HITSOIRE GENERALE DES TURCS. Ltv. II. Ciíap. II. 139
’y ait eu parmi les Seijucides, recommandable par les Vertus Militaires & Sectio*Civiles, & par la protection toute particulière qu’il accordait à ceux qui se sdistinguoient par la piété, le savoir & le mérite ; en quoi, disent les Histo- deMo-'^riens, il étoit d’un caractère tout opposé à celui de Malek Shah son frere. hammed
On dit que ce Prince quitta la vie avec un extrême regret; qu’avant n. XI.sa mort il voulut jouir du plaisir de voir passer devant lui toutes ses Troupes, fa Cour & ses Trésors, comme en revue, & qu’après les avoir con-íldérés, il s’écria: comment eft-il possible qu une auffi grande puissance que *
mienne ne puì[se alléger mon mal d'un seul grain, ni prolonger ma vie d un seulmoment !
II laissa ses Etats à Malek Shah son frere, lequel, comme nous savons Etsessuc-dit, nS lui survéquit que de quelques jours: desorte que son oncle Soliman ce í m ' SiShah , son autre compétiteur, lui succéda (a).
Soliman Shah, surnommé Moazo’ddin Kajsem, que le Lehtarikh nomme SchumanMoazo'ddin Abulhareth Soliman Shah, étoit fils de Sultan Mohammed, fils Shah don-de Malek Shah I. Comme ce Prince étoit à Mosul quand ses deux pré ziemedécesseurs moururent, les Grands, après quelques débats, l’ìnvìterent à tan 'se rendre dans' ses Etats, & le mirent fur le Trône ; mais s’étant livréentièrement aux plaisirs & à la compagnie des femmes, fans prendre con-naissance des affaires du Royaume, ils se laisirent de lui & l'enfermerontau bout de six mois, & mirent en sa place son neveu Arjlan, fan de l’Hé-gire 555, de J. C. 1160. En faisant abstraction de sa mauvaise conduite,qui le fit déposer, c’étoit un Prince qui ne manquoit pas de bonnes qua-lités : il vivoit très-familiérement avec ceux qui étoient auprès de lui: bail-leurs il étoit bien fait & éloquent, &avoit de la politesse. II mourut dans lesecond mois de i’année 556, âgé de quarante-cinq ans (b). C’est-là toutce que le Lehtarikh nous apprend du court régné de Soliman -,car D’Herbe-lot n en dit rien ; & Abuìfarage ne parle point des Sultans de l’Iralc Per-sienne, après la mort de Mohammed II. lorsque le Calife s’affranchit dujoug des Seijucides, & reprit l’autorité dans l’Irak Arabique.
Arslan étoit fils de Togrol & petit-fils de Mohammed, fils de Malek Shah J. Arslan,suivant Khondemìr ; il fut surnommé Abiìl Modhaffer Zeyno’ddin, mais îe Leb- treizièmetari/ lui donne le nom de Rocno’ddawlat. Les Historiens rappellent com- £ ta s' tmtmundment Malek Jrjlan. II fut proclamé Sultan dans la ville de Ramadan résoite.™par les conseils de l’Atabek Ildighiz. Mais dès le commencement de sonrégné Kimar, Gouverneur d’Ispahan, & Enbanej ou Inanj (Enbanege)Gouverneur de Rey, se révoltèrent contre lui, & firent reconnoître pourSultan Mohammed Seljuk Shah, un de ses cousins; ils marchèrent avec luiula tête dune puissante armée vers Ramadan. Jrjlan s’avança au devantd’eux jufqu’à Kazvin, où il remporta la victoire: le nouveau Sultan per-dit la vie dans le combat, & ses deux Protecteurs se sauvèrent d’abord àRe y, & de-là dans le Mazanderan.
Arsian
(d) Khondemìr , Tarikb BenaUtì , TurKbozídab , ap. D'Herhelot , p. 608 & sli
art, Mohammed fils de Mahmoud.Lehtarikh, p. 45.
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