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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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HITSOIRE GENERALE DES TURCS. Ltv. II. Ciíap. II. 139

’y ait eu parmi les Seijucides, recommandable par les Vertus Militaires & Sectio*Civiles, & par la protection toute particulière qu’il accordait à ceux qui se sdistinguoient par la piété, le savoir & le mérite ; en quoi, disent les Histo- deMo-'^riens, il étoit d’un caractère tout opposé à celui de Malek Shah son frere. hammed

On dit que ce Prince quitta la vie avec un extrême regret; qu’avant n. XI.sa mort il voulut jouir du plaisir de voir passer devant lui toutes ses Troupes, fa Cour & ses Trésors, comme en revue, & qu’après les avoir con-íldérés, il s’écria: comment eft-il possible qu une auffi grande puissance que *

mienne ne puì[se alléger mon mal d'un seul grain, ni prolonger ma vie d un seulmoment !

II laissa ses Etats à Malek Shah son frere, lequel, comme nous savons Etsessuc-dit, nS lui survéquit que de quelques jours: desorte que son oncle Soliman ce í m ' SiShah , son autre compétiteur, lui succéda (a).

Soliman Shah, surnommé Moazo’ddin Kajsem, que le Lehtarikh nomme SchumanMoazo'ddin Abulhareth Soliman Shah, étoit fils de Sultan Mohammed, fils Shah don-de Malek Shah I. Comme ce Prince étoit à Mosul quand ses deux pré ziemedécesseurs moururent, les Grands, après quelques débats, l’ìnvìterent à tan 'se rendre dans' ses Etats, & le mirent fur le Trône ; mais s’étant livréentièrement aux plaisirs & à la compagnie des femmes, fans prendre con-naissance des affaires du Royaume, ils se laisirent de lui & l'enfermerontau bout de six mois, & mirent en sa place son neveu Arjlan, fan de l’Hé-gire 555, de J. C. 1160. En faisant abstraction de sa mauvaise conduite,qui le fit déposer, c’étoit un Prince qui ne manquoit pas de bonnes qua-lités : il vivoit très-familiérement avec ceux qui étoient auprès de lui: bail-leurs il étoit bien fait & éloquent, &avoit de la politesse. II mourut dans lesecond mois de i’année 556, âgé de quarante-cinq ans (b). C’est-là toutce que le Lehtarikh nous apprend du court régné de Soliman -,car D’Herbe-lot n en dit rien ; & Abuìfarage ne parle point des Sultans de l’Iralc Per-sienne, après la mort de Mohammed II. lorsque le Calife s’affranchit dujoug des Seijucides, & reprit l’autorité dans l’Irak Arabique.

Arslan étoit fils de Togrol & petit-fils de Mohammed, fils de Malek Shah J. Arslan,suivant Khondemìr ; il fut surnommé Abiìl Modhaffer Zeyno’ddin, mais îe Leb- treizièmetari/ lui donne le nom de Rocno’ddawlat. Les Historiens rappellent com- £ ta s' tmtmundment Malek Jrjlan. II fut proclamé Sultan dans la ville de Ramadan résoite.™par les conseils de l’Atabek Ildighiz. Mais dès le commencement de sonrégné Kimar, Gouverneur d’Ispahan, & Enbanej ou Inanj (Enbanege)Gouverneur de Rey, se révoltèrent contre lui, & firent reconnoître pourSultan Mohammed Seljuk Shah, un de ses cousins; ils marchèrent avec luiula tête dune puissante armée vers Ramadan. Jrjlan s’avança au devantd’eux jufqu’à Kazvin, où il remporta la victoire: le nouveau Sultan per-dit la vie dans le combat, & ses deux Protecteurs se sauvèrent d’abord àRe y, & de-là dans le Mazanderan.

Arsian

(d) Khondemìr , Tarikb BenaUtì , TurKbozídab , ap. D'Herhelot , p. 608 & sli

art, Mohammed fils de Mahmoud.Lehtarikh, p. 45.

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