OU DES PROVINCES UNIES,, Lîv. XXXIII. Se ct. XIII. zSl
Troupes, étoient de peu de défense. C’étoit parce que le-terrain n'avoir Hifl. depas été propre pour en faire un de quelques peu de prix. Ce ne furent Hollande,pas feulement les Peuples qui paroiíïoienr prévenus contre le Comte d’Al-Bemarle. Les Etats d'Utrecht firent instance le 4 d’Aoûc, pour être in- fours.formés s’il y avoir eu quelque fondement aux bruits, qu’il y auroit eu ————,quelque manquement de devoir en cette occasion-fa. Le 9 de ce mois, Ann. 171a.de pareilles instances furent faites par les Députés de Groningue. L’unde ceux-ci dit en pleine Assemblée, qu’on avoir impitoyablement mishors du service le Général d’Obdam, qui étoit d’une des plus considé-rables familles de l’Etat, dont les Ancêtres & les Vivans mêmes avoientservi fort souvent avec tant de zele & si glorieusement la République. Cela’avoir même été pour l’aífaire d’Eckeren en 1703, quoiqu’il n’y eût eudans son affaire qu’un pur malheur d’être coupé du petit Corps qu’il com-mandoit, & non pas manque de bravoure ni de conduite, & qu’il s’enmanquoit bien que cette affaire là fut si chétive que celle de Denain. CeDéputé ajouta d’ailleurs, même dáns des, conversations particulières, quele Comte d’Albetnarle ne devoir son élévation, ni à fa naiílànce, ni àson expérience, mais à une simple &, aveugle saveur. On fut dans ia fuitesurpris que ce Comte, tout prisonnier qu’il étoit, sut sur fa parole quatreou cinq jours à Tournay, avant que de se rendre au lieu de sa captivité,
& qu’il n’eut pas écrit aux Etats. On frouvoit qu’il devoit s’en êtreacquitté, sinon pour se justifier, du moins pour faire une narration de cequi lui étoit arrivé. CommePair d’Angleterre il devoit être regardé enHollande comme étranger. II écrivit une lettre au Comte de Strafforc.
Elle contenoit la prière d’intercéder auprès de la Reine, pour le faireéchanger avec le Maréchal de Tallard. Les termes de cette lettre furenttrouvés si rampans par le Comte de Scraffort. même, qu’il la montra parmépris aux Plénipotentiaires des Etats y & à d’autres. Us avoient cepen-dant été bons amis, du vivant du Roi Guillaume; & par la faveurdu Comte d’Albemarle, celui de Straffort eut des avancemCná prématurés. 1Cependant le Prisonnier obtint de la France la permission de revenir, sursa parole, en Hollande. Ce qui y. contribua, fut que le Comte d’Albe-marle s’étoit beaucoup employé en faveur du Marquis de Survilíe. C’é-toit qu’étant Lieutenant-Général en France, il put y servir en cette qua-lité. C’étoit nonobstant qu’il fût en étage pour les. dettes de cette Cou-ronne-là k Tournay. . -
: Les Etats écrivirent à leurs Députés à l’Armée. Us les chargerenc deprehdre Ui-dessus des informations & des éclaircislemens. Ceux-ci leur ré-pondirent en date du IZ qu’il. étoit impossible de faire dea recherches.
La'ráìfon étoit que deux des Généraux y étoient demeurés, & les au-tres avoient été faits prisonniers. Ces bruits au désavantage du Comted’Albemarle, arrivèrent même, au Pritjce Eugène. Celui-ci tâcha de 1 sdisculper. II écrivit pour cela hne lettre au Conseiller-Pensionnaire Hein-fius, en ces termes,
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