HISTOIBlE GEIvIÉRALE DES TURCS. Liv.' IÍ. Cbap. I. Z7marcha contre les ennemis & Jes défit. Se prévalant du service qu il avoit Sectton,rendu au- -Khakàn ou Empereur des Juij'en , Tuni-wen se crue en droit delui demander sá fille en mariage. Ce Monarque la lui refusa avec hauteur, àst'urcsen dilant, qu il ne convcnoit pas qu un Esclave aspirât a la fille deson bouve-jusqu à ■vain (a), sum - w en , irrité d’un refus si méprisant, se-révolta comte son Gtághizi
Prince, il tua sEnvoy é-Juijen,. & fit alliance avec Ven-ti. Empereur de can - .■ ; ssk Chine Septentrionale.- E’année suivante il marcha contre -les ssuijen, lesbattit,tualeur:Khan,-pritlui-même cetitre, & sefitnommer Tum-wen.-llkhan. • ;
Ainsi sut établi un puissant Empire dans la Tartarie , que- l’on appella E^inAtalors l’Empire des Turcs. Pour conserver la mémoire de l’origine de cette urcs *famille, on avoit coutume de s assembler tous les ans & débattre avecbeaucoup de cérémonie un fer chaud fur une enclume: coutume.qui s eífcobservée jusqu’à Genghizçan ( b ) , qui descendoit de Jum- w en. Khan ,1 & Tc est de- là que quelques - uns de nos’ Historiens ont avance que ce- Princeétoit fils d un Forgeron. . / ,,r
Lés fui j en , chassés de leur Pays par les Turcs (c ), ont passé selon tou- 0rí fi !nttes les apparences en Europe, où ils ont été connus sous le nom de faux ^ ^Avares ou Ahares f ììs se sont mêlés avec les Huns du Nord , qui^y étoientdepuis long - tems , & ces deux Peuples réunis ont formé la .Nation des ^
Hongrois , "c’est-à-dire les Ilans-ikoréens ; ce dernier nom est celui que lesJuifin porcoient erì Tartarie.- '
Pelle, est la véritable origine des seconds Huns ou Turcs dans le Turs .s/‘s !squeitan,- suivant les Historiens Chinois. Mais ils ne se sonc point cornen- ' a e-tés d une origine qui ne tenoic pas du prodige, ils racontent (a) qu unPeuple Tartare avoit été entierement défait par ses ennemis, de maniéréqu’il n’avoic échappé du carnage qu'u n seul enfant, auquel on avoit enco-re coupé les bras & les jambes , & que l’on avoit ensuite jette au milieud’un Laçf Une Louve fut touchée des malheurs de cet enfant, ' elle le re- - ,,tira du danger & lui procura dequoi vivre: Pensant par reconnoiílance á-poufa cette Louve; ils se retirerent dans des Montagnes situées au Nord*
Ouest du Pays des Igurs , & là elle mit au monde dix enfans , dont lesdescendans-prirent le nom S Assena.
■ Ce que les Historiens Occidentaux rapportent de Tum-’wen Ilkhan (c) , Son. cxpli-sert d’expliçation à cette fable. Ce Prince, appelle Tiîmana par les Ecri. cation.vains Persans, étoit fils de Bi(fikar _fils de Kayihi , descendant de Biízenjir ,fils de la Reine Alankawa. Cette Reine des Mogols ou 1 urcs dans lesMontagnes de Tartarie, & avant le rétablissement de leur Empire, étoitrestée veuve avec deux enfans. Les Mahométans & les Chinois racon-tent
(a) Kam-mo. ’Mìïkhmvl. Hìft. ds Genghìzc. IJifi. des Mon-'■ (Ó La Croix Hiíì. de.Genghizc. p, 8, Ç. guis. T<men shu. Kam-mo.
(c) Kam-tno. Ntcoph. Caliíì. (0 Voy. ci-deíTus.
j GO fSen bien tum shao- Hist. Gen des Tart.
(-*) Les Historiens Mahométans rappellent Tumatia Khan. Abulghazi en fait le cinquiè-me ancêtre de G'enghizcan , & place la sortie des Mogols de la Montagne d ’lrgatiakon,
y. rt . izc, !3 ' dix-neuf générations avant, & à ce compte deux-mille ans plutôt. Voy.fítjì. Umv. T. XHl. p. 2<5,27. - f
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