HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. U. Chap. II. 1 105
M«, & le College Haniféen (*) près de la Chapelle à’Jhu Hanisab , dans SeCTioule quartier de la ville appelle Resasa , & il le dota richement. II fit bâtir n ^aussi des marchés & des villes. II fit de grandes conquêtes, ayant réduit /lc Malekfous son obéissance tous les Pays qui font entre les frontières du Turques shah ill.tan. & la Terre Sainte, & YTamman (f). II rendit les chemins sûrs, & fitrégner par-tout l’abondance: il fut la terreur des médians & le protecteur ^
des innocens, des veuves & des pauvres, a qui Ion rendoit toujours jut- --
ticedans les Cours établies pour l’administrer (a). „
, Ce Sultan aimoit fort à voyager, à l'on dit qu’il fit dix ^is pendantfa vie le tour de son Empire, qui étoit tres-étendu, comme on , \ )• péiétina-Hamdallah Mestufi , cité ci-dessus, rapporte qu’il fit le pelennage de laMecque en 481 (n avec une dépense incroyable: car outre quII abolitle tribut que les Pèlerins avoient coutume de payer, il employa de tres-grandes sommes à bâtir des Bourgades dans le désert, où il fit creulerquantité de puits & de citernes, & conduire des eaux de tous cotes. 11fit aussi porter des provisions en grande abondance pour la subsistance esPèlerins, & distribua aux pauvres des sommes immenses avec une libéra-lité extraordinaire (c). , „
Mais la plus grande passion de Maìek Shah étoit la chasse. 11 entrete- J°noìt quarante-sept-mille chevaux pour fa Garde ordinaire ou pour fa Vene- PU ^rie (f). On dit que pour chaque bête qu’il tuoit, il donnoit une pieced or aux pauvres ; & il arrivoit quelquefois qu’il en tuoit un grand o om-bre. En un mot on convient que Malek Shah, a été le plus grand desPrinces Seljucides, tant par ses conquêtes & retendue de son Empire,que par sa magnificence, sa libéralité & ses autres vertus.
L’ambkion de ce Prince étoit fort moderee, car il distribua des son vi- Provincesvant une grande partie de ses Etats à ses parens ou à ses domestiques. _ II 9 u ' tl dm ~donna à son cousin Soîiman fils de Kctohnish , le Pays de Rûm , c’est-à-dire^'ce qu’il avoit pris fur l’Empereur des Grecs, ce qui s’étendoit depuis l’Eu-phrate jusqu’assez avant dans l’Asifc Mineure : la ville d Arzerum en étoitalors l a Capitale. Il rétablit dans le Kerman ou Caramanie Perfique SoltanShah, fils de son oncle Kaderâ, dont nous avons parle, & il fut le secondSultan Sdjuúàc de ce Pays-là. 11 donna une partie de la Syrie a íebs (.§,)
00 & >n Amùl , p. 354, (0 D'IIerhdat , p. 54 2,
G) Kbondemir , n p. û'Hcrbelot , p. 542.
, (*) Kbondemir dit qu’il fit bâtir en divers endroits de ses Etats des CoIIeges, des H<3 •plt í'x' X ^ tles Maisons de plaisance. D'Herbe lot, p. 544. .
(t) Tamman ou Tetnett est le Pays que nous appelions l ’Arabie Heureuse. Kbondemtrassure que son Empire s’étendoit depuis Antioche jusqu’à Urkind ou Uzketid, ville duTu r que st an. D'Hcrbelot , p. 542.
U) Suivant le Lebtarikb il fit ce pélérinage en 479. , . ,
(+) Suivant le Lebtarikb il entretenoit toujours une armée de quarante-huit-mdle che-
’aux, a qui n aíîìgnoit des terres pour leur entretien , afin qu ils ne fussent pas a chargeau Peuple. 1
< “ ertj ' lr >ement il y a faute ici par une p on ct nation vicieuse, & il faut lire Tatash.
* ° u Pntufe t aiafi que r appellent les Orées, est le làe que Tajddmku
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