OU DES PROVINCES UNIES, Liv. XXXIII. Sect. XIII. 4ZZ
sidèrent que le meilleur lien de l'Union est l’observation des Traités ^conclus, ieur pensée étant auffi de satisfaire audit Traité en toutes ses Hollande,parties. l 6 97 , j"s-
Que pour ce qui regarde les Griefs que quelques unes des Provinces q . uei à m
des Pays Bas .Autrichiens allèguent contre ledit Traité, Leurs Hautes Pnif. J0un ' __
Tances trouvent que ces Grit-is sont proposés hors de tems, vû que ledit Ann, 1715.Traité de la Barrière entre Sa Majesté impériale & Catholique, Sa Ma- - í *
jesté le Roi de la Grande-Bretagne, & Leurs Hautes Puistànces, n’a pointété conclu, qu’après une longue Négociation, pendant laquelle on a pûse faire informer à plein du côté de Sa Majesté Impériale & Catholiquede la Constitution & des Privilèges des Pays Bas Autrichiens..
Que les Etats desdits Pays-Bas lui ont pû représenter leurs Droits & leursIntérêts, & qu’à présent ce n’est pas le tems d’en venir à une nouvellediscuflìon à cet égard. Que l’Etat en considération de la grande estime,que Leurs Hautes Puissances font de l’arnitié de Sa Majesté Impériale &Catholique, s’elt désisté de plusieurs points importuns, & s’e,st contentéde très-médiocres avantages; de sorte qu’on ne peut s’attendre avec jus-tice, qu’après un Traité conclu, on voulût encore amoindrir lesdics avan-tages.
Que quant à la mention, que l’on fait de la Religion, Leurs HautesPuissances ont eu k cet égard toute la condescendance qu’on pou voltexiger d’elles avec raison. Que ce qui est conclu dans le 8 & 9 Ar-ticle est clair, & ne demande ni éclaircissement, ni interprétation, &qu’on ne peut fans incongruité répliquer en ces Articles à ce qui est dic kce sujet dans l’Article 18 ; & qu’ainsi il n’y a point de raison de faireaucun changement à cet égard.
Que pour ce qu’on voudroit soutenir de la part de Sa Majesté Im-périale & Catholique qu’il y auroit quelque obsçurité en quelque partiedu 17 Article, qui parle des limites en Flandres, Leurs Hautes Puislan-ces font prêtes d’entrer au plutôt dans réclaircistèmenc néceílàire que cetArticle pourroit demander, fans néanmoins se départir du Traité, & kcondition que le susdit Article, autant qu’il ne demande aucun éclaircisse-ment, sera inceflàmment exécuté.
Que pour ce qui concerne le Subside, promis à l’Etat par le Traité,ìl est certainement très modéré & très petit, en comparaison de la char-ge, que l'Etat a pris fur lui par ledit Traité: cette charge consistant enl’entretien de deux cinquièmes, de 35 ou du moins de 30 mille hom-mes , pour les Garnisons des Places de la Barrière, & aux fraix des For-tifications des Places de la Barrière, des Magasins, des Etats Majors,
& Officiers des Places, qui montent ensemble pour le moins au doubledesdits Subsides. Lesquels fraix indispensables auroient dû être portéspar Sa Majesté Impériale & Catholique feule. Ce qui étant consi ieré,l'on ne peut avec aucune raison exiger de Leurs Hautes Puistànces qu’ei-jes se départent en aucune maniéré du Subside stipulé, & qui est si mé-diocre , ou de la sûreté de l’exécution, dans laquelle l’on s’est engagé à cetégard, & tous les inconvéniens allégués ceslèront dès qu’on satisfera pré-cisément aux termes fixés.
Tmt XLir. Iii