HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Ciiav.II. iL-
portât la nouvelle. Mais Abulfarage remarque que les Francs en furent Sectioninstruits les premiers, par le grand foin qu’ils prenoient d’être informés de 1X -ce qui se paiToit parmi les Mahométans {a).
L’année 521 de l’Hégire, 1127 de J. C. est remarquable, comme Ja ZuFlî.premiere de la Dynastie des Atabeks de ïIrak , fondée par Ornadoddìn SultanZenghì , que les Historiens des Croisades appellent Sanguin , par corruption Seljucidede Zenghì y fils d ’Oksankar ou Aksankar ,à qui le Sultan Malmûtí avoir don- de nran>né le Gouvernement de Jiagdad. Son frere Ezzo’dáin Majsûd étant mort Atabeksla même année, Ornadoddìn devint maître de Mosul & de ses dépendan- «sW’irak.ces. L’année suivante il prit Alep & le château de cette ville, & un anaprès Hamah (/-).
En 524 AI Àmir Beakkamillah Abaali , Souverain d’Egypte (*), fut assas- Le Califeíiné par des Bathaniens, comme il revenoit de la promenade. La mêmeannée il parut à Bagdad des scorpions avec des ailes & une double queue. a n iné '
L’année suivante Mahmûd finit ses jours dans Je mois de Shawal à Ha- Mort du.madan, âgé de vingt-sept ans (f), dont il en avoit régné treize (c). Sultan.
Ce Prince étoit bien fait & avoit famé généreuse, mais ses belles qua- Son Ca-lités furent ternies par f amour excessif pour les femmes & par fa paillon raciere.pour la chasse. On dit que son équipage de chasse étoit si magnifique, Hejir ^ equ’il entretenoit quatre-cens limiers & lévriers, qui portoient chacun un 7^^130.collier d’or & une couverture brodée d’or & de perles. Jlfaifoitpourcelade J ‘si énormes dépenses, qu’il manquoit souvent d’argent pour l’entretien de sestroupes , & pour d’autres besoins (d). II ne chargea pourtant pas ses su-jets pour remplir ses coffres, & ne permit jamais á ses Favoris d’oppri-mer les peuples. II étoit clément, bienfaisant & sage; ne punissait pointceux qui parloient mal de lui, & jamais Prince n’étudia avec plus dupli-cation fart de gouverner. II possédoit la Grammaire, la Poésie & la Chro-nologie (|), étoit très-éloquent, & écrivait en perfection (e).
Mahmûd laissa pour successeur son frere Togrol, surnommé Rocnòàiin (§),. Tockol,
mais huitième
(A Ahulfarag. p. 248 &■ feqq. (//) Khondemir , ap. D'[Jerhelot , p. 537 Sultan.
(b) Idem , p. 250. U'Herbe lot, p. 141. art. «!í 756. art. Mahmoud & Sangiar. Lcbtanié,
Atabck. p. 43.
• (f) Ahulfarag. p. 251. (e) Lebìarikh , 1 . c.
(*) C’étoit le dixieme Calife Fatimite d’Egypte. Les Historiens sujets des Princes quireconnoiiïbient les Califes de Bagdad . donnent à ceux d’Egypte le titre de Seigneurs oude Souverains d’Egypte, parce qu’ils ne les régardoient pas connue Califes.
■ (.f) Nos Auteurs ne font pas d’accord ici. D'Hcrbelot , qui cit a Khondemir, dit qu’ilgouverna ou régna feu! vingt-fept ans; le Lebtarìkh , qu’il n’en vécut que vingt-cinq, &cependant il le fait naître en 487,ce qui lu! donne trente-huit ans de vie: peut-être doit-°n lire 497, ce qui donneroit vingt-huit ans. Les nombres font peu corrects dans cetAuteur, & D’Herhelot semble quelquefois les adopter fans le citer, & les mettre même enla place de ceux de Khondemir. Dans cette incertitude nous sommes obligés de prendreAbulfarage pour guide, puisque Ebn Arnid nous manque.
, U) Nous nous faisons une peine de défigurer un si beau portrait, en ajoutant dans le
fír te 31 e ce ftinee avoit fait un Recueil d’interprétation de songes.
(S) Suivant 1 e Lebtarikb fort nom étoit Rocnodain Abu'l Motafer Togrol Bek. Nous foin-mes ci autant plus exacts à donner les différons noms, que parmi les Historiens les uns feierven de i un & i es autres d’un autre, ce qui souvent brouille les Lecteurs.
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