HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Chap. I. n'de cette'Nation i mais ceux qui ont écrit des affaires des Turcs, & les Sm*.
Turcs mêmes établis en Perse avant Cenghizcan , paroissent n avoir eu
que très-peu de connoìssance des Tribus diftérentes qui formoient, difoit- ìion ( j e i a
on, leur Nation. L’Auteur Arabe , nommé mal-a-propos le Géographe de Grande
Nubie, qui écrivoit vers le milieu du douzième siécle, dit que les urcs ‘ ,
étoient partagés en différentes branches, ou en plusieurs Peuples com- ^ ucs
me les Tobbat (*), le s Thaghazghaz (f), les Kharkirf, es Kaymaks, es qui } babi .
Khazaljes ou peut-être Kbazaij , mentionnés ci-deffous., les Hofarms les tent &c.
Múhamétans , les Torkosh, les Odbkosh, les Khofshaks, qm font fans douce Sdmki■les Kapjaks, que l’on nomme auffi Iíofjaks & Iíipjaks , comme o u Arabes.
■Kapcbak & Kipjak , les I(halai ou llhaìatz , & les Bolghars ou Bulgares.
Ce Géographe ne nous apprend gueres rien de ces Peuples que leursnoms |», mais il fait la défcription des Pays que quelques-uns habi-tent ; nous en rapporterons ce qui peut être d usage pour nos e eurs. -Le Pays de Tobbat (le Tibet) avec une partie de 1 índostan confme a Tobbat *l’Ouest an Mawara’lnahr, ou Grande Bukhane, & a au 5 9 U1 p ,
Chine; les principales villes font Tobbat & Shih , Wakhan, Sakîta,Bef-nan, Ug, Majag, Rarfmjag & Danekhu Le Pays de Wakhan & d eJSaktta'confine a ceux de Wakhasb & de Jil, dans le Mawara Inahr Wakhan a-bonde en Mines fort riches de for & de 1 argent le plus fin. II y un ac »nommé Berwun , qui a quarante lieues de long, & vingt-quatre de arge.
Le Pays des Taghazghaz, qui font gouvernés par un Khakan (b), eh borne Tgtaa,à l’Est par les Kharkifs, au Midi par la . Chine, & au Nord par. les %-maks. II y a quatre villes; Kakhanoa Tantabee, Mafa, Jarmok & BaW■nan. líakhan, qui est la Capitale, a douze portes de fer, & est située furune grande rivìere, qui coule u lEílj elle eft a deux mois de chemin deBersajan la haute, dans le Pays de Fargana, qui est du Mawara’înahr, &à douze journées au Sud-Est de Bakhwan. On trouve des Civettes dans lesmontagnes voisines de cette derniere ville. II y a parmi les Taghazghaz
une Nation d’adorateurs du Feu (c). A
Les terres des Kharkirs confinent à la Mer de ia Chine, o q rvilles fort peuplées dans un espace de quatre journées de chemin. _ LePays est large & fertile, abondant en eaux. Quelques-unes des nvieressortent de la Chine ; la plus grande , appellée Menhar, est tort rapide ;elle coule entre des rochers , & fait tourner les moulins pour moudre duris & du bled. II croît fur ses bords des arbres d’Aloe & de Cojiuin dulce;on y trouve un Poisson nommé Shatnm, qui excite, quand on en mange,les passions vénériennes : on dit qu'il n’a gueres d-arretes, que fa chair-estdivisée en jointures, & qu’il n’a pas l’odeur des autres poisions. Lajilleoù le Roi fait fa résidence, est bien fortifiée de murailles, de fosses & de
con*
W Gî- miens P . 145- , tend jusqu’à l’Océan Oriental.
(b) idem. p. i^.'On dit ( que ce Pays s’é- (0 Idem . p. 14 Î- 4>
. .(*) C’étok vraisemblablement une-Colonie du Tibet ou Tobbot, comme les Fi ë án xa-íroiflent l’avoir été aussi.
(t) Mal nommés ïSagbargbars daní la Version Latine.
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