-74 HISTOIRE D E H O b L A N D E
Sp.ct. XII. Les Magistrats, pour détruire les faux bruits répandus parmi le peu*Ilist. de pie , qu’iïs vouloient fe rendre aux François , & qUe le bled manquoic
I 1 si< 57 -'i 6 o-.- d ans k v ^* e » publièrent une déclaration, portant, qu’attendu la résolu-1 7 tion que Leurs Nobles Seigneuries avoient prise dans leur Conseil , deprotéger & de défendre par tous lès moyens imaginables , la Religion& la Liberté de cette ville & de ses habitans , & de n’épargner à
cet effet, ni leurs biens ,• ni leurs vies , & qu’elles font persuadées queles vivres & les grains qu’on y a amassés en abondance , & dont l’en-ftemi est dénué , contribuent à ce- dessein , il est défendu à tous & àc-hacun en particulier , de transporter des grains hors-de la ville & de :fa- jurisdiction , sans avoir donné bonne & suffisante caution, que ces-grains ne seront transportés en aucun lieu que ce puisse être , qui soie*au pouvoir de l’ennemi , sous peine de confiscation & de punition cor-porelle (' i ),
Louis maî- Les provinces de Gueldres , d'Utrechc & d’Overyísel étoient au^
tre de trois pouvoir du Roi de France; celle de Groningue St des OmmelandesProvinces .- àoit prête à succomber. La Confédération des Provinces-Unies n’era-braíìbic plus que la Hollande , la Zélande & la Frise. Le Pensionnairesentoit la faute qy’il avoir faite de ne pas - prévenir ces maux , enengageant les Etats-h acheter des Alliances à quelque prix qu’il en *
fût. Tout étoît dans la consternation & le découragement. La Prin-cesse Douairière d’Orange- demanda aux Etats de Hollande; qu’il lui tuepermis de prendre fauve^garde du Roi de France, pour ce qu’ellepoífedoit dans la Haye ; mais on rejetta fa demande. On parla de
capituler avec les deux Rois. Le Pensionnaire persuada aux Etats de
Hollande, d’envoyer une Ambassade à Louis XIV, pour savoir à quelprix il voudro.it mettre la paix. Cette proposition fut portée aux EtatsGénéraux : toutes les Provinces l’ádopterent ; la Zélande ajouta qu’il •faudroit faire une semblable députation au Roi d’Angle terre-, aiìn definir à la fois avec les deux- Couronnes.- François Terrestein , van
llallewin Conseiller à la Cour de Hollande, & Everard van Wcrdefurent envoyés en Angleterre; mais on leur répondit, que les deuxRois étoient convenus mutuellement de ne íaire aucun Traité , ni derien conclure avec l’eimemi commun ,, fans le. consentement 'des deux-parties.
On prétend que le Prince d’Orange agiífoit secrètement auprès deCharles II, & qu’il offroit de reconnoître partout ,1a supériorité duPavillon Anglois, de donner cent mille- livres par an, pour la libertéde la pêche , & Surinam en propriété -, quatre millions à payer entermes convenus , de donner la ville de l'Ecluse en ôrage pourl’observation des conditions : qu-il seroit convenu que le Prince d’O-range fe réferveroic la* Souveraineté fur les Provinces - Unies : le tout'à condition que le Roi d’Angleterre seroit fa paix avec les Etats, & n’affiste-roit plus la France. 11 étoit dit que, lorsque le Roi d’Angleterre aurok
(j) Hifl. de s Prov. Unies, ubi supra.