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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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SECTION

VI.

Pays desTurcs, &Dêsciïp-íion duTurques-tan.

Bravouredu Gou-verneur.

Timurmeurt à

Otrar.

Taraz.

Esfiyab.

’ Balasa-

gûn.

60 HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Chai*. I.

qui avoic à se reprocher qu’il étoit Tunique cause de cette guerre, rejettaabsolument cette proposition. Sur quoi le Général se retira pendant lanuit avec dix-mille hommes dans le camp des Mogols, qui détestant fatrahison, le tuerent avec tous ses gens, & entrerent dans la ville par lamême porte par où il étoit sorti.

Gayer Khan , voyant que la ville étoit prise, se retira avec vingt-millehommes dans le château ; mais se trouvant trop à Tétroit avec tant demonde, il tâcha de s’en défaire par des sorties continuelles, ce qui in-commoda fort les ennemis pendant quelque tems ; mais les Princes redou-blant leurs efforts, emporterent enfin le château le sabre à la main, &taillèrent toute la garnison en pieces. Le Gouverneur, qui vit que toutétoit perdu, se retira avec deux hommes dans son appartement, lesquelsayant été tués, & Gayer Khan manquant de fléchés, il se défendit enco-re long-tems avec de grosses pierres, que fa femme lui apportoit. A lafin il fut pris, chargé de chaînes & mis dans une étroite prison , où on lefit mourir peu après par ordre de Genghizcan (a).

D'Herhelot dit qu’Otrar fut prise par Sultan Mohammed , dans le temsquelle passoit pour la Capitale du Turkestan, & que ce fut la prise decette place qui lui attira sur les bras la guerre que lui firent les Mogols,qui reprirent Otrar en 1219 (t),-mais il se trompe sur la cause de la guer-re. De La Croix dit qu’on rasa le château , mais que Ton rétablit lesmurailles de la ville (c). Timur Bek . ou Tamerlan , mourut à Otrar , enmarchant du côté du Kitay ou de la Chine, dont il avoit dessein de fairela conquête. Aujourd’hui c’est une place peu considérable.

Taraz , peut-être la même que le Géographe de Nubie appelle Taran,étoit une ville où les Turcs & les Mahométans se trouvoient pour négo-cier ensemble. Elle a produit plusieurs Savans, & étoit près d’Esfiyab &de Jekel, & à quatre parafantes de Shalj. Ces deux dernieres étoient desvilles des Turcs (d). Taraz est fur la rivière d’Arj , environ à soixante &dix milles au Nord-Est d’Otrar.

Esfiyab passoit pour une grande ville, quoiqu’il s’en fallût des deuxtiers qu’elle ne fût aussi étendue que Benkat. II y avoit autrefois un châ-teau , mais qui ne subsistoit plus du tems d 'Abuìfeda. La ville & les faux-bourgs étoient environnés de murailles, qui avoient trois parasanges detour ; la ville avoit un double mur, & les fauxbourgs un simple. Les ha-bitans avoient de beaux jardins dans la plaine, qui est bien fournie d’eaux;& delà jusqu’aux montagnes les plus proches il y a trois parasanges (e). Es-fiyab est fur le bord septentrional du Sir, ou du-moins n’en est pas fortéloignée.

Balafagûn ou Jalasagûn, comme la nomme Abulghazi Khan, étoit sui-vant Abulseda au-delà du Sihon fur les frontières des Turcs. Dans unendroit il la place proche de Kashgar, & dans un autre près de Farab

QU

(<?) Ibid. p. 213,214. Abulghazi Kban, p. O ba Croix , L c. p. 214,

267-269. G) Abulsed. ubi sup. p. 69, 71.

( /;) D'Herbelot, Biblioth. Orient. xtl.Qirar. (e^Ibid. p. §3,

P- 697 - j ,