93 HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. IL Ciiap. II.
Sìîction qu’il portoic aú doigt.-1' Gétté' réponse 'ferma la bouche aúx Officiers & àV1 - toute !'armée, qui ne parla plus d’augmentation dq paye, en apprenant lasJe'ulî'c mort de celui-là seul qui pouvoit favoriser leur mutinerie ( a )
Shah'///. • L’an de l’Hégire 468, de N. S. 1075, Akfis, .Kharazmien de nation,Sultan qiiEbnJmìd nomme Ifar, surnommé Afjis , un . des Généraux de MaletSeljudde ^ah, marcha à Damas, assiégea cette ville, & obligea les habitans parde 1 IiaD ‘ la famine- à capituler. 11 soumit aussi la plus grande partie de la Syrie (*),Akíìs fub. & fit prier pour Moktadi, Calife de Bagdad, qui avoit succédé à Kaycmj ligue l a Beamrillah, mort Tannée précédente, après un régné de quarante-quatreSyrie. ans A demi, quoique cet honneur eût toujours été rendu aux Califesd’Egypte (è). L’année suivante ii entra en Egypte, ce qui effraya telle-ment le Calife Mostanser Billah , qu’il prit la résolution dé s’enfuir. Maisles habitans du Caire & de Sawdan ailerent au-devant d'Akfis, /'attaquè-rent , & mirent en fuite son armée, quoique plus nombreuse. En s’enretournant à Damas, il fit massacrer quantité de personnes à Ramla , l’an-cienne Rama , & à Jérusalem.
Le Sultan Malek Shah , croyant qA Akfis avoit péri dans son expédition d’Egyp-y envnye te , écrivit en 470 à son frere Taj Oddat»lat Tatash (f) de marcher â laTatash. conquête de Syrie. Quand ce Prince arriva à Diarbekr, il apprit qu 'Ak-fis, Seigneur de Damas, vivoit; & celui-ci, quand il fut que 7 kísl.í/> marchoitcontre lui, offrit de payer un tribut annuel. Malek. Shah agréa cette pro-position , & manda à son frere de se retirer à Manie j, que les Grecs nom-ment Hìèrapolis & Bambyce. Le Prince obéit, & alla le présenter devantAlep, dont Sabak AI Ami n, fils de.Mabmûd & petit-fils de Nafer fils deMardas, étoit Souverain; mais ne se trouvant pas en état de forcer cet-: te place, il retourna par Harran ou Carres, en Mésopotamie, à Diarbekr ;
ce qui obligea Mojlem fils de lierais , Seigneur de Nasibin & de Senjar, àse tenir sur ses gardes (c).
Conquête En 471, Malek Shah entreprit la conquête du Pays qui est au-delà du</« Ma- Oihon ou Amu; le Khan, nommé Soliman , fut fait prisonnier après la
nalirdéfaite de son armée, & le Sultan l’envoya sous bonne garde à lspahan,s * la Capitale de ses Etats. Le Visir Nezam al Molk assigna fur les revenus
de
(«) Kbondemir I. c. (f) Abulfed. p. 237. (c) Ebn Ami J, p. 34 g.
(*) Suivant Kbondemir. Malek Shah envoya l’année d’auparavant Soliman, fils de Ko-tolmisb, son cousin, en Syrie avec une armée capable de réduire cette Province, & cePrince se rendit maître de tout le Pays jusqu’à Antioche, qui étoit alors une ville consi-dérable (1). Mais ce qui rend ce fait peu vraisemblable, c’est non seulement l’expédi-tion d’Wf/;j ou dkfts, mais la fuite de l’flistoire , qui met ce Pays en d’autres mains.D’ailleurs le même Historien rapporte que Malek Shah donna l’Asie Mineure à Sulnnan;& il paroît par d’autres Auteurs, que ce Prince n’entra en Syrie qu’en l’année 477 del’Hégire.
(|) On lit dans Rrpentm & dans Vatier, au lieu de Tatash le nom de Nifus; ce quivient fans doute de la ponctuation vicieuse des lettres, chose fort ordinaire aux CopistesArabes. Les trois lettres qui forment ce nom > font ponctuées de trois maniérés diffé-rentes dans Abulfarage ; 2). Mais comme ies Grecs nomment ce Prince Tutus , bous sl edoutons point que Tataib, Taab ou Totoìb, ne soit le véritable nom.
(1) D'Habeht, p. S42. art. Md,U\Scbnh, (2) p, Z66 £c 371Í.