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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Chap. II. 107

à en distribuant de grosses sommes parmi les troupes, elle les engagea L ^^prêter serment de fidélité à son fils. Le Calife ordonna aussi qu on pnat régné,publiquement pour lui & lui envoya les marques de 1 investiture, on lui Barlúa*mit la Veste ou le Caftan de Sultan, la Couronne fur la tête, & on lui rok ir.ceignit l’Epée : on dit que jamais Prince auffi jeune ne le comportaavec plus de grâce, & qu’après que le Visir du Calife, qui fit la ceremo- ^ j, Iran>

nie, l’eut complimenté au nom de son Maître, il le remercia des faveurs ---

qu’il venoit de recevoir de la façon du monde la plus jolie. Aussitôt aprèsla cérémonie la Sultane se rendit à Nahrawan , & y campa (a).

Pendant que l’on couronnoit Mahmûd à Bagdad, Jbu'l Modhajfer Kas- ^stP ™'.fem, dit Barkiarok , qui étoit à lspahan, y fut reconnu pour succelitur Is p aharulégitime de son pere ; un grand nombre de gens se déclarèrent pour lui »comme étant le fils aîné de Malek Shah , & parce qu’ils jugeoient qu llétoit mieux en état de gouverner l’Empire qu’une femme & un enfant.

Turkhan Khaîûn , dont le courage égaloit l’efprit, partit de Nahrawan 11 est fait& marcha avec tant de diligence, qu’elle surprit Barkiarok dans lspahan, fdont elle s’empara: mais quelques domestiques du feu Visir Nezam alMolk y- e p KW>lui fournirent les moyens de se sauver des mains de fa belle-mere, & de -

se retirer à Shiraz, où résidait Takash Tekkin , que Malek Shah ayoit dé-claré Atabck , c’est-à-dire son Lieutenant - Général dans la Province dePdrs, ou Perse proprement dite (b).

Ce Prince reconnoiísant lui accorda non seulement sa protection, mais n est pr»*le conduisit à Ray, une des Capitales de l’Irak , & le fit reconnoître pour clame àlégitime héritier de la Couronne de son pere. En attendant la Sultane “f*fit couronner son fils Mahmûd à lspahan, 1 autre Capitale, & envoya destroupes à la poursuite de Barkiarok ; mais une partie paffa de son côté, &il mit le reste en fuite. Parmi les prisonniers qu on fit, se trouva Tajo’lMolk Kianú , qui ayant été mené au Sultan, fut tué par les amis de Ionprédécesseur. II étoit Persan de nation, & avoir de grands talens & debelles qualités, dont il ternit l’éclat par l’assaffinat de Nadham ( c ).

Barkiarok marcha ensuite à lspahan à la tête de vingt-mille hommes, & Mahm&Jassiégea cette ville. Turkan Khutûn , voyant le peuple prêt à se révolter, rfigne.en vint à un accommodement, par lequel on la laissa avec Mahmûd enpossession d’Ifpahan & de ses dépendances, à condition qu’il partagerontavec Barkiarok le trésor de son pere, qui étoit dans cette ville.

Le Sultan ayant reçu pour fa part la somme de cinq-cens mille dinars Révolte ded’or, leva le siégé, & tourna ses armes vers la ville de Hamadan, où un-sode ses oncles, nommé J/mstë/,commandoit: ce Prince, gagné par l’espéranceque la Sultane lui avoir donnée de l’épouser, s’étoit déclaré contre sonneveu. Les deux armées, qui étoient assez égales, se rencontrèrent pro-che de cette ville, fan de l’Hégire 486, de J. C. 1093; le combat futopiniâtre, mais la victoire se déclara enfin pour Barkiarok; & Ismaël étant

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