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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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93 HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. IL Ciiap. II.

Sìîction qu’il portoic aú doigt.-1' Gétté' réponse 'ferma la bouche aúx Officiers & àV1 - toute !'armée, qui ne parla plus d’augmentation dq paye, en apprenant lasJe'ulî'c mort de celui-là seul qui pouvoit favoriser leur mutinerie ( a )

Shah'///. • L’an de l’Hégire 468, de N. S. 1075, Akfis, .Kharazmien de nation,Sultan qiiEbnJmìd nomme Ifar, surnommé Afjis , un . des Généraux de MaletSeljudde ^ah, marcha à Damas, assiégea cette ville, & obligea les habitans parde 1 IiaD ‘ la famine- à capituler. 11 soumit aussi la plus grande partie de la Syrie (*),Akíìs fub. & fit prier pour Moktadi, Calife de Bagdad, qui avoit succédé à Kaycmj ligue l a Beamrillah, mort Tannée précédente, après un régné de quarante-quatreSyrie. ans A demi, quoique cet honneur eût toujours été rendu aux Califesd’Egypte (è). L’année suivante ii entra en Egypte, ce qui effraya telle-ment le Calife Mostanser Billah , qu’il prit la résolution dé s’enfuir. Maisles habitans du Caire & de Sawdan ailerent au-devant d'Akfis, /'attaquè-rent , & mirent en fuite son armée, quoique plus nombreuse. En s’enretournant à Damas, il fit massacrer quantité de personnes à Ramla , l’an-cienne Rama , & à Jérusalem.

Le Sultan Malek Shah , croyant qA Akfis avoit péri dans son expédition d’Egyp-y envnye te , écrivit en 470 à son frere Taj Oddat»lat Tatash (f) de marcher â laTatash. conquête de Syrie. Quand ce Prince arriva à Diarbekr, il apprit qu 'Ak-fis, Seigneur de Damas, vivoit; & celui-ci, quand il fut que 7 kísl.í/> marchoitcontre lui, offrit de payer un tribut annuel. Malek. Shah agréa cette pro-position , & manda à son frere de se retirer à Manie j, que les Grecs nom-ment Hìèrapolis & Bambyce. Le Prince obéit, & alla le présenter devantAlep, dont Sabak AI Ami n, fils de.Mabmûd & petit-fils de Nafer fils deMardas, étoit Souverain; mais ne se trouvant pas en état de forcer cet-: te place, il retourna par Harran ou Carres, en Mésopotamie, à Diarbekr ;

ce qui obligea Mojlem fils de lierais , Seigneur de Nasibin & de Senjar, àse tenir sur ses gardes (c).

Conquête En 471, Malek Shah entreprit la conquête du Pays qui est au-delà du</« Ma- Oihon ou Amu; le Khan, nommé Soliman , fut fait prisonnier après la

nalirdéfaite de son armée, & le Sultan l’envoya sous bonne garde à lspahan,s * la Capitale de ses Etats. Le Visir Nezam al Molk assigna fur les revenus

de

(«) Kbondemir I. c. (f) Abulfed. p. 237. (c) Ebn Ami J, p. 34 g.

(*) Suivant Kbondemir. Malek Shah envoya l’année d’auparavant Soliman, fils de Ko-tolmisb, son cousin, en Syrie avec une armée capable de réduire cette Province, & cePrince se rendit maître de tout le Pays jusqu’à Antioche, qui étoit alors une ville consi-dérable (1). Mais ce qui rend ce fait peu vraisemblable, c’est non seulement l’expédi-tion d’Wf/;j ou dkfts, mais la fuite de l’flistoire , qui met ce Pays en d’autres mains.D’ailleurs le même Historien rapporte que Malek Shah donna l’Asie Mineure à Sulnnan;& il paroît par d’autres Auteurs, que ce Prince n’entra en Syrie qu’en l’année 477 del’Hégire.

(|) On lit dans Rrpentm & dans Vatier, au lieu de Tatash le nom de Nifus; ce quivient fans doute de la ponctuation vicieuse des lettres, chose fort ordinaire aux CopistesArabes. Les trois lettres qui forment ce nom > font ponctuées de trois maniérés diffé-rentes dans Abulfarage ; 2). Mais comme ies Grecs nomment ce Prince Tutus , bous sl edoutons point que Tataib, Taab ou Totoìb, ne soit le véritable nom.

(1) D'Habeht, p. S42. art. Md,U\Scbnh, (2) p, Z66 £c 371Í.