçu avec enthousiasme par le-l.e Duc de Conseil de Madrid. On armoit dans tous les ports, on équipoit la-Parmepro- flotte la plus formidable qu’on eût vue depuis longtemps fur l’Oséan..^expédition Elisabeth n’ignoroic pas, que ces forces maritimes menaçoient son Royau-e» Angle- me. Elle ne fut point trompée par les propositions de paix , que Phss

lippe faisoit pour lui donner de la sécurité. Elle tâcha, au- contraire,,

de prolonger la négociatiòn, de différer raccommodement sous diversprétextes , pour avoir le temps de se mettre en état de défense. Unévénement imprévu donna de nouveaux embarras aux Confédérés. Le Roide Dannemarck avoir offert fa médiation, il en avoit chargé Cajus Rantzow.

Celui-ci traversoit la Flandre escorté-par des Espagnols, qui furent atta-qués par un parti de Flamands. Ceux -ci ne eonnoissoient pas le Négocia,teur ; il fut tué dans le combat par un soldat Dollar,dois. Cette méprise futma’rck" tué traitée comme un attentat contre le Droit des Gens. Le Roi de Danne-par un marck en fut si irrité, qu’il sic arrêter au passage du Sund sept cens vaifléauxparu de Hollandois , qui alloient trafiquer dans la Mer Baltique. Les Confédérés.Flamands. couro i e nt le risque d’être affamés, s’íls n’avoient pris le parti d’arrêter eux-mémes, tous les vaiíîèaux Anglois & François, qui naviguoient fur leurcôte, & de les forcer à-vendre dans leurs marchés les provisions dont ilsétoiencchargés: quant aux vaiíîèaux arrêtés à Copenhage, ils obtinrent leur liberté;pour une somme modique.

Cependant la négociation continuoit toujours entre les Cours de Londres& de Madrid-; Elisabeth feignoic d’inviter les Confédérés à fe ranger fous-l’obéiffance du Roi d’Elpagne. Ceux-ci la fupplioient de ne pas leur im-polèr une loi si dure; ils lui représentoient , que les Espagnols n’avoient pas• conclu avec eux de traité qu’ils n’euíìènt violé; que la paix qu’ils leur

offroient, n’étoit qu’un piege pour les exterminer; ou-pour les faire gémirdans la servitude la plus cruelle ; que quelques fermens que sic le Roid’Efpagne, d’observer les conditions qui /broient arrêtées, il sauroit pourquelque argent s’ën faire relever par le Pape; qu’áinsi le nom d’Elisabeth neseroit que Finstrument d’un parjure, & de la vengeance des Espagnols. Mal-gré ces remontrances, elle envoya-des Négociateurs en Flandre, comme si sesprojets de paix eusiènt été sincères.

Tel étoit l’état des choses, lorsque la flotte Espagnole parut & sixa l'in-certitude , où l’on étoit sur le but de cet armement. Cette flotte étoit sinombreuse & si bien équipée, que les Espagnols lui avoient donné le titraà"Invincible. ( 1 ) Au relie , Lé n’est pas la feule fois' que leur vanité adonné c-e nom fastueux, ù des armées navales qui ont été battues. Le RoiPhilippe n’avdit pas eu de peine à mettre le Pape dans ses intérêts, & ài'animer contre- Elisabeth. Elle étoit fille de Henri VIII, & d’Anne deBouler, ; ce mariage avoir été cçndsmné par la Cour dé Rome. C’en étoit.

à». 1588'.

La {TotteEspagnolenet enmer.

Q) Reidanus Liv, VIII*