2 HISTOIRE ' GENERALE DR S TURCS. Xiv.n. Cììap. L
S"ctìon Jasis ost Jnseti noíïs ndífs con'fêntèrons'dé'rapporter ici Tés Traditions desI. Persans, des Arabes & des Chinoistelles qu’on les trouve dans leurs Hif-Ongine tor i ens ; nous y joindrons .des Remarque^, dans lesquelles, nqus examineronsdes Turcs . j eur autor i t é j& montrerons; qhelle ! de ce$ Traditions mérite le plus de11,111 1 créance, conformément à Ta Loi que nous avons constamment suivie dans_cet Ouvragés Car Iseíb'dudevòjr d’un Historien d’exàminer îes Mémoi- -res dont il sjit usagé, &. de dire. son. sentiment Jur leur fidélité, non pourfaire parade"d T une’fastueuse Critique , mais pour l’amour de la vérité, &pour distinguer ce qui est autent-ique de ce qui est faux & supposé. II y ades Auteurs qui, par leur silence fur un point si important, trompent leursLecteurs, de peur de leur inspirer du dégoût, & sacrifient leur propre ré-putation pour ne pas décréditer des fables.
Origine Selon les Historiens Persans, les Tarit descendent de Tur , troisième filsdes Turcs à Fraydhûn (* * * (§) ) septième, ou suivant d’autres sixième Roi de Perse, de la& on J e% premiere race , nommée des Pishdadiens , qui étoit contemporain d’Abra-ier ìus. j iam ^ Fraydhûn ayant partagé ses Etats entre ses. trois fils, le Masharckou les Provinces Orientales (f) v tdmbererit en partage à Tur, qui fonda la villede Turan dans le Turquestan, pas loin & à l’Orient de la Mer Caspienne.Salin son frere eut le Mogareb ou les Provinces Occidentales. Ces deuxPrinces se liguèrent ensemble contre Jrejê (s) leur frere ainé, & le tuerencen trahison, Manucher (§) fils à’Jreje leur fit perdre la vie à son tour, &par-là le Titrdn ou Turquejîan toVnba sous son pouvoir, après la mort deFraydhûn , qui arriva peu dé tems après (b).
Exploits La cinquantième année du régné de Manucher ou Mamjer, Jlfrafiab fils^’Asra- g e pasbang , Roi du Turquestan, se révolta sous prétexte de venger la mort
iîab. c i e jYtr , dont il descendoit, battit Manucher , & le contraignit de faire du
Gihon ouArau la séparation' de la Perse , dú Turquestan. Nauder (**) ayantsuccédé à Manucher son pere, /Ifrafiqb l’aítaq'ua à la tête d’une armée dequatre-cens-mille hommes, & continua la guerre jusqu’à ce qu’il ì’eut tué;il conquit toute la Perse, qui fut-assujettie avec le Turquestan à Pasbangson pere (c). •
Les
(a) Hist- Univ. T. IV. p. 17. p. L95. Voy. Hist. Univ. L c. p. ifí & suiv.
(L) Mirkhond, ap.'Tcixeira, Hist. Pers. p. (c) Mirkbond, uhi sup. p. 40. Hist. Univ.
- 33* D'Perbèlot, Biblioth. Orient, art. Tour, 1. c. p. 21.
(*) Quelques - uns écrivent Áphridun ou Afridun , PBridun & Fridur ., Fhcridun & Ferì-dun , mais nous ne nous servons jamais d e pb dans les mots Orientaux".
(f) Ii s’agit proprement des Pays qui font au Nord du Gihon, qui comprennent toute"cette partie 'de J’Aile à laqudle on donne aujourd’hui le nom de Tartarie
(t) Quelques-uns écrivent jrege, mais improprement ,'patceqUe l’on ne doit pas donnerdans les noms Orientaux J à une même-Lettre deux sons différens , quand il y a pour l’undes deux un caractère particulier. Dçforte que pour éviter la confusion, nousn’cmpioyonsjpmais le g devant'lê e ou "Je i, au lieu du/, qui est le véritable caractère.
(§) On peut auíîì écrire Manústr pu Matltijcber , & lion Manager, par la raison indiquéedans la Remarque précédente , & bien moins encore, Mqhugjer, en joignant deux lettresensemble , ce qui est hon seulement inutile, mais très-impropre, puisqu’on pourroit lireMai/ttg - jer.
(*?) Quelques-uns écrivent Nttder. Cela vient du manque de points, & de ce que l’onprend le sw Arabe ou i’u double quelquefois pour une voyelle.