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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. U. Chap. II. 1 105

M«, & le College Haniféen (*) près de la Chapelle à’Jhu Hanisab , dans SeCTioule quartier de la ville appelle Resasa , & il le dota richement. II fit bâtir n ^aussi des marchés & des villes. II fit de grandes conquêtes, ayant réduit /lc Malekfous son obéissance tous les Pays qui font entre les frontières du Turques shah ill.tan. & la Terre Sainte, & YTamman (f). II rendit les chemins sûrs, & fitrégner par-tout l’abondance: il fut la terreur des médians & le protecteur ^

des innocens, des veuves & des pauvres, a qui Ion rendoit toujours jut- --

ticedans les Cours établies pour l’administrer (a). „

, Ce Sultan aimoit fort à voyager, à l'on dit qu’il fit dix ^is pendantfa vie le tour de son Empire, qui étoit tres-étendu, comme on , \ )• péiétina-Hamdallah Mestufi , cité ci-dessus, rapporte qu’il fit le pelennage de laMecque en 481 (n avec une dépense incroyable: car outre quII abolitle tribut que les Pèlerins avoient coutume de payer, il employa de tres-grandes sommes à bâtir des Bourgades dans le désert, où il fit creulerquantité de puits & de citernes, & conduire des eaux de tous cotes. 11fit aussi porter des provisions en grande abondance pour la subsistance esPèlerins, & distribua aux pauvres des sommes immenses avec une libéra-lité extraordinaire (c). , „

Mais la plus grande passion de Maìek Shah étoit la chasse. 11 entrete- J°noìt quarante-sept-mille chevaux pour fa Garde ordinaire ou pour fa Vene- PU ^rie (f). On dit que pour chaque bête qu’il tuoit, il donnoit une pieced or aux pauvres ; & il arrivoit quelquefois qu’il en tuoit un grand o om-bre. En un mot on convient que Malek Shah, a été le plus grand desPrinces Seljucides, tant par ses conquêtes & retendue de son Empire,que par sa magnificence, sa libéralité & ses autres vertus.

L’ambkion de ce Prince étoit fort moderee, car il distribua des son vi- Provincesvant une grande partie de ses Etats à ses parens ou à ses domestiques. _ II 9 u ' tl dm ~donna à son cousin Soîiman fils de Kctohnish , le Pays de Rûm , c’est-à-dire^'ce qu’il avoit pris fur l’Empereur des Grecs, ce qui s’étendoit depuis l’Eu-phrate jusqu’assez avant dans l’Asifc Mineure : la ville d Arzerum en étoitalors l a Capitale. Il rétablit dans le Kerman ou Caramanie Perfique SoltanShah, fils de son oncle Kaderâ, dont nous avons parle, & il fut le secondSultan Sdjuúàc de ce Pays-là. 11 donna une partie de la Syrie a íebs (.§,)

00 & >n Amùl , p. 354, (0 D'IIerhdat , p. 54 2,

G) Kbondemir , n p. û'Hcrbelot , p. 542.

, (*) Kbondemir dit qu’il fit bâtir en divers endroits de ses Etats des CoIIeges, des H<3 •plt í'x' X ^ tles Maisons de plaisance. D'Herbe lot, p. 544. .

(t) Tamman ou Tetnett est le Pays que nous appelions l ’Arabie Heureuse. Kbondemtrassure que son Empire s’étendoit depuis Antioche jusqu’à Urkind ou Uzketid, ville duTu r que st an. D'Hcrbelot , p. 542.

U) Suivant le Lebtarikb il fit ce pélérinage en 479. , . ,

(+) Suivant le Lebtarikb il entretenoit toujours une armée de quarante-huit-mdle che-

’aux, a qui n aíîìgnoit des terres pour leur entretien , afin qu ils ne fussent pas a chargeau Peuple. 1

< “ ertj ' lr >ement il y a faute ici par une p on ct nation vicieuse, & il faut lire Tatash.

* ° u Pntufe t aiafi que r appellent les Orées, est le làe que Tajddmku

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