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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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•OU DES PROVINCES UNIES, Liv. XXXIII. Sect. XII. 289

■de regarder de íang-froid toutes ces horreurs. Simon S.imonides, Ministre Hist. deforcené, présent à ce spectacle, fit le lendemain l’éluge de cet aíïàlfinat & Uolîsnde.avança que Dieu réservoit des récompenses à,ceux qui y avoient eu part. l66 ?' 1 ^Un autre Ministre qui tenoit fa fortune du Ruward , ferma fa porte à Les gensson épouse., qui venoit, demander un asyle à cet ingrat. A peine l’eut-il à"égliseapperçue, qu’il lui dit brusquement de se retirer , parcequ’il ne vouloit pas élo£eêtre mêlé dans cette affaire. monstres,

A minuit les Etats envoyerent quelques cavaliers. Les] domestiques desde Witt détachèrent les cadavres & les porterent dans la maison du Pen-: stonnaire. Ils étoient si mutilés qu’il eut été difficile de distinguer aucun deleurs traits; ils furent transférés la nuit suivante, dans le caveau de Jean deWitt, escortés de quelques gens à cheval, fans qu’aucun de leurs parens& amis osât fe trouver à ce . convoi. On déposa leurs armoiries, chez le q„ j es en .marguillier, en attendant qu’un temps plus heureux permît de les met. terre.tre dans. legljse. La populace força la maison & .brisa les armoi-ries (1).

Les Etats de Hollande avoient écrit au Prince ; il fe transporta à laHaye. On lui demanda de quelles, peines on devoit punir .cet ulFaffinat ?

• II répondit que cette action ayant été commise par les principaux bour- Guillaumegeois, il pourroit.y avoir beaucoup.de danger.» sévir contre eux, & l’on empêcheremarqua qu’aucun des meurtriers ne fût cité en justice (2). Cependant we lesl’histoire remarque que les auteurs de cette sanglante tragédie périrent nteurtrten.misérablement. Van.Bankem, nommé par son Aheílè. Baillis de Ja Haye,

}ut condamné quatre ans après pour ses malversations à.perdre la tête. Ver-hoef s’étant rendu coupable de.plusieurs crimes, fût condamné à être fouettépubliquement. Tichelaar ayant été fait Substitut du Seigneur de Heen Leurstnyliet, sot démis de son emploi pour quelque firipennerie ; mendia wl tragique.longtemps dans les rues de ia Haye fans que personne en eût pitié, il mou.rut dans . la misere. Van .Valen périt plus misérablement encore : maisGuillaume III jugeant, .comme un de ses successeurs,que tout cela fût arrivépar amour pour lui, ne poursuivit point la vengeance des de Witt. Cor-^ ,

neille étoit grand homme ,de mer, son frere était un plus grnid homme deuxencore: , les Historiens contemporains exaltent la vivacité de son.esprit, la , frétés.solidité de son jugement., son éloquence persuasive, son habileté pour lesnégociations A.pour les .affaires du gouvernement., qui J’avoient rendul’oracle des assemblées de l’Etat. II avoit rendu de grands services à laRépublique: il mit un si grand ordre dans les finances,. qu’après qu’il'fesot démis, de fa .charge, les Etats, de Hollande le. prierent.de. leur donnerpar écrit, une. idée des ^opérations qu’il avoit suivies. .Temple, Anglois &ami de Guillaume III,.avoue lui-même qu’il n’avok jamais vu : personne àqui les différens intérêts des Princes fussent mieux connus. .Grand mathé-maticien , il donna, une preuve de son savoir, lorsque contre le sentimentdes pilotes » il fit heureusement mettre en mer d’un endroit du Texéí

(0 Hjïl. du Stadhoudernt par M. P Abbé Raynal.

( 2 ) Hiít. des Provinces - Unies T. 111. Abrégé de PHist. de la Holl. T. III,

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