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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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H I ST O I R E

Hijì. d'A n- ficuatioiî de chacune de ces différentes Provinces, son étendue, sa villegleterre. capitale, le nombre des. paroisses , celui des Députés au Parlement, ses

n!ro * _ rivières les plus considérables, ses principales productions; &c. mais il

faut observer qu’il ne s’agit que de F Angleterre proprement dite, fans ycomprendre la Principauté de Galles, à laquelle appartiennent les douze pre-mières Provinces ou Comtés, ( dont nous venons de donner Fénumération.Londres, C’est dans la Province dé Midlefex, l’une des plus petices de l’Angle-Capitalede terre, qu’est située la ville de Londres, Capitale de tout le Royaume.terre 1 *’ Nous ne nous arrêtérôns point à en donner une description détaillée ;

nous nous contenterons de dire qu’elle paffò pour une des plus grandes& des plus peuplées de l'Europe. On croit qu’elle fut bâtie peu de temsaprès que les Romains eurent formé des établiffèmens fixes dans la Grande*Bretagne. Sa situation fur la Tamise, où le flux de la mer amene lesvaisièaux dans son port, la rend d’un très grand commerce, & l’on faitmonter Ip nombre de. ses habitans à environ neuf cens mille.

Le climat de TAngletèrfë.est-uti des - plus tempérés de l'Europe; l’onn’y sent point à l’cxcès les rigueurs de l’hiver , ni les chaleurs de Tété,& quoique l’air n’y foie jamais bien calme ni bien serein, il ne laiilepas de convenir beaucoup, & en général, à la santé de l’efpece humaine .\il n’est peut-être pas "de nation fous le ciel, où l’on trouve dans lesdeux sexes autant d’individus beaux, grands, bien faits, agiles, ro-bustes, ni même qtd vieilliíîènf’ davantage que dans la Nation Angloife:le bon sens .même & le génie, si toutefois on peut en attribuer quelquechose au climat, y semblent plus communs que partout ailleurs.

II n’y a que dans la Principauté de Galles & le Comté de Darby,où l’on trouve quelques montagnes un peu hautes ; le reste du Royaumen’offre que des collines & des vallées qui, dispersées parmi les plaines,ne font pas moins agréables pour le coup d’œil da curieux, que docilesfous la main du cultivateur: & pour donner quelque idée du fol, desproductions & des richeffès de ce beau pays, l’on peut dire qu’il ne manque-à l’Angleterre que l’olive & le raisin: elle a des grains, des pâturages,,des fruits, des métaux, des minéraux, des bestiaux, de très belles laines,des manufactures au dedans, des colonies au dehors, des ports commo-des fur les côtes, de riches comptoirs au loin; mais nous verrons dans!e cours de cette histoire, qu’elle n’a commencé à jouir pleinement de-tous ces avantages, que fous le régné d’Elifabeth, fille d’Henri VIII.

De la Principauté de Galles.

De la Pí m- Cette Principauté a formé pendant plusieurs siécles un Etat indépen-

cíp'iuté de dant. Habitée par les Silures , les Ditnetes & les Ordovices , elleGalles. étoit connue du tems des Romains fous le nom de Britannia Secunda;Origine de ensuite elle fut nommée Cambrie , & enfin Galles ou Walles: mais lesce mm. Historiens ne s’accordent pas fur Forigine de ce dernier nom. L’opinionqui nous a paru la plus vraisemblable, est que les Saxons descendus euGrande-Bretagne, ayant repoussé les anciens habitans du pays dans certe