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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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2 HISTOIRE ' GENERALE DR S TURCS. Xiv.n. Cììap. L

S"ctìon Jasis ost Jnseti noíïs ndífs con'fêntèrons'dé'rapporter ici Tés Traditions desI. Persans, des Arabes & des Chinoistelles qu’on les trouve dans leurs Hif-Ongine tor i ens ; nous y joindrons .des Remarque^, dans lesquelles, nqus examineronsdes Turcs . j eur autor i t é j& montrerons; qhelle ! de ce$ Traditions mérite le plus de11,111 1 créance, conformément à Ta Loi que nous avons constamment suivie dans_cet Ouvragés Car Iseíb'dudevòjr d’un Historien d’exàminer îes Mémoi- -res dont il sjit usagé, &. de dire. son. sentiment Jur leur fidélité, non pourfaire parade"d T une’fastueuse Critique , mais pour l’amour de la vérité, &pour distinguer ce qui est autent-ique de ce qui est faux & supposé. II y ades Auteurs qui, par leur silence fur un point si important, trompent leursLecteurs, de peur de leur inspirer du dégoût, & sacrifient leur propre ré-putation pour ne pas décréditer des fables.

Origine Selon les Historiens Persans, les Tarit descendent de Tur , troisième filsdes Turcs à Fraydhûn (* * * (§) ) septième, ou suivant d’autres sixième Roi de Perse, de la& on J e% premiere race , nommée des Pishdadiens , qui étoit contemporain d’Abra-ier ìus. j iam ^ Fraydhûn ayant partagé ses Etats entre ses. trois fils, le Masharckou les Provinces Orientales (f) v tdmbererit en partage à Tur, qui fonda la villede Turan dans le Turquestan, pas loin & à l’Orient de la Mer Caspienne.Salin son frere eut le Mogareb ou les Provinces Occidentales. Ces deuxPrinces se liguèrent ensemble contre Jrejê (s) leur frere ainé, & le tuerencen trahison, Manucher (§) fils à’Jreje leur fit perdre la vie à son tour, &par-là le Titrdn ou Turquejîan toVnba sous son pouvoir, après la mort deFraydhûn , qui arriva peu dé tems après (b).

Exploits La cinquantième année du régné de Manucher ou Mamjer, Jlfrafiab fils^’Asra- g e pasbang , Roi du Turquestan, se révolta sous prétexte de venger la mort

iîab. c i e jYtr , dont il descendoit, battit Manucher , & le contraignit de faire du

Gihon ouArau la séparation' de la Perse , dú Turquestan. Nauder (**) ayantsuccédé à Manucher son pere, /Ifrafiqb l’aítaq'ua à la tête d’une armée dequatre-cens-mille hommes, & continua la guerre jusqu’à ce qu’il ì’eut tué;il conquit toute la Perse, qui fut-assujettie avec le Turquestan à Pasbangson pere (c). •

Les

(a) Hist- Univ. T. IV. p. 17. p. L95. Voy. Hist. Univ. L c. p. ifí & suiv.

(L) Mirkhond, ap.'Tcixeira, Hist. Pers. p. (c) Mirkbond, uhi sup. p. 40. Hist. Univ.

- 33* D'Perbèlot, Biblioth. Orient, art. Tour, 1. c. p. 21.

(*) Quelques - uns écrivent Áphridun ou Afridun , PBridun & Fridur ., Fhcridun & Ferì-dun , mais nous ne nous servons jamais d e pb dans les mots Orientaux".

(f) Ii s’agit proprement des Pays qui font au Nord du Gihon, qui comprennent toute"cette partie 'de J’Aile à laqudle on donne aujourd’hui le nom de Tartarie

(t) Quelques-uns écrivent jrege, mais improprement ,'patceqUe l’on ne doit pas donnerdans les noms Orientaux J à une même-Lettre deux sons différens , quand il y a pour l’undes deux un caractère particulier. Dçforte que pour éviter la confusion, nousn’cmpioyonsjpmais le g devant'lê e ou "Je i, au lieu du/, qui est le véritable caractère.

(§) On peut auíîì écrire Manústr pu Matltijcber , & lion Manager, par la raison indiquéedans la Remarque précédente , & bien moins encore, Mqhugjer, en joignant deux lettresensemble , ce qui est hon seulement inutile, mais très-impropre, puisqu’on pourroit lireMai/ttg - jer.

(*?) Quelques-uns écrivent Nttder. Cela vient du manque de points, & de ce que l’onprend le sw Arabe ou i’u double quelquefois pour une voyelle.