OU DES PROVINCES UNIES, Liv. XXXIII. Ssct. XII. 2Zk
long & manifeste déni de toute justice, fou honneur & son intérêt 1 avoient Hijl. deforcé de prendre les armes , pour le soutien des droits de la Reine & de Hollande,ceux du Dauphin. Il leur fie en même temps remettre un écrie, qu’il 1667-169,7.avoit fait composer par les plus habiles jurisconsultes, fous le titre deTraité des droits de la Reine Très-Ckréúenne , Marie Therese d'Autrì *este, fur divers Etats de la Monarchie d'Espagne. Ces droits é t oient dedeux fortes: les uns regardoient !a succeíîì011 entière d’Espagne, encasdemort de Charles II, fans ensims; & les autres le Duché de Brabant, le Discutées.Marquisat d’Anvers, la Seigneurie de Malines., une partie de la Flandre& du Luxembourg, les Comtés de Hainaut & d’Artois&e. échus à.iaReine par la .mort de Dom Balthasar son frere (1). Elie avoit renoncéà ces droits, par le Traité des Pyrénées, lors de son mariage; mais lesjurisconsultes avoient décidé que cette renonciation étoic nulle. Le Pen-sionnaire de Witt setoit fort intrigué pour engager les Espagnols à unaccommodement,,& peut-être y fut-il parvenu, si on lui en'eut laiífé letemps. Ce grand homme fie part au Roi du mécontentement de la R Mccouten-publique au sujet de son entrée dans les Pays-bas, & se'plaignit des tement &impositions que ce Prince avoit mises fur les marchandises de Hollande, plaintes deLouis daigna fe justifier fur ces reproches. II ménageoit encore la Hol-lande & l’Angleterre, pour les empêcher de s’oppoí'er à ses projets. Son que ’dessein étoit de pénétrer dans les terres d’Espagne, avant qu’elles fuíîenten état de défense. II étoit bien assuré que ces deux Puisiànces ne luiseroient d’aucun obstacle; il íavoit que les Etats Généraux objectaient au.Marquis de Castel - Rodrigo , Gouverneur des Pays-bas Espagnols, qui■imploroic leur secours, que ce feroit rompre les négociations de Bréda,cù la République étoit fort appuyée par les Ambassadeurs de France, &
.que d’ailleurs ce feroit indisposer cette Puistànce , sans -qu'on eût destroupes à lui opposer (2).
' Vers la fin du mois de Mai, Louis à la tête d’une armée de trente- h gantéscinq mille hommes, parut devant Armentieres & Charleroi, qui se ren-de J Louisdirent. Le Marquis de Castel - Rodrigo redoubla ses cris, & tâcha de A 7 V.faire sentir aux Etats Généraux., ce qu’ils avoient à craindre d’un Princequi se jouoit de staminé, des droits du sang & des Traités des Pyrénées& de Munster: il leur disoit que la conquête des Pays-bas Espagnolsn’étoit qu’un acheminement .à ceile des Provinces - Unies. II en donnoitpour preuve la proposition que Louis avoit fait faire à la Reine douai-rière d’Eípagne , de lui céder Cambrai & de le íaisler agir contre tousceux fur qui il avoit des droits à exercer; promettant de ne Lire aucunacte d’bostilhé contre l’Efpagne. .Castel - Rodrigo propofoit à la Répu-blique de joindre leurs forces contre l’ennemi commun. Néanmoins lesEtats firent demander à ce Monarque quelles seroient les conditions dontil voudroit fe contenter pour s’accommoder avec les Espagnols ? Louis
fi) Con tin. de l’Abr. de Mezerai T. VIII. Abr. Chroa. de l’Hisl. de France duprés. Ilenaut.
(.a) Leures & Méai. d’Estrades T. V.
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