OU DE S PROVINCES UNIES , Liv. XXXIII. S*ct. XIII. 3 Ô?
ques Provinces s’y étant opposées, on s’étoit arrêté à celle de Feldt-ma- m/t, deséchai & de Général de la cavalerie & de l'infanterie. A la sollicitation; de Hollande,la Frise le Prince de Naílàu avoit été fait Général de l'insanterîe. On luiavoir imposé des conditions qui ne lui laiíîòient, pour ainsi dire,. que le titre jour*™
& la dignité, fans pouvoir; encore laZélande avoit-elle fait des protestations,-*—
Il fit la campagne de 17©4 en cette qualité, mais il ne se pasia de remar- Gànéralatquable dans les Pays - bas, que le bombardement de Namur & de Bruges. de
Mais fur mer les Anglois & les Hollandois s’étoient rendus maîtres de au PrinceGibraltar; quoiqu’il n’y eùt que cent hommes de garnison, ils auroient de Najjsau.échoué dans leur entreprise, si le hazard ne fût venu à leur secours. Le GibraltarPrince de Heílb avoit fait du côté de terre des efforts incroyables; la ies
Flotte avoit tiré quinze mille coups de canon inutilement. Des matelots k A 8demi-ivres s’approcherent du môle dans des barques; soit qu’on ne leseût point appereus, soit par mépris, il ne partit pas un coup de canon dumôle: ils y montent & Beffroi saisit les canonniers: les matelots maîtres dumôle, font soutenus par des troupes & Gibraltar est aux Anglois fi). Leur Succès Jeflotte fut attaquée íàns succès près de Malaga, par le Comte de Toulouse,
L’Archiduc écoit débarqué en -Espagne avec le titre de Roi, soutenu de e ” nSthuit mille Anglois & Hollandois aux ordres du Duc de Sehomberg.' II &conquit en six semaines les Royaumes de Valence & de Catalogne. LeComte de Peterboroug força Barcelone à capituler ; ls Comte de Testé vou-lut reprendre cette ville, avec le Comte de Toulouse qui bloqua,.le portavec la; flotte; mais la flotte Angloise qui parut, les força de renoncer à leurentreprise.
Cependant Villars qu’on avoit rappellé , empêchoic les Alliés de pénétrer Ann. 1705.dans la Champagne, comme ils en avoient formé le projet, & obligea Mari-borough qui projettoit de 1 attaquer, de fe retirer ; il força les lignes de les
Weissembourg. Le Marquis de ConíLns prit Hombourg ; mais le Prince de François,.Bade força les lignes de Haguenau.
Marlborough fe plaignoit des obstacles que les. Députés des EtatsGénéraux opposaient à tous ses projets : ils l'avoient empêché depuispeu d’attaquer l’ennemi près de Bruxelles ; on en murmuroit à Londres& en Hollande même. Les Etats envoyerent des Députés au Parlement,
& l'on promit à la Reine que les troupes de la République agiroient offen-sivement.
Quant aux affaires de l’intérieur de la République , la Frise & Gronin- Effarngue faisoient de grands efforts pour introduire leur Stadhouder au Con- inutiles j elest d’Ëtat ; la Hollande & Utrecht arrêtèrent qu’elles ne le pourroient f a f c n { e e . npoint fans le consentement des autres Provinces ; la Zélande s’unit à la stadhou?Hollande & à Utrecht & forcerent ía Frise & Groningue au silence (2). derat.
Tandis que les François perdoient l’Alleraagne , Vendôme fe couvroit à. 1706.de gloire en Italie. II étoit sorti triomphant du combat de Caslàno ; Eu-gène qui y avoit été blessé, voulut envain s’attribuer la victoire (z) : le
CO Vo J c - Siécle de Louis XIV. Ch. XX. Nos Tomes XXXI, p. 488. & XL. à. lafin item XLII. au commencement-
(2) Hist. du Stadhoùderat par M. l’Abbé Raynal.
(3) Volt. loc. cit. p. 388.