HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Chap. II. c 3 _
man (*) & à leurs Successeurs. C’est 1 Histoire de ces Monarchies que '■ j
nous nous proposons de donner par ordre , & ^ous iommes a Historiens
pourvus de ce qui est nécessaire pour meure celle des , Othomans a 1 fur lauio-plein jour. Nous souhaiteerions, pour l’amour de nos Lecteurs; qu rit <■{-
eussions la moitié autant de secours pour celle des Dynasties Seljucides. yehlthmais le malheur est , que quoique plusieurs Auteurs Persans & Aiabeayent écrit leur'Histoire avec étendue, on n a eu jusqu âpredes Originaux en Europe, & il n y en a aucun qui ait ete traduit en
quelqu’une des Langues de notre Occident. _ , , des
Il est vrai que deux ou trois Historiens, qui parlent cLs airSeljucides, ont été traduits en Latin, savoir Abulfarage (()• Eun -nommé Elmacin (p) & le Lebtarìk (§) d 'Amir Tahia ; mais quoiqueAuteurs nous instruisent de l’origine de ces Monarchies, de la lucce îo^de leurs Rois, & de plusieurs faits dont ils marquent les dates qu on n^trouve point dans les Historiens jd’Occident, ils s en tiennent trop a egénéralités, & ne répandent pas fur l’Histoire des Monarchies dont ì sparlent autant de jour qu’il en faudroit pour satisfaire un Lecteur cu-rieux. D’ailleurs les deux premiers ayant écrit en forme d Annales, \ ru -
toire dés Seljucides est mêlée avec celle des autres Etats, & ne tait pasJ un
foire desSciuri-dés estfondée.
Historiens
Orien-
taux.
que
les Turcs suivent
Kct dans l’Histoire de ce qui s’est patte lous ueuguiii.an ^ _ . .
: tems-ià. Il rapporte auffi quantité de particularités remarquables des Dynasties Seljucides,c principalement de celle de Riìm ou Natolfe, qu'il avoit eu occasion de connoître, ayant:tè Médecin à Malaiia , ville de ce Pays-là près de i’Euphrate. Le Docteur Edouard P o-’oek, également savant dans les Langues Orientales & dans la Littérature de f Orient, a
. (*) Otbmait est la prononciation Arabe , L Osman la Persane,généralement.
(T) T/Guvrage d ’Abulfarage est intitulé , Histoire Abrégée des Dynasties II c-st écrit enforme d’Annales, & comprend ce qui s’est passé dans les Royaumes les plus considérablesdepuis le commencement du Monde julqu’à la fin du treizième siecle. II est fur-tout foi texact; dans l’Histoire de ce qui s’est passé fous Gengbizcan & fous ses fuccesseuis jusqu ace tems-lá. 11 rapp< ~ " -- ->->■„ TY™sVi« Sehucides.
& principalementété-J.
COCk, cg-.v.»..__ _
publié son Histoire en Arabe avec une Version Latine.
- (s) George , fils à’ribu’lyafer AlAmidfi compilé son Histoire de différera Auteurs, ct sur-toutá'Abn Jaafar AI Tabarì , & de Kcmctloddin Armani, dont le premier est ties-abon.dant (r). L’Histoire de George commence à la Création, & s’étend jusqu à lan 1127 deI- C. Erpenìus a publié, mais fur un MS. très-fautif, in folio & in octavo en 1625 , aseconde partie de cette Histoire intitulée Tarikh AI Most. mìn, ou Histoire des Mu]ulinan>;le même Savant en a donné séparément in quarto la traduction en Latin, sous le titre deHistoria Saracenica. Le savoir de George lui mérita le titre d ’.<47 Sheykb AI Kaïs AI Maktn ,c’est-à-dire le Premier Docteur, solidement savant: de-là vient que son Traducteur le nom-me Elmacin, mais par-tout ailleurs il est cité fous le nom á’Ebn Amid, ou de fils d'Amid ,qui fut pendant quarante-cinq ans Secretaire du Conseil de guerre sous les Sultans d Egyp-te, de la famille à’ Ayûb, & notre Historien succéda à son pers dans ce poste (2),
(§) Le I.ebtarik ou Lob AI Tawarikb est cn Persan, & a pour Auteur /ituìr Hahia Ebn■Abd'ollatif de Kazvtn , qui l’écrivit en Tannée 1541. (3). C’est une Histoire fort concisedes Monarchies Mahométanes, & de celles qui ont précédé Mahomet. Cet Ouvrage a ététraduit en Latin par Gaulmin , mais tl v manque le commencement & la fin Mr. Tbc-venots publié le reste dans fa Collection de Voyages. Ce qu’il y a de singulier, c est que sou-dent les Extraits que Mr. D'tìerbelot donne du I.ebiaríhb, dont il fait beaucoup d usage,sont fort différera du texte de Gaulmin . & même le contredisent quelquefois ; mats la fau-te aoit venir d’un des MSS. dont se sont servis ces deux Savans-, qui ne peuvent etreloupçonnés ni l’un ni l’autre d’avoir fi mal entesidu leur original
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