3io HISTOIRE DE H O L L A N D E
&lct. XII. Prince d’Orangc. d’inspirer cette lenteur aux Alliés, dans la crainte devo ‘ r 6nir la guerre. Les LE. GG. déclarèrent que fi le i de Novembre,1667 -^ 1697 . ^ Ministres. des Alliés ne fe crouvoient point au congrès, iis commence-....... _ roient à traiter avec les Ministres de France , pour eux en particulier.
Alors arrivèrent les Plénipotentiaires de Dannemarek, qui furent bientôtsuivis de ceux d’Angleterre. La goutte retenoit k Cologne Kinski, secondPlénipotentiaire de l’Empereur. . Don Pedro Ronquillo attendoit son équi-page à la Haye : les Ambaslàdcurs de l’Electeur de Brandebourg ne firentparc de leur arrivée que le 24 Décembre (1}.
Cependant Ruiter ayant reçu ordre d’arrêter tous lès vaisseaux qui fai-soient voile à Messine, fut informé que les Espagnols a voient repris auxFrançois la petite Isle d’Ibiso. Peu de temps après il apprit qu’on avoitvu trente-un vaisseaux, qu’on croyoit être la flotte Françoise équipée àToulon, pour soutenir la révolte des Siciliens. II avoit reçu peu de joursavant, une lettre du Roi d’Efpagne , qui lui annonçoìt que les EE.GG. avoient prolongé de six mois, le temps qu’ils lui avoient fixé pourtester en biciie.
Les galères du Roi d’Espagne se joignirent avec la flotte Hollandaise le5 de Janvier, mais elles furent bientôt séparées par le vent. Le 8, Ruiterdistingua la flotte Françoise composée de trente vaisseaux, dont plus demoitié étoient de cinquante à quatre-vingts pieces de canon. Les Espa-gnols avoient dit k Ruiter que la flotte ne devoit être que de douze vais-íeaux de guerre & de dix-huit ou vingt vaisseaux de transport (2).Comme il ne comptoir pas fur les galères Espagnoles, parcequ’elles nepouvoient pas tenir la mer, contre les vaisseaux François, & que par-là illè trouvoit réduit à la flotte .de la République, il hésita fur ce qu’il avoitk faire; mais l’honneur du Pavillon & fa réputation l’engagerent à chercheri’ennemi, Du Queíhe commandoit la flotte Françoise: il divisa son arméeen trois escadres: il se réserva le corps de bataille; il donna Pavant-gardeau Marquis de Preuiìli dTIumieres, & l’arriere- garde k Cabaret. Ruiterpartagea çuffi fa flotte en trois corps, chacun de six vaisseaux: Pavant-'garde fut commandée par la Vice-Amiral Verschoor , Parriere - garde■Cofì'bat de P ar I e Vice-Amiral de Haan ; il se réserva le corps de bataille. Lesiles ne. * François ne pouvoient continuer leur route k Messine, qu’en se frayant unpassage au travers de la flotte Hollandoise. Du Quesne, le Ruiter de laFrance, fondit sur les Hollandois avec tant de violence, que jamaiscombat ne fut engagé avec tant de promptitude & de vigueur. II fut
Valeur & terrible de part & d’autre. Ruiter écrivit aux EE. GG. que de fa vie
victoire de il ne s’étoit trouvé engagé dans une fi rude bataille. L’avann-garde desRuiter. Hollandois plia après trois heures de combat. Le Chevalier de Tourville,k la faveur de son canon & de la fumée, conduisoir un brûlot au vaisseau
de Ruiter, k travers un feu terrible; mais Ruiter en ayant abattu le mât
de hune, le força de se brûler sans effet: il démâta un second brûlotqui venoit k lui, tua le 'Capitaine & 1 on fut encore obligé d’y mettre
(1) Négociations de la paix de Nimegue.
(2) Hiít. des Prov. Unies, .par le Clerc T. XV»