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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Chap. II. c 3 _

man (*) & à leurs Successeurs. C’est 1 Histoire de ces Monarchies que '■ j

nous nous proposons de donner par ordre , & ^ous iommes a Historiens

pourvus de ce qui est nécessaire pour meure celle des , Othomans a 1 fur lauio-plein jour. Nous souhaiteerions, pour l’amour de nos Lecteurs; qu rit <■{-

eussions la moitié autant de secours pour celle des Dynasties Seljucides. yehlthmais le malheur est , que quoique plusieurs Auteurs Persans & Aiabeayent écrit leur'Histoire avec étendue, on n a eu jusqu âpredes Originaux en Europe, & il n y en a aucun qui ait ete traduit en

quelqu’une des Langues de notre Occident. _ , , des

Il est vrai que deux ou trois Historiens, qui parlent cLs airSeljucides, ont été traduits en Latin, savoir Abulfarage (()• Eun -nommé Elmacin (p) & le Lebtarìk (§) d 'Amir Tahia ; mais quoiqueAuteurs nous instruisent de l’origine de ces Monarchies, de la lucce îo^de leurs Rois, & de plusieurs faits dont ils marquent les dates qu on n^trouve point dans les Historiens jd’Occident, ils s en tiennent trop a egénéralités, & ne répandent pas fur l’Histoire des Monarchies dont ì sparlent autant de jour qu’il en faudroit pour satisfaire un Lecteur cu-rieux. D’ailleurs les deux premiers ayant écrit en forme d Annales, \ ru -

toire dés Seljucides est mêlée avec celle des autres Etats, & ne tait pasJ un

foire desSciuri-dés estfondée.

Historiens

Orien-

taux.

que

les Turcs suivent

Kct dans l’Histoire de ce qui s’est patte lous ueuguiii.an ^ _ . .

: tems-ià. Il rapporte auffi quantité de particularités remarquables des Dynasties Seljucides,c principalement de celle de Riìm ou Natolfe, qu'il avoit eu occasion de connoître, ayant:tè Médecin à Malaiia , ville de ce Pays-là près de i’Euphrate. Le Docteur Edouard P o-’oek, également savant dans les Langues Orientales & dans la Littérature de f Orient, a

. (*) Otbmait est la prononciation Arabe , L Osman la Persane,généralement.

(T) T/Guvrage d ’Abulfarage est intitulé , Histoire Abrégée des Dynasties II c-st écrit enforme d’Annales, & comprend ce qui s’est passé dans les Royaumes les plus considérablesdepuis le commencement du Monde julqu’à la fin du treizième siecle. II est fur-tout foi texact; dans l’Histoire de ce qui s’est passé fous Gengbizcan & fous ses fuccesseuis jusqu ace tems-lá. 11 rapp< ~ " -- ->->■„ TY™sVi« Sehucides.

& principalementété-J.

COCk, cg-.v.»..__ _

publié son Histoire en Arabe avec une Version Latine.

- (s) George , fils à’ribu’lyafer AlAmidfi compilé son Histoire de différera Auteurs, ct sur-toutá'Abn Jaafar AI Tabarì , & de Kcmctloddin Armani, dont le premier est ties-abon.dant (r). L’Histoire de George commence à la Création, & s’étend jusqu à lan 1127 deI- C. Erpenìus a publié, mais fur un MS. très-fautif, in folio & in octavo en 1625 , aseconde partie de cette Histoire intitulée Tarikh AI Most. mìn, ou Histoire des Mu]ulinan>;le même Savant en a donné séparément in quarto la traduction en Latin, sous le titre deHistoria Saracenica. Le savoir de George lui mérita le titre d ’.<47 Sheykb AI Kaïs AI Maktn ,c’est-à-dire le Premier Docteur, solidement savant: de-là vient que son Traducteur le nom-me Elmacin, mais par-tout ailleurs il est cité fous le nom á’Ebn Amid, ou de fils d'Amid ,qui fut pendant quarante-cinq ans Secretaire du Conseil de guerre sous les Sultans d Egyp-te, de la famille à’ Ayûb, & notre Historien succéda à son pers dans ce poste (2),

(§) Le I.ebtarik ou Lob AI Tawarikb est cn Persan, & a pour Auteur /ituìr Hahia Ebn■Abd'ollatif de Kazvtn , qui l’écrivit en Tannée 1541. (3). C’est une Histoire fort concisedes Monarchies Mahométanes, & de celles qui ont précédé Mahomet. Cet Ouvrage a ététraduit en Latin par Gaulmin , mais tl v manque le commencement & la fin Mr. Tbc-venots publié le reste dans fa Collection de Voyages. Ce qu’il y a de singulier, c est que sou-dent les Extraits que Mr. D'tìerbelot donne du I.ebiaríhb, dont il fait beaucoup d usage,sont fort différera du texte de Gaulmin . & même le contredisent quelquefois ; mats la fau-te aoit venir d’un des MSS. dont se sont servis ces deux Savans-, qui ne peuvent etreloupçonnés ni l’un ni l’autre d’avoir fi mal entesidu leur original

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